Slide Box : La ForÊt
LA FORÊT
Petite je voyais les gens comme des arbres
Formant des forêts couvrant même les montagnes
Et derrière la montagne d’autres gens attendaient
Que la forêt humaine avance pour enfin s’amuser
Et un jour j’ai compris, qu’on ne s’entendrait jamais,
Aussi bien qu’une forêt
J’ai vu les étoiles et j’ai cru qu’elles étaient
Les esprits des gens qu’un jour on a aimé
Quand on dort elles se penchent sur nous
Pour nous donner le goût de vivre sa vie jusqu’au bout
Mais un jour j’ai compris que les étoiles ne parlent pas,
Elles se contentent d’être là
Pourquoi ne vois-tu pas ? N’as-tu pas eu d’enfance ?
N’as-tu jamais cru t’envoler juste en fixant le ciel ?
En ouvrant les bras, des ailes jusqu’au bout des doigts
Ce vent, toi tu n’le sens pas
Ferme tes yeux, imagines être heureux
Je m’envole au dessus des toits, en jetant à peine l’œil en bas
Je trace, en apesanteur, dans les nuages les lettres du mot « bonheur »
Mais toi, toi tu restes en bas, et tu me jettes, un sourire narquois,
C’est triste, si triste pour toi,
Qu’as tu fait des tes ailes pauvre de toi !!!
Si tu voyais la boue qui recouvre ton âme
Et les futilités qui viennent s’y coller comme :
« les prix ont baissé, c’est le moment d’acheter,
Putain le cours du pétrole à encore augmenter ! »
Si tu pouvais gommer, tes habitudes d’homme branché
Ne voudrais-tu pas être une forêt ?
J’ai cru aux princesses, aux mages et aux vassaux
Aux cheval blanc, au prince à l’assaut d’un château,
Aux fées qui soignent et qui nous jouent des tours
A l’esprit d’un dragon en haut de la plus haute tour
Et un jour j’ai compris que c’était bien à moi,
De faire que ma vie soit comme ça
Pourquoi ne vois-tu pas ? N’as-tu pas eu d’enfance ?
N’as-tu jamais cru t’envoler juste en fixant le ciel ?
En ouvrant les bras, des ailes jusqu’au bout des doigts
Ce vent, toi tu n’le sens pas
Ferme tes yeux, imagines être heureux
Je m’envole au dessus des toits, en jetant à peine l’œil en bas
Je trace, en apesanteur, dans les nuages les lettres du mot « bonheur »
Mais toi, toi tu restes en bas, et tu me jettes, un sourire narquois,
C’est triste, si triste pour toi,
Qu’as tu fait des tes ailes pauvre de toi !!!
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