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Trashcan Darlings + Sparkling Bombs + The Hatepinks
- Groupes : Trashcan Darlings + Sparkling Bombs + The Hatepinks
- Date : jeudi 08 avril 2004
- Lieu : Bar Le Tigre, Sélestat
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Ze Nwar
- Éditeur : Ze Nwar
Hatepinks + Sparkling Bombs + Trashcan Darlings - Bar Le Tigre (Sélestat) - 08/04/04
Que voilà un bon début de week-end de Pâques ! De quoi assouvir notre foi en l’impérissable seigneur Rock’n’roll !
Tout commence donc jeudi soir au bar Le Tigre de Sélestat par un concert organisé par Zone51. 3 groupes, 3 euros… 1 euro par groupe ! Si ça c’est pas une affaire j’y connais rien en affaires ! Le bar est déjà quasiment plein quand les Marseillais de Hatepinks montent sur scène pour nous asséner un punk rock old school. Techniquement impeccable, pas dénué d’humour, le groupe a de quoi séduire. Les clins d’œil à la première scène punk londonienne (the Damned, etc…) s’entrechoquent avec les clichés de la première scène punk française (Olivenstein, Dogs, etc…) dans un joyeux bordel orchestré par un chanteur charismatique. Le public semble séduit, je le suis également.
Suite avec les Sparkling Bombs qui jouent à domicile pour défendre les couleurs de leur nouvel album. Et c’est un sans faute. Malgré une scène trop petite pour que cinq personnes puissent s’y exprimer, malgré un son peu adapté aux finesses glam du punk’n’roll des Sparkling, malgré l’intervention stupide et agressive du bourré de service, malgré quelques jeunes allemands qui pratiquent leur nouveau sport national : le lancé de gobelets vides sur les premiers rangs, malgré tout ça donc, les Sparkling Bombs nous balancent un show parfaitement maîtrisé, exhibant une fois de plus des progrès spectaculaires et un chanteur toujours plus à l’aise dans sont rôle de Frank-n-Furter rock’n’rollisé. Bravo !
Au tour des Trashcan Darling. Venus de Norvège pour nous balancer un hybride heavy-glitter-punk’roll, les Trashcan semblent en connaître un rayon sur le comment investire une scène et bouger le popotin du public. Avec des looks aussi bigarrés que leur musique, allant d’un " Alex Orange Mécanique ", à un gratteux façon Poison , en passant par un chanteur à l’allure d’un Lux Interior des Cramps, on sent chez eux un véritable professionnalisme tant au niveau musical que de la mise en scène. Malheureusement, ce qui devait être une qualité dérape régulièrement vers le défaut suprême : le " je suis une star et je vous emmerde ". On passera aisément sur la froideur du chanteur mais beaucoup moins sur les excès d’humeur du guitariste... Alors qu’une gente dame monte sur scène pour faire profiter le public de ses formes généreuses et d’une danse lascive, elle se fait jeter sans ménagement. S’en suit un discourt moralisateur à base de " This is my stage " " You can have rock’n’roll where you want but not on my fucking stage "...OK...OK... dans la série je casse l’ambiance c’est pas mal… ça donne même effectivement envie d’avoir du rock’n’roll bien ailleurs que sur sa putain de scène et, si possible, sans lui en train de faire la gueule… Dix minutes plus tard, un jeune keupon tout ce qu’il y’a de moins casse-bonbons, glisse et tombe… sur la fameuse scène… Il y est accueilli à grands coups de tatane toujours par le même guitariste… Cette fois ça me gave vraiment… je me casse…
Hormis ça, ce fut une soirée fort sympathique, à l’image de la plupart des organisations Zone51.Ze Nwar

