Historique
Festival Léz'arts Scéniques #6 - jour 1
Informations
- Date et heure : vendredi 04 août 2006 - 13h00
- Lieu : Salle Les Tanzmatten, Sélestat (67)
- Tarif(s) :
- prélocation (par soir) : 17 €
- sur place (par soir) : 20 €
- carte vitaculture : 10 €
- Lien connexe : http://www.lezartssceniques.com/
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Groupes
Sick Of It All
(New York Hardcore Legend / USA) – Heure de passage : 00h30Lou Koller - chant
Pete Koller - guitare
Arman Majidi - batterie
Craig Setari - basse
! 20 and de carrière!
Sick of it All est certainement le plus stable des groupes de hardcore. Vingt ans de carrière avec quasiment le même line up - si l’on excepte l’incartade de Majidi et le départ de Cipriano - il fallait le faire. Rien que pour celà, les new-yorkais méritent le respect.
L’histoire de Sick ot it All débute en 1984 à New York, dans la résidence des parents Koller. A l’époque, le groupe se compose des frères Lou et Pete Koller, respectivement chanteur et guitariste, d’Arman Majidi à la batterie et de Rich Cipriano à la basse. Un mini album éponyme est enregistré trois ans plus tard sur le label Revelation Records. Pendant ce temps, Sick of it All écume les clubs de New York tels que le CBGB’s, fidélisant un public toujours plus nombreux. Toutefois le véritable détonateur est la sortie de l’album Blood, Sweat and No Tears sur le label Combat Records. Le groupe enchaîne alors une tournée des States pour laquelle Majidi, momentanément parti rejoindre Rest in Pieces, est remplacé par Max Capshaw. Majidi revient pour le mini album suivant, We Stand Alone, enregistré en 1991 chez Relativity Records.
Après la sortie de Just Look Around en 1992, Craig Setari, transfuge d’ Agnostic Front, prend le relais de Rich Cipriano. Sick of it All passe à la vitesse supérieure et signe sur la major Eastwest Records pour la sortie de Scratch the Surface en 1994. L’album suivant, intitulé Built to Last, sortira sur Elektra en 1997.
Lassé des gros labels, Sick of it All rejoint l’écurie californienne Fat Wreck Chords de taille plus humaine. Sur ce label, le groupe signera A Call to Arms (1999), Yours Truly (2000), et Life on the Ropes (2003). Dernièrement, le groupe s’est impliqué dans le mouvement anti-Bush par le biais d’un morceau apparaissant sur la compil Rock Against Bush II.
Le nouvel album de Sick of it All, "Death to Tyrants" devrait arriver dans les bacs le 18 avril 2006. Produit par Dean Baltulonis (Bouncing Souls, Give Up The Ghost, Most Precious Blood) et mixé par Tue Madsen (The Haunted, Heaven Shall Burn, Knuckledust), il devrait comprendre une quinzaine de titres parmi lesquels : "Thin Skin," "Uprising Nation," "Faithless," "Make a Mark," "Die Alone," "Forked Tongue," "Machete," "Evil Schemer," "Maria White Trash", "Take the Night Off".
* metalorgie *
Agnostic Front
(New York Hardcore Legend / USA) – Heure de passage : 22h45Roger Miret : chant
Vinnie Stigma : guitare
Joseph James : guitare
Mike Gallo : basse
Steve Gallo : batterie
!25 ans de carrière!
Il existe des groupes hardcore plus agressifs, plus originaux, plus inspirés que ne l’est Agnostic Front, mais je n’en vois pas qui soient autant dévoué à la Cause. Vingt ans de labeur, les années de vache maigre, les séparations, les reformations, bref, les épreuves semblent glisser sur le tandem Stigma / Miret sans pour autant affecter leur détermination. Bien entendu on pourra toujours arguer qu’un nouvel album d’Agnostic Front n’est qu’un album de plus, mais rares à l’heure actuelle sont les groupes pouvant se vanter d’une telle longévité.
Bien que Vinnie Stigma ait fondé Agnostic Front à New York en 1982, la rencontre avec Roger Miret constitue le véritable point de départ d’une longue carriére parsemée de hauts et de bas et d’incessants changements de musiciens. Après la sortie du mini album United Blood en 1983, Rob Kabula (basse) et Dave Jones (batterie) rejoignent le groupe pour l’enregistrement de Victim in Pain un an plus tard. Véritable missile de 15 minutes, cet album est considéré comme un classique du punk hardcore. A cette époque Agnostic Front partage l’affiche avec Minor Threat, SS-Decontrol, et les groupes californiens Dead Kennedys et Black Flag.
