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Zone51
Rock Your Brain !

Chroniques, articles de presse et live reports

Festival Léz'arts Scéniques #3

Affiche du concert Affiche du concert Affiche du concert
  • Groupes : Burning Heads + Parabellum + Uncommonmenfrommars + Hard-Ons + Les Caméléons + Kaophonic Tribu + Big Mama + Prajna
  • Date : samedi 07 et dimanche 08 juin 2003
  • Lieu : Salle Les Tanzmatten, Sélestat
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Articles

Les articles du concert

L'Alsace : « Léz'arts scéniques à Sélestat : punk, reggae et Rwanda »

  • Éditeur : L'Alsace
  • Date de parution : samedi 07 juin 2003

Les amateurs de musiques nouvelles ont rendez-vous ce week-end à Sélestat, pour Léz’arts scéniques. Organisée par Zone 51 et les Tanzmatten, cette 3e édition aura au programme punk, reggae, mais aussi connaissance du Rwanda. Samedi : le punk sera roi, avec les Burning Heads en tête d’affiche. Le chef de file du hardcore mélodique français sera précédé par les Uncommonmenfrommars, les Hard-ons, venus de l’Australie, puis Parabellum. Dimanche : place au reggae et aux percussions. Prajna d’abord, (ex Orange Blossom), avec ses électro percussions, Big Mama, un cocktail ska, reggae, latino, funk, Kaophonic Tribu, où le didjeridoo côtoie la transe et les percussions, pour finir par les Caméléons et leur fiesta latino rock. Quant au Rwanda, il sera présent tout au long des deux jours avec des projections vidéo, de l’artisanat, de la cuisine. Le dimanche après-midi verra en plus la tenue d’une conférence — débat sur le génocide rwandais, avec entre autres l’ambassadeur du Rwanda en France et le collectif des parties civiles pour le Rwanda. Après la conférence, on pourra assister à des danses traditionnelles.

L'Alsace : « Léz'arts scéniques en scène »

  • Éditeur : L'Alsace
  • Date de parution : vendredi 06 juin 2003

Amateurs de musiques nouvelles, vous avez rendez-vous demain samedi et dimanche à Sélestat, pour Léz’arts scéniques. Zone 51 et les Tanzmatten ont concocté un week-end où le punk et le reggae côtoient la découverte du Rwanda. Samedi soir, le punk sera roi, avec les Burning Heads en tête d’affiche. Chef de file d’une vague hardcore mélodique française, ce groupe qui a connu 15 ans de punck rock endiablé s’est ouvert au reggae dans son album de 2002, « Opposite ». dans son dernier album, « Taranto », il retrouve le punck rock de ses origines. La soirée commencera avec les Uncommonmenfrommars, avec leur punk mélodique qui en fait un des groupes les plus en vue en la matière sur le territoire français. Départ ensuite vers l’Australie avec les Hard-ons, des incontournables du punk, présents depuis 1985. Du pays des kangourous, ils amènent une sacrée énergie mêlant punk, Noisy, bubblegum, psychedelia. Juste avant les Burning Heads, place au punck rock mythique avec Parabellum. Tout comme les Hard-ons, voilà un groupe qui a su tenir le chemin dans le monde musical : eux aussi sont nés en 1985. Mais ils gardent toujours leur mordant. Dimanche soir sera plus tourné vers le reggae et les percussions. Prajna d’abord, (ex Orange blossom). Prajna, c’est la sagesse intuitive chez les bouddhistes, et le groupe explore ainsi les rythmes du monde entier, mêlant passé, présent et avenir avec des sons où l’électronique cotoie le violoncelle. Big Mama, c’est la fête et l’énergie du cocktail ska, reggae, latino, funk, et on en passe. Kaophonic Tribu propose le « transDidjn’Bass Percu », où le didjeridoo des aborigènes d’Australie offre une musique envoutante. Enfin, la soirée se termine avec les Caméléons et leur fiesta latino rock. Quant au Rwanda, il sera présent tout au long des deux jours avec des projections vidéo, de l’artisanat, de la cuisine. Le dimanche après-midi verra en plus la tenue d’une conférence - débat sur le génocide rwandais, avec l’ambassadeur du Rwanda en France, le collectif des parties civiles pourle Rwanda, et des spécialistes de la question. Après la conférence, on pourra assister à des danses traditionnelles.

