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Zone51
Rock Your Brain !

Chroniques, articles de presse et live reports

Festival Léz'arts Scéniques #7 - jour 3

Affiche du concert
  • Groupes : Big Red + Elisa Do Brazil + Debout Sur Le Zinc + Percubaba + Aldebert + Eiffel + Les Hurlements D'leo + Riké (sinsemilia) + Les 100 Grammes De Têtes + Ravid Vour Voir
  • Date : dimanche 05 août 2007
  • Lieu : Salle Les Tanzmatten, Sélestat
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Articles

Les articles du concert

Dark Side Of The Rock : « Lez’arts scéniques 2007 : J’aime / J’aime pas »

J’aime : la très belle affiche qui réunissait sur trois jours pleins de styles divers et qui a amené pleins de publics différents ; des fans variés qui, en règle générale, se sont supportés ; un bel état d’esprit, du mec de la sécurité qui vient apporter de l’eau, plutôt qu’une engueulade, au spectateur qui vient de gerber dans la fosse photo au chanteur de Skarface qui vient apporter son soutien à l’organisateur du festival juste après l’incident « Pleymo » ; les groupes que j’aime pas mais qui mettent une ambiance de folie ; la thématique, le Tibet cette année, qui permet aux festivaliers de se mettre autre chose dans la tête que de la musique ; les bénévoles qui ne s’économisent pas et qui rendent la manifestation aussi professionnelle que n’importe quel autre festival (les artistes sont unanimes) ; la nuit blanche de dimanche à lundi.

J’aime pas : les mecs qui jettent des trucs sur Pleymo (même si je n’aime pas spécialement le groupe) ; les punks à chien ; les mecs trop bourrés qui pissent contre le vestiaire et ne s’en rappellent plus le lendemain.

Vous remarquerez qu’il y a plus de « j’aime » que de « j’aime pas ». Et c’est bien normal. En attirant 7500 spectateurs sur trois jours (1000 de plus que l’édition 2006), Lez’arts scéniques a démontré qu’il est l’un des grands festival de musique en Alsace. Bien évidemment, il sera dur d’attendre une année jusqu’à la prochaine édition, mais on va prendre son mal en patience, en se rappelant combien cette 7e édition était belle.

TmL

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Les derniers festivaliers »

Les derniers festivaliers du Léz’Arts Scéniques ont plié bagages aux alentours de midi hier après une courte nuit de sommeil. Les «clubbers» se sont déhanchés sur la drum’n’bass d’Elisa Do Brasil et de Big Red jusque deux heures du matin. Avec deux chariots remplis du matériel nécessaire pour camper les trois jours, ce groupe de copains a ainsi traversé Sélestat pour reprendre le train en direction de Colmar. Avec des souvenirs pleins la tête.

Dernières Nouvelles d'Alsace : « « On a joué dans des conditions pros » »

La musique de Los Disidentes Del Sucio Motel sent les grands horizons de l’Ouest américain, les rades aux chambres pourries, le mauvais whisky et les drôles d’embrouilles. Pourtant les rudes boy de LDDSM sont... Strasbourgeois. Bobby « The big Bear » Maverick alias Julien Rimaire, bassiste et chanteur s’est fait le porte-parole de ses autres « frères » et revient sur leur concert au festival Léz’Arts Scéniques...
Comment est né LDDSM ?
Bobby Maverick : « Nous venons tous d’horizons divers. Au départ LDDSM était juste un projet parallèle, nous évoluions chacun dans des formations différentes comme du anarcho-punk, du metal et du hardcore. Nous nous sommes retrouvés autour de groupes comme Queen of the stone age, Kyuss, et Fu Manchu. Depuis, LDDSM est devenu notre groupe principal. »
LDDSM véhicule toute une imagerie ouest américaine ?
« Je suis fan de film américains et notamment des réalisateurs Tarantino et Rodriguez. Quand je compose, je réfléchis toujours en terme d’images. Et c’est vers ce genre d’univers que je me suis naturellement tourné. Je voulais garder cet esprit "ricain" avec tous les clichés que cela véhicule comme la route 66, le whisky, les motels, Rosswell... Nous avons enregistré notre EP en début d’année avec un pote ingé son de La Rochelle. Cela s’est fait entièrement dans la maison du grand-père du clavier car on trouvait l’atmosphère sympa ! »
Quels sont vos projets ?
« Nous avons en projet un split vynil en 45 tours avec un groupe de punk garage qui s’appelle "+ Guest". Il devrait être tiré en tirage collector à 100 ou 150 exemplaires. Nous avons aussi intégré un « faux » collectif du nom de Jet Set Strasbourg avec nos copains de No Cex Apple. Nous pensons aussi enregistrer un album douze titres qui devrait être disponible début 2008. »
Comment avez vous vécu le concert au Léz’Arts Scéniques ?
« C’était très bien. Nous avons participé au tremplin organisé par l’association Zone 51. Nous avons déjà été surpris d’être sélectionné aux côtés de groupes qui tournent depuis un bout de temps comme Hollow Corp et Ravid’vour’voir. Nous avons surtout apprécié de pouvoir jouer dans des conditions pros optimales. Et ça, c’est très plaisant. Car ce n’est jamais le cas d’habitude ! »