Pour l’enregistrement du second album, Agnostic Front recrute un autre guitariste, Alex Kinon et remplace Dave Jones par Louie Beatto. Mais l’ambiance n’est pas au beau fixe. Personne ne semble être concerné par l’avenir du groupe, et seul Vinnie Stigma maintient le navire à flot. Cause for Alarm paraît au prix de nombreux efforts en 1986. Avec cet album, Agnostic Front prend une direction beaucoup plus métal s’affirmant comme l’un des fers de lance du crossover avec D.R.I. et, dans la foulée, enchaîne une tournée avec Slayer et Anthrax. Liberty and Justice for... est enregistré en 1987 avec un line up entièrement recomposé. Louie Beatto rejoint Carnivore et Peter Steele. Alex Kinon se volatilise dans la nature. Pour les remplacer, Stigma et Miret recrutent le guitariste Steve Martin, Will Shepler à la batterie et le bassiste Alan Peters. En 1989, Agnostic Front décide d’immortaliser sa performance scènique sur l’album Live at the CBGB’S avec Craig Setari ex-bassiste de Straight Ahead et Youth of Today.
Les années suivantes le groupe est contraint de faire un break, d’en partie à l’incarcération de Roger Miret. A sa sortie, ce dernier éprouve le besoin de faire partager son expèrience. Agnostic Front sort l’album One Voice en 1992 mais le tandem Stigma/Miret jette l’éponge peu après une tourné d’adieu conclue par l’enregistrement d’un album live, Last Warning. Stigma, Shepler et Matt Henderson, qui a participé à l’enregistrement de One Voice, rejoignent Madball et Craig Setari est recruté par Sick of it All.
Toutefois, Stigma et Miret ne peuvent se résoudre à vivre longtemps éloignés d’Agnostic Front. Le binome s’entoure du batteur Jim Colletti et du bassiste Rob Kabula, compagnons de route des débuts d’Agnostic Front, pour raviver la flamme. Le retour du groupe s’effectue par le biais du label Epitaph sur lequel sort l’album Something Gonna Give en 1998. Agnostic Front renoue avec le punk hardcore de ses débuts et retrouve une seconde jeunesse. En 1999, Agnostic Front enregistre l’album Riot Riot Upstarts et, en 2001, Dead Yuppies avec le bassiste Mike Gallo. Un split live intitulé Working Class Heroes sort en 2002 avec les hollandais de Discipline.
Doté d’une longévité impressionnante (le groupe fête ces 25 ans d’existence!), Agnostic Front est l’un des derniers représentants du NYHC Old School !! respect!!
* metalorgie *
First Blood
(Métal Hardcore / USA) – Heure de passage : 21h30LE groupe métal hardcore prometteur de la cote Ouest des Etats Unis... il suffit de regarder la composition de ce groupe pour se rendre à l’évidence: UNE BOMBE! ... groupe composé d’ex membres de TERROR, SWORN VENGEANCE, EMBRACER THE END et ALCATRAZ.
Aves leur 1er EP sortie en 2003, FB marque les esprit! Après plusieurs split avec différents groupes, FB sort son premier album en mai 2006 sur le fabuleux label TRUTSKILL RECORDS. Et depuis, le groupe "écume" la planète de son métal NYxHC en compagnie de SICK OF IT ALL, COMEBACK KID, THE RED CHORD, STRETCH ARM STRONG, AGNOSTIC FRONT, etc ... que du bon!
Black Bomb A
(Metal Hardcore / France) – Heure de passage : 20h00Fusion… de 6 musiciens, amis d’enfance, venant de la petite ville de Viroflay (Yvelines), ayant monté le groupe il y a 6 ans de cela. Le parcours du groupe débute avec une volonté d’aborder le live avant tout autre chose. Dès le début, alors que la formation est encore jeune, ils prennent d’assaut les scènes parisiennes et de sa région, jouant tour à tour sur des péniches, des salles départementales, fêtes de la musique. Mais Black Bomb A, à plusieurs reprises, voit son line-up changer et la progression de son identité musicale s’avère problématique. Ils enregistrent une 1ère démo en 97, puis vient en 98, l’enregistrement tant attendu de leur 5 titres "Straight in the Vein" avec Stéphane Buriez. Suite à cette aventure studio, ils signent en licence et le groupe prend sa formation actuelle : Jag et Poun au mic’, Scalp et Snake aux guitares, Mario à la basse et Hervé de Loudblast à la batterie.