DR

L'Alsace : « Lez'arts : scéniques et africains »

  • Éditeur : L'Alsace
  • Date de parution : mercredi 28 mai 2003

Zone 51 accueillera les 7 et 8 juin, les groupes Burning Heads et Les caméléons, entre autres réjouissances. Elle organise aussi une conférence sur le Rwanda, avec l’ambassadeur rwandais en France, et plusieurs spécialistes.

LEZ’ARTS scéniques commencent à faire partie du paysage musical du mois de juin. L’association Zone 51, que préside Laurent Wenger, s’apprête à ouvrir son troisième festival, les 7 et 8 juin, aux Tanzmatten. Le programme sera alléchant pour les fans de «musique nouvelle». Durant la semaine précédente, l’office de la culture organise lui aussi des événements autour de ce festival. (Voir dans nos prochaines éditions). Autour d’un thème, cette année l’Afrique, les groupes de musique vont se succéder dans la grande salle festive des Tanzmatten, dotée d’un équipement digne des plus grands concerts. Le samedi 7 juin, les concerts et les animations débuteront vers 20h30. Le fameux groupe des Burning heads sera en tête d’affiche. Auparavant, on pourra voir Parabellum, (punk rock), Hard-On, groupe australien qui fait lui aussi du punk mélodique, mais plutôt du genre «compact», et les Uncommonmenfrommars, un groupe au nom imprononçable, mais qui s’est taillé une solide réputation. Zone 51 ouvrira un peu son public vers le ska, plus festif (même si Burning Heads s’était un temps intéressé au reggae), le dimanche, en accueillant Les Caméléons, les Kaophonic tribu, avec leur didjeridoo, leurs basses, leurs flûtes et leurs djembés, les sept musiciens de Big mama et Prajna, qui s’appelait il n’y a pas si longtemps «Orange Bossom», et qui s’amuse à mélanger de l’électronique, des percussions et… du violoncelle.

Conférence avec l’ambassadeur

Mais Zone 51 s’occupe aussi de l’après concert et enrobe tout ça de nombreuses animations. Cette fois, l’association fait fort, en invitant l’ambassadeur du Rwanda en France, qui viendra donner une conférence-débat, de 14h à 17h, dans la salle de spectacle des Tanzmatten. Il sera accompagné de Jean-Paul Gouteux, auteur de plusieurs livres politiques sur le Rwanda, et notamment sur les responsabilités françaises par rapport au génocide perpétré en 1994. Diogène Bideri, lui, témoignera directement sur ces massacres et évoquera sa fondation, «Ntarama». Dafroza Gauthier, présidente de la communauté rwandaise de France et son mari Alain évoqueront quant à eux, «l’après-génocide». L’accès à cette conférence est gratuit, et le public sera invité à poser des questions aux intervenants. Juste avant de passer aux concerts, l’après-midi sera conclu par des démonstrations de danses traditionnelles du Rwanda (à 17h, 20h, 21h15, 22h35 et minuit). On pourra aussi déguster des spécialités rwandaises, découvrir son artisanat.

Ze Nwar

Festival Les’arts scéniques - Tanzmatten - 7 et 8 juin 2003

Vu du Bar 1.