Propos recueillis par Vivien Montag

Dernières Nouvelles d'Alsace : « A l'année prochaine ! »

Le festival Léz’Arts Scéniques de Sélestat s’est terminé, hier, aux sons de la drum’n’bass d’Elisa Do Brazil et de Big Red. Les festivaliers attendent déjà la prochaine édition avec impatience...

« Il est encore trop tôt pour dire comment le festival s’en sort financièrement. Nous avons 7000 entrées payantes. C’était à peu près notre jauge. Donc, si il y a déficit, il ne sera pas énorme. Et si il y a bénéfice, il ne sera pas grand non plus. Je pense pouvoir dire que l’association repartira pour une édition 2008 », explique Laurent Wenger, directeur artistique du festival Léz’arts Scéniques. Le président de l’association Zone 51 est exténué mais a le sourire aux lèvres. Tout comme les 140 bénévoles qui ont travaillé sur le site des Tanzmatten depuis une semaine pour que la manifestation puisse avoir lieu. Des bénévoles qui continuent d’ailleurs sur leur lancée pour démonter la scène et rendre le site propre.
« Il y a certainement des points à améliorer mais il faut souligner que le festival n’est là que grâce aux bénévoles ! Sans eux, il n’y aurait rien ! Les structures ne se montent pas et ne disparaissent pas qu’avec un coup de baguette magique ! »
Laurent Wenger est donc satisfait de cette édition : « En terme de fréquentation, cela s’est déroulé à peu près comme je l’avais imaginé. J’avais une programmation lourde avec un budget artistique en phase pour le vendredi afin d’attirer du monde. Une prog’ plus légère le samedi car, je pense que les gens sortent plus facilement. Et une affiche béton le dimanche pour toucher un public plus large. Pour la thématique Tibet, les différents intervenants sont satisfaits. Ils ont pu toucher un public qu’ils n’avaient pas forcément l’habitude de rencontrer. Les groupes ont aussi apprécié l’affiche qui était proposée aux festivaliers. Certains étaient même surpris de voir des groupes que l’on voit peu sur les festivals. Quelques musiciens et techniciens de Skarface, Aldebert, des Hurlements de Léo, Debout sur le zinc sont même venus avant pour pouvoir voir des concerts. Le festival, c’est aussi des rencontres. Une collaboration devrait apparemment naître entre Sepultura et les Tambours du Bronx. »
Le seul bémol du festival concerne la mise en place du système des gobelets réutilisables. « Il y a une éducation à faire pour que cette démarche entre dans les moeurs. Quelques festivaliers ont rechigné. Il a fallu passer beaucoup de temps à expliquer pourquoi on faisait cela. Ce serait bien que les pouvoirs publics nous soutiennent un peu plus dans cette initiative en faisant plus de communication. Cependant, on va continuer à faire ça sur les autres manifestations que nous organisons. »

V.M.

France Tibet : « Léz'arts scéniques et le chanteur Tibetain LOTEN: Immense succes FREE TIBET avec le soutien du groupe SEPULTURA. »

  • Éditeur : France Tibet
  • Date de parution : mardi 07 août 2007

France.des Loten Namling joins SEPULTURA to play for Tibet
Phayul[Tuesday, August 07, 2007 17:57]
To the powerful beats of SEPULTURA, Loten sang the haunting melodies of Tibet and rapping the ancient saying “Tibetans are happier in Tibet. Chinese are Happier in China”


By Phurbu Thinley

Sélestat: In the fully packed hall of Les Tanzmatten in the French city of Sélestat, the world famous heavy metal band SEPULTURA of Brazil and the Tibetan singer Loten Namling jammed live for free Tibet

SEPULTURA and Loten Namling played last week at the Lez’arts Schenique Festival in Sélestat. The festival is organised annually and apart from music, it has a great deal of concern about the problems in the world. They do it by integrating music and creating awareness about various causes both locally and around the world.