L’énergie… Le live est leur prédilection, la scène leur territoire. De leur début vient cette énergie puissante et bouillonnante, d’une rare authenticité, leur métal-hardcore se fait incandescent, pervers et rugueux dans les mêmes instants. Les deux chants pulvérisent les genres et alternent parties mélodiques, cris aigus, voix de basse profondes et rauques. "Straight in the Vein" est distribué en Fnac et Virgin (Fairplay/Socadisc) en 1999, les concerts s’accumulent, ils participent au "Sriracha Tour" réunissant en plateau Watcha - Lofofora et Black Bomb A pour 7 dates mémorables dans des salles combles : L’Antipode - Rennes, Le Confort Moderne - Poitiers, Le Théâtre Barbey - Bordeaux, La MJC - Montluçon, Le Moulin - Brainan, La Laiterie - Strasbourg, la Cigale - Paris, jouent dans le Sud (Grenier à Sons - Cavaillon, Victoire 2 - Montpellier) avec Watcha.
Black Bomb A participe en juin 2001 au Sriracha Tour 2, dont une partie des fonds sont versés à l’association Orphelin Sida International, et pendant lequel ils accompagnent Lofofora, Watcha, et Oneyed Jack dans les plus grandes salles de France, de Suisse et de Belgique. Le groupe désire alors se séparer de son batteur Franck (alias Zigwi) et c’est Hervé des Loudblast qui prend en charge les fûts de BBA.
En avril 2002, ils enchaînent plus de trente dates pour le Sriracha Tour 3 avec Boost et Tripod. Aujourd’hui, l’actu Black Bomb A s’accélère. Le groupe vient de quitter le collectif Sriracha pour rejoindre le label Enragés Production. Le 15 octobre 2002 est sorti un digipack double CD, regroupant le premier EP "Straight In The Vein" aujourd’hui épuisé et "Human Bomb", ainsi que deux vidéos live. Grâce à son style original et décapant, BBA a réussi à acquérir une importante notoriété dans la scène métal française. Black Bomb A est un groupe respecté qui, grâce à son talent, pourrait bientôt s’attaquer aux scènes européennes et américaines.
* Ragetour *
Aqme
(Rock Metal / France) – Heure de passage : 18h15AqME est un groupe à part. A part dans l’état d’esprit, à part dans l’attitude, à part dans le son. Souvent à contre-courant, souvent radical dans ses choix. Toujours droit. Immuable.
En 1999, Aqme enregistre sa première démo, « University of Nowhere » six mois après s’être formé. Deux ans plus tard, Charlotte rejoint le groupe, les choses sérieuses démarrent, AqME passe à la vitesse supérieure.
Pour son premier album, « Sombres Efforts », le groupe ne choisit pas la facilité. Sans le soutien d’un label, les AqME partent s’enfermer en studio, en Suède, avec Daniel Bergstrand (Meshuggah, In Flames). Les musiciens sont en huit clos, mais délivrent un disque étrangement vaste. Dès son retour, le groupe continue à marquer son indépendance en signant avec le Label Indépendant At(h)ome. « Sombres Efforts » sort le 10 Septembre 2002 et s’installe dans le paysage rock français à force de concerts. AqME joue partout, tout le temps : 90 dates dans la sueur, avec comme final un show brûlant devant 10 000 personnes au Festival des Eurockéennes de Belfort.
Quelques mois plus tard, après avoir enchaîné les kilomètres, l’urgence du studio les prend déjà au ventre. AqME est un groupe qui compose vite parce qu’il en a besoin, tout en s’imposant une qualité constante. Retour en Suède en 2004 pour « Polaroids & Pornographie », second opus un cran plus lourd dans les mots, mais plus aérien dans le son. Plus ouvert sur le monde extérieur, plus fiévreux, l’album marque une réelle progression de la part du groupe. Progression qui se confirmera sur scène où AqME prend une ampleur hors de proportion, retourne les salles partout où il passe, et s’offre un Elysée-Montmartre complet. Dans la salle, Nicolas Sirkis (Indochine) est installé au balcon. Il suit le groupe depuis quelques temps déjà et les a invité sur son Festival itinérant, le X-Festival, en 2003.