Voici conté ce que j’ai vu des concerts de hier soir depuis le bar où j’officiais à déssoiffer la foule en délire
Uncommonmenfrommars : Alors que je m’entraîne avec acharnement à prononcer le nom de ce groupe, ma tireuse à bière se fait capricieuse. Celui qui n’a jamais connu le titanesque combat de l’homme contre la machine, outil à la technologie si fragile, qui, d’un coup d’un seul décide de ne plus servir que de magnifiques godets de 25cl de mousse, ne peut pas imaginer l’angoissant moment de solitude que cela représente. ça ressemble un peu au jeune scout, enfant de messe, qu’on a envoyé vendre des bibles et prêcher la bonne parole de Dieu, au salon de l’érotisme, où une actrice en vogue s’essaye au record du monde du plus grand gang-bang.... arg..... Bref tout ça pour dire que d’Uncommonmenfrommars, je n’ai ni vu ni entendu grand chose... Je peux vous dire qu’il s’agit bien de punk mélodique, que je qualifierais plutôt de " skate-punk ".... Que ça semble plutôt bien fait.... Et puis..... Voilà....
Hard-Ons : Imaginez le Bounty (le bâteau, pas la barre chocolatée à la noix de coco) : Fletcher Christian, a réussi sa mutinerie, et décide de mener le navire flamboyant du Cap des Hardos au Cap des Keupons. Escales prévues, les ports de Motorhead, des Ramones, de NoFx et des Pistols. Le voyage ne sera pas facile, sang et eau devront couler. L’équipage ne se ménagera pas. Persuadé de la nouvelle idéologie qu’ils représentent, ils iront jusqu’au bout de ce qui sera finalement un des plus magnifiques voyages qui nous fut narré ce soir là.
Bravo !
Parabellum : Bon, soyons clair.... Je ne suis pas, et je ne serai jamais, objectif dans mes chroniques.... Parabellum fut en 1989 (ou en 88 ? Diantre ma mémoire flanche...) l’un de mes premiers concerts. J’aime Parabellum. C’est pourquoi malgré quelques escapades vers un rap-rock (où sans doute seule la Mano Negra a su exceller) issues de l’album " Bunker ", je reste tout acquis à leur cause. C’est avec le plus jouissif des plaisirs que je ré-entends les morceaux qui on fait pogoter ma jeunesse. Amsterdam, Saturnin, Cayenne, Casba Rodeo, Joyeux Noel, Papa, SVP 08.38.... Ahhhhhh ! C’est bon ! Si le temps a quelque peu marqué leurs visages, il a laissé intactes (preuve que le temps a bon goût), leur rage et leur musique. Après une courte pause Schultz, monte seul sur scène et entame " le dernier troncson " a capella…. Une vraie chanson de poivrot…. Ça mérite bien une bière ça… (oh ! la tireuse va mieux ! même elle aime les Parabellum !)… A ta santé Schultz ! S’en suit un medley phénoménal des tubes du groupe : Le bal des canailles, doc bollock, kozac surboum, momo, Zig Zag Rock, Les hommes Torpilles, Anarchie en Chiraquie (tiens ! 20ans après , toujours d’actualité ce morceau….), la bombe et moa (boum boum USA (d’actualité toujours....))… Et pour finir… Comme toujours…. Toujours aussi bon…. Osmose99 :
" - Tu vois, et à part ça, ça va ! - Je n’fais plus qu’des concerts pour moi - Le public n’existe plus - je n’sais même pas c’qu’il est d’venu ! - J’ai trouvé une dynamo - Je pédale en jouant d’la guitare- J’espère au moins une fois t’revoir !!! "
T’inquiète pas Schultz… On s’ra là !
Burning Head : Allez lire la chronique écrite au mois d’avril lors de leur passage au Festival des Artefacts…. Pas grand chose de différent si ce n’est que :
- Ils ont fait une superbe reprise de " Babylone Burning "
- Je me dis de plus en plus que le véritable point fort de ce groupe c’est leur reggae/punk, qu’ils réussissent à merveille. L’ange (le démon ?) de Joe Strummer veille !

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Vu du Bar 2.

Voici venu le temps (…des rires et des chants, sur l’île aux enfants, c’est tous les jours le printemps… oups pardon….) du second épisode de" vu du bar du festival Lez’arts Scéniques à Sélestat "