This year, on the eve of a major sport and political event of the “2008 Olympics in Beijing", the festival’s theme concentrated on Tibet

The three days’ festival saw 25 bands participating from all over the world unanimously supporting the just cause of Tibet. The main star attraction of the festival is SEPULTURA from Brazil, who has been in the music field for the last 20 years over which the ad became a cult for millions of fans around the world.

SEPULTURA too have been supporting environmental concerns and politically oppressed people by the power of their music.

This is the first time that they have come across a Tibetan musician and described the encounter with Loten as "incredible experience".

For Loten it was a new door opening for Tibetan cause to the millions of hard core SEPULTURA fans. To the powerful beats of SEPULTURA, Loten sang the haunting melodies of Tibet and rapping the ancient saying “Tibetans are happier in Tibet. Chinese are Happier in China."

SEPULTURA guitarist Andreas Kisser in his latest update, has said, "I hope that our effort here, some how, can help the cause of Tibet. FREE TIBET!"

Andreas said that he was impressed by the incredible voice of Loten being used in the middle of a song to make a quick speech about the situation in Tibet and his discontent about the Chinese Government.

“It was very emotional….,” he said.

The group had earlier played in Germany before joining the French festival.

SEPULTURA is currently on world tour.

Based on report from the organisers of the festival Myriam Aouinet and Otzenberger Estelle thématique of TIBET Léz’arts scéniques France.

L'Alsace : « Léz’Arts 7 500 festivaliers »

  • Éditeur : L'Alsace
  • Date de parution : mardi 07 août 2007

Avec mille spectateurs de plus que l’an dernier, Léz’Arts scéniques confirment leur succès.

Léz’Arts scéniques 7e opus sont terminés, pour Zone 51, organisatrice du festival de musiques actuelles à Sélestat, l’heure est au bilan. « Super bien ! s’exclame Laurent Wenger, directeur artistique. Nous avons eu 7 500 spectateurs, venus de toute la France et, pour la première fois, d’Allemagne, Suisse et Hollande. »
L’explication, selon lui : « La programmation qui sort de l’ordinaire. Beaucoup de festivals tournent avec les mêmes artistes, c’est une sécurité pour eux. Alors que nous avons fait venir des groupes extrêmement pointus dans leur domaine et qui tournent très peu en France. Par exemple, on voit rarement chez nous du psychobilly, les aficionados sont venus de loin. Et cela a permis de les faire découvrir par les autres spectateurs. »
Certains festivaliers ont regretté de ne pas pouvoir sortir de l’enceinte du festival entre deux concerts, une pratique qui se généralise dans ces manifestations : « Nous sommes obligés d’agir ainsi pour éviter que certains se comportent mal dehors ; or, les préjugés sur ce type de manifestation sont encore nombreux, il suffit d’un ou deux qui créent des problèmes pour ruiner l’image de ces festivals. » À noter d’ailleurs que la police n’a eu à déplorer aucun problème, ni sur place ni en ville.
Quant à l’initiative écologique d’utiliser des gobelets non jetables, « elle a nécessité de nombreuses explications, constate Laurent Wenger. Les Français ont souvent du mal à modifier leurs habitudes. Mais nous avons pu constater que beaucoup ont adhéré à l’idée. »
Pour les bénévoles de Zone 51, l’heure n’est en tout cas pas au repos : d’ici mercredi, tout doit être démonté aux Tanzmatten ; ensuite Zone 51 se chargera de la gestion du concert de Blankass pour le Corso, puis filera à la Foire aux vins, où elle aura un stand.

Françoise Marissal

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Riké : «Ma thérapie, c'est le public !» »

Après un set bourré d’énergie, Riké, un des deux chanteurs de Sinsemilia, revient sur son projet solo et son besoin vital de faire de la scène.