Pour son troisième album, AqME change tout. La collaboration avec Daniel Bergstrand a atteint ses limites, le groupe décide de rester sur Paris et de travailler avec Steve Prestage (Black Sabbath, Peter Gabriel mais aussi De Palmas).
« La Fin des Temps » est enregistré en trente jours, étalés sur une période de trois mois dans des conditions totalement nouvelles. Le groupe n’est plus replié sur lui-même. Chacun rentre à la maison le soir, quand ils ne jouent pas au Printemps de Bourges, à Solidays ou au Furia Sound Festival. Chaque coupure permet de prendre du recul sur ce qui a déjà été produit, chaque concert renforce un peu plus l’envie de composer le meilleur album possible. Les relations avec Prestage sont simples, les AqME se sentent plus à l’aise. Et pourtant, le disque n’en est pas moins sombre, moins pesant. Bien au contraire. « La Fin des Temps » est porté par un fil rouge : la fin, la mort. La mort de tout, de l’humain (« Rien Au Monde »), de l’ignorance (« Une Vie Pour Rien »), de l’insouciance (« La Fin des Temps »), de l’amour (« Une Dernière Fois »), des rêves (« Des Illusions »). L’acceptation que tout a une fin, aussi dure soit-elle à digérer. Autour de ce sujet, comme porté par son poids, le groupe entier s’est réuni sur certains textes. Le premier single, « Pas Assez Loin », s’inscrit dans cette ambiance tout en mettant en valeur la facilité déroutante du groupe à répandre des mélodies pop imparables et accrocheuses. Lancé en pâture aux fans sur quelques dates, le titre a déjà prouvé son efficacité immédiate. Si certains artistes ont besoin de s’isoler, de s’assombrir pour créer quelque chose de triste et de beau, AqME n’est pas de ceux-là. C’est la différence entre l’être et le paraître. Entre « être » dans un état et « se mettre » dans un état. AqME ne se met pas dans un état. AqME ne fait pas semblant. N’a pas peur de ce qu’il a dans le ventre. Quitte à s’éloigner encore un peu plus de la norme et de ce que l’on attend aujourd’hui d’un groupe de Rock français.
Une attitude qui fait écho à celle de Indochine à qui AqME a offert un titre, « Aujourd’hui je pleure » pour son nouvel album. Les deux groupes se sont retrouvés en studio au grand complet pour l’enregistrer, en prise directe.
Nouveau producteur, nouvelle collaboration, nouvelle méthode de travail, « La Fin des Temps » pourrait bien être un nouveau départ. Après avoir généré et renforcé un noyau de fans inconditionnels, AqME s’apprête à conquérir un nouveau public. Sans jamais dévier, toujours fidèle à son univers et l’identité qu’il a construite, le groupe revient. Plus que jamais sombre et fort.
* Charlotte BLUM *
Watcha
(Rock Métal / France) – Heure de passage : 16h30Est-il encore utile de présenter Watcha, groupe-phare de la scène rock énervé française ?
Ces cinq Parisiens s’affirment dans un style musical hybride qui puise sa force dans le mélange de musiques variées, nourri de métal aux riffs acérés et de groove mutant. Avec déjà plus de quatre cents concerts à leur actif, ils se sont forgés une réputation incontestée dans leur domaine de prédilection : le live. Leurs performances scéniques, empreintes de dynamisme et d’une énergie explosive, les ont conduits à se produire, avec toujours la même aisance, tant dans les petites salles que dans les plus grands festivals (Eurockéennes) ou encore à l’Olympia et au Zénith de Paris.
Malgré l’ampleur du phénomène Watcha, le groupe a su garder une très grande proximité et une complicité exceptionnelle avec son public, se créant une réputation d’artistes dévoués à leurs fans. C’est avec peu de moyens qu’ils sortent leur premier album éponyme, en 1998, qui retentit comme une bombe aux sonorités dignes des productions américaines. Ils confirment leur notoriété avec « VELIKI CIRCUS » sorti en 2000 et imposent définitivement leur style à la scène rock française. 2003, sortie de l’album
« MUTANT ». La déferlante WATCHA fascine. Cette fois, ils nous plongent dans un univers riche en créativité où se mêlent subtilement prouesses vocales, performances techniques et diversité musicale. Le groupe, toujours plus exigeant, met un point d’honneur à enregistrer et mixer l’album lui-même afin de garder l’harmonie musicale et l’essence même des sonorités.