Prajna : 1) je ne suis pas un fan de musique orientale…. Natacha Atlas, Khaled, Cheb Mami et consorts me laissent de glace. 2) La wold-music ne me parle pas des masses…. Je préfère nettement le Peter Gabriel version Genesis " Selling England by the pounds " que l’idole rasé des Télérama / Inrocks / Arte qu’il est devenu aujourd’hui. 3) La techno-transe ne m’a jamais parlé que dans quelques digressions de Front242, certains morceaux de Juno Reactor et un magnifique remix de Pandemonium sur le single CD du même nom de Killing Joke (c’est le morceau numéro 6, " the dragonfly mix)… Et pourtant…. Oui ! Pourtant ! J’ai vraiment beaucoup aimé Praja, groupe qui mélange, sans complexes, ces trois genres. Composé d’un chanteur filiforme mais très énergique (voir energetique), d’un violoncelliste, d’un percussionniste, d’un bassiste et d’un ordinateur, ce combo m’a fait vibrer. Même si je n’adhère, ou ne comprend, pas toujours les paroles très gaïa - notre mère la terre - retour aux sources - tout est en nous-,leur musique à quelque chose à me dire et je l’écoute. Bien ! Très bien ! Au fait…. Ne tapez pas " prajna " sur le moteur de recherche google, faute de quoi vous tomberez sur un modèle de chaussure Aidas. Leur site est ici.

Big Mama : " ska-reggae-latino-festif "… c’est marqué sur le programme… Hou-la-la-la… Heureusement c’est bien plus reggae-ska-rock que tout le reste annoncé… ouf ! Résultat : un concert bien sympathique à écouter du bar… c’est joyeux et pas trop prise de tête… La reprise du générique de " Magnum, Police d’état " fait bien marrer tout le monde (même si on regrette l’absence de Higgins, de la Ferrari et des deux dobermans (oui je sais je dis n’importe quoi là…)) et celle de la Mano Negra me rappelle bien des souvenirs…. Bref… Un bon concert à voir accoudé à un zinc, une bière à la main…. C’est déjà pas si mal !

Kaophonic Tribu : Quiconque a déjà dormi sur le camping public d’un festival connaît le grand désespoir qui vous envahitquand un blanc-bec-pseudo-rasta installe sa tente à deux mètres de la vôre et sort (oh ! malheur ! oh désespoir) un djembé…Après une (ou deux, pour les plus patients) nuits blanches l’envie vous prend de faire manger à l’énergumène les drad-locks huileuses qui lui servent de cheveux….. A défaut d’user de violence (chose qui me répugne) on se prend a rêver…. " ahhhh…. Si seulement c’était New Model Army, Social Distortion ou même Carlos (c’est fou les conneries qu’on peut penser quand les nerfs lâchent) qui était à coté de moi…. ". Ok… ok…. Ça n’est que du rêve…. Ben a défaut, djembé pour djembé, j’échange 1 Kaophonic Tribu, contre mille neo-babos à la tonsure indéterminée…. Car eux pour savoir jouer, ils savent jouer ! Welcome to the ethnic-transe ! 7 sur scènes: percus en tous genres, didjéridoo et basse, 7 fous décidés à faire bouger nos corps… Et ça marche ! Même les plus résistants se surprennent à taper du pied en rythme. Voodoo ? Chaman ? Medecine-Man ? J’en sais rien… mais c’est prenant ! Une bonne surprise de ce festival !

Les Caméléons : Alors que le ska-festif me sort par tous les orifices dont m’a doté ma sainte mère, je me dis, vertueux que je suis, que je vais m’y essayer une nouvelle fois… Mon Dieu !!!! Le chanteur arrive avec un t-shirt de foot (Marseille je crois) et la tronche de Patrick Bosso…. Merde ça commence mal…. Bon ! Pas de préjugés ! Ecoutons la musique….
Rien à faire j’adhère pas à la Grand Messe de ces groupes là… " Tout le monde pose son cul par terre ", " Allez jump jump jump jump ", " Hop on tape des mains tous ensemble ", " tatatatatatatataaaaaaaa -à la trompette- oléééééééééééé -répond le public- ", " faites plus de bruit ! on vous entend pas ! " etc… etc… Cette liturgie me fatigue au plus haut point… Alors, au risque de passer pour un vieux con, je reprendrais ma vieille bible du rock’n’roll, et je repartirais sur les chemins (pavés de bonnes intentions) pour prêcher la bonne parole de mes messies à moi : " one - two- three -four rock’n’rooooooooooooooooooooll ! "

Ze Nwar

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