- La différence entre jouer dans Sinsemilia et faire un projet solo, c’est quoi ?
- Riké : « Le projet solo permet de parler de moi, de choses plus intimes. Avec Sinsemilia, nous sommes onze. Il faut que les paroles plaisent à l’ensemble. Il n’y pas une phrase qui n’ait pas eu l’accord général. Avec Sinsemilia, les paroles de Mike sont plus engagées. Mon second album n’est pas tout à fait un solo car j’ai toujours besoin de me sentir entouré. Aussi Mike et N°9 sont venus me donner un coup de main. Je connais Mike depuis le CM1. Je suis son premier fan et un inconditionnel absolu de son écriture. Pour les chansons qu’il m’a écrites, je n’ai demandé aucun thème. Je n’ai changé aucun mot. Avant " Vivons ", j’avais déjà fait un premier album solo. Mais je n’avais pas pu le défendre sur scène. J’avais tout de suite enchaîné avec une tournée de Sinsemilia. J’ai fait " Vivons " parce que j’avais encore des choses à dire. Et là, je vis une nouvelle aventure sur scène. »
- Comment est né le single « Oublie-moi » ?
- « L’anecdote est racontée dans le premier couplet de la chanson. A l’époque où " Tout le bonheur du monde " a cartonné, beaucoup de gens sont venus nous voir. Certains nous ont dit "C’est bien vous avez fait un premier album et vous cartonnez tout de suite !" alors que cela faisait quinze ans que l’on remplissait les salles et que l’on avait déjà cinq albums ! Et puis, j’ai reçu plein d’invitations en boîtes de nuit ou dans les bars branchés alors que j’avais jamais été invité avant. Pas les autres membres du groupe, juste moi parce que j’étais le chanteur. J’ai décliné toutes les demandes car ce n’était pas mon style. Après cette période, Mike s’est d’ailleurs investi dans la compil "Pas vu à la TV" pour aider à la promotion d’artistes. »
- La chanson « Juste un père » est-elle très personnelle ?
- « C’est une part de ce que j’ai vécu et surtout de ce que j’ai pu voir chez d’autres. Ce n’est pas une chanson qui dénonce. J’avais juste envie de réveiller ceux qui sont sur le mauvais chemin. Parce que beaucoup de papas ont oublié de donner de l’amour et pensent qu’il suffit de faire rentrer l’argent pour que femme et enfants soient contents. C’est pas comme ça que je conçois les choses (Riké est père d’une petite fille de quatorze mois). »
- Le concert aux Léz’arts était très dynamique...
- « J’ai le plus beau métier du monde dans les mains et j’en suis conscient. C’est une chance de pouvoir s’exprimer sur scène. Je me nourris du public depuis 17 ans. En concert, je viens dévorer chaque regard. Je me nourris du public et de ce qu’il me renvoie. Je vis un truc de malade. J’ai attaqué la tournée en janvier au moment où l’album sortait. Il y a des gens dans la vie qui vont voir un psy pour pouvoir avancer dans la vie. Rencontrer mon public et être sur scène, c’est ma thérapie ! »

Propos recueillis par Vivien Montag

Dernières Nouvelles d'Alsace : « De la joie dans les yeux »

Après 27 concerts piochant dans la large palette des musiques actuelles et après avoir sensibilisé un large public sur la situation du Tibet, le festival Léz’Arts Scéniques de Sélestat a fermé ses portes hier soir dans une ambiance techno.

Les dernières notes de musique ont été jouées. Les derniers refrains chantés. Il faudra attendre l’édition prochaine pour renouer avec l’ambiance du festival Léz’Arts Scéniques de Sélestat.

La programmation a attiré un public plus divers, plus familial

Une ambiance qui a encore une fois rencontré l’adhésion des festivaliers, comme Stéphanie et Cécile : « On apprécie de passer de la salle, pour écouter les concerts, à l’extérieur, où on est plus tranquille entre deux concerts. » D’autant que le soleil a été au rendez-vous tout au long du festival.
Hier, pour le dernier jour, la tonalité était plutôt aux rythmes reggae-ska, à la chanson française et à la musique festive, après les deux premières journées très rock. La programmation a attiré un public plus divers, plus familial.
Moins de pogos devant la scène donc, mais toujours autant de motivation chez les festivaliers. D’abord pour le cabaret électrique des Alsaciens de Ravid’vour’voir, puis pour le ska entraînant du groupe 100 grammes de têtes.
Mais c’est surtout le chanteur Riké, leader du groupe reggae grenoblois Sinsemilia, qui a enflammé le public. Rythmes tantôt pêchus, tantôt plus doux, textes souvent touchants et compositions travaillées ont suffi à prouver que l’artiste a eu raison d’entamer cette parenthèse solo.
Les festivaliers étaient aussi nombreux pour applaudir l’orchestre des Hurlements d’Léo. Les Bordelais ont offert une prestation très rock, tout en gardant la touche festive propre à leur musique. Retour au rock pur et dur, ensuite, avec force guitares électriques, pour Eiffel, où l’influence de Noir Désir se mêle à celle du rock british.
Puis, Aldebert a rempli la salle, avec ses chansons, véritables tranches de vie, dans la lignée d’un Souchon ou d’un Bénabar. Après Percubaba et Debout sur le Zinc, c’est la DJ Elisa do Brasil qui a fermé le bal de cette journée éclectique.
Alors, « quand viendra le soir du dernier concert, dis-moi ce que tu emporteras, dis-moi ce qu’il restera ? », a demandé Riké. Sa réponse vaut pour Léz’Arts Scéniques : « Une salle en feu, de la joie dans vos yeux. »