Aujourd’hui, dans les concerts et sur le site, c’est l’effervescence. « PHÉNIX », le titre du quatrième album est enfin révélé. Mélodique et brutal, il est bouleversant de sincérité et de passion. La force de l’album réside dans l’enregistrement des versions définitives sans passer par l’étape de pré-production, afin de capturer la spontanéité et l’émotion des compositions. Ainsi, le groupe nous livre la quintessence de son âme, sans retenue, il se dévoile dans le récit d’histoires d’amour sombres et mélancoliques, de remises en questions et de renaissance. WATCHA, c’est la mélodie et l’énergie dévastatrice.
La colère et la rage du groupe explosent dans un morceau qui rend hommage au feu guitariste de Pantera, Dimebag Darrell. Et pour les fans, encore plus furieux, SAM revient. Surpuissant !!!
Le phénix renaît de ses cendres. WATCHA, l’éternel insatisfait, renaît d’expériences nouvelles. Il n’y a plus lieu de se poser de questions quant à l’avenir de cet album, WATCHA s’inscrit dans la cour des grands !
Line -up:
Fred......Guitare
Pendule .....Basse
Manu.......Guitare
Keuj......Batterie
El Butcho......Chant
Discographie :
1998.....Album éponyme (Wet music)
2001.....VELIKI CIRKUS (Wet music)
2003.....MUTANT (Yelen music / Sony Music)
19 septembre 2005.....PHÉNIX (Columbia / Sony BMG)
* Autobiographie *
Guerilla Poubelle
(Punk Rock / France) – Heure de passage : 15h00Issu des Betteraves (1999-2003), légendaire trio ska-core lycéen à la carrière aussi fulgurante que fournie (2 albums vendus à 5 000 ex. chacun, une pléthore de démos et de compilations, une centaine de dates...), Guérilla Poubelle s’est hissé en un temps record à la pointe de la scène punk-rock française, drainant un following impressionnant, en partie composé de betteravophiles reconvertis, mais aussi gagné par le Net (on le retrouve un peu partout avec des clips bricolés, des live et une imagerie conséquente), les réseaux DIY (labels, groupes), et surtout les concerts. Stakhanovistes de la scène, toujours opérationnels pour jouer, ils ont fait en l’espace d’un an et demi plus de 120 dates en France, Belgique, Allemagne et Suisse (salles, bars, squatts, MJC, pizzerias, péniches...), dont 50 depuis le début 2005 ! Activistes infatigables, ils organisent également des concerts avec leur asso. Guérilla, et ont développé un catalogue VPC, "Le Jardin des Fous" (www.jardins-vpc.fr.st) bien enrichi de leurs nombreuses rencontres.
Oscillant avec énergie entre les classiques français des 80’s (Cadavres, Zabriskie Point, Les Rats...) et le son contemporain d’outre-Atlantique (Rancid, Vulgaires Machins, Leftover Crack, Antimaniax...), le punk art-core de Guerilla Poubelle parvient à intègrer ces influences en une synthèse personnelle, portée par des textes irrévérencieux et sombres, qui contrastent fortement avec le coté enjoué et définitivement pêchu de ses prestations live. La formule bien rodée du power-trio (Till : guitare-chant, Koj : basse, Chamoule : batterie) y défouraille ad lib, soutenue par les choeurs, les perfos d’un peintre-agitateur, Jokoko, et humanisée par l’aisance et le charisme sans frime de Till.
Après une dizaine de compilations (dont celle du Goéland), la démo auto-distribuée "Dégoût et des couleurs" et le split-album avec Butter Beans rassemblant les premiers enregistrements du groupe, voici enfin "Il faut repeindre le monde... en noir ", emballé à l’ancienne, à base de collages. Si ses 20 titres ne s’embarrassent pas de fioritures, son punk-rock énervé, efficace et direct, reste relativement abordable, avec des bombes telles "Demain il pleut", "Pour quelques points de fidélité", "La mort douce", "La révolution pour les lâches", "La fin suffira" ou "L’erreur est humaine", un instrumental magistral. Guerilla Poubelle plaît aussi bien à l’étudiant(e) en architecture qu’au crêteux, aussi bien au skateur qu’à l’ado en manque de repère et même à leurs mères. Un groupe de vrais djeun’s (23 ans), avec une vraie urgence, un vrai public et de vraies chansons. Qui dit mieux ?
*Autobiographie*
Historique des concerts
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