Emilie Brotel

L'Alsace : « Léz’Arts scéniques Riké : « Le public, c’est mon psy » »

  • Éditeur : L'Alsace
  • Date de parution : lundi 06 août 2007

Le chanteur de Sinsemilia a joué hier à Léz’Arts scéniques dans le cadre de sa tournée commencée en janvier, juste après la sortie de son album solo Vivons !

Pourquoi avoir fait le choix d’un album solo ?

J’avais envie de parler de moi, de choses plus personnelles, de ce que j’ai vécu, ce que je vis et ce que je vivrai. J’avais fait un premier album solo il y a quatre ans (Air frais, sorti en 2003, NDLR) car j’avais déjà besoin de parler de choses que j’avais sur le cœur. Mais je n’avais pas pu le faire vraiment, et j’avais encore des choses à dire. En plus, avec la tournée j’ai l’occasion de le défendre. Et alors là… Ça me fait vivre une aventure magnifique, un truc de fou !

C’est-à-dire ?

Je ne pensais pas que je prendrais ça dans la figure ! J’ai entamé la tournée en janvier, au moment de la sortie de l’album. Je me suis dit : « Tu as fait un album qui te ressemble, tu vas voir ce que cela va donner. » Et à chaque concert, j’en prends plein les yeux. Le public répond, il me donne tout, c’est vraiment génial ! Pour moi, être face au public, c’est comme une thérapie. Certains ont un psy ; moi, ma thérapie c’est le public.

Sinsemilia et Riké, ce sont deux choses très distinctes ?

Sinsemilia, ce sont des textes engagés, impliqués. Ils sont écrits pour que les onze du groupe s’y retrouvent. Tandis que ceux de l’album solo sont vraiment personnels. Pourtant, ils ont été écrits par Mike (chanteur et guitariste du groupe). Mais c’est mon meilleur ami, on se connaît depuis le CM, ce qu’il a écrit correspondait exactement à ce que je ressens.

Le morceau le plus connu s’appelle Oublie-moi…

C’est tiré de ce que j’ai vécu à la dernière tournée de Sinsemilia. On existait depuis déjà longtemps, on avait sorti plusieurs albums, fait des tournées… Mais avec le succès de « Tout le bonheur du monde » on avait touché le grand public, et à chaque sortie de concert, j’étais invité dans des boîtes de nuit ou des bars. Pas un des autres membres du groupe, uniquement moi, et je voyais bien que c’était simplement pour donner une image à leur boîte, parce que désormais on était connus. J’ai toujours dit non. Je suis moi, je reste moi, célèbre ou pas.

C’est la même idée qui sous-tend la compilation « Pas vu à la télé »

Exactement. On peut vivre sans être obligé de passer à la télé.

Quels sont les projets maintenant ?

Sinsemilia sort un nouvel album mi-2008, et je poursuis ma tournée en solo jusqu’en mars 2008. Car Sinsemilia continue bien sûr ; cela fait dix-sept ans qu’on est ensemble, il y a des hauts et des bas mais on les surmonte. C’est ça la démocratie : écouter les autres, prendre le bon et trouver une entente. De toute façon, c’est pareil pour mon album solo ; je ne l’ai pas fait seul, je n’aurais jamais pu le faire seul d’ailleurs.

Propos recueillis par Françoise Marissal

L'Alsace : « Léz’Arts scéniques Sélestat : toutes les musiques »

  • Éditeur : L'Alsace
  • Date de parution : lundi 06 août 2007

Le festival de musique organisé par l’association Zone 51 a clos hier sa septième édition, entre métal, reggae et scène française.

Le festival Léz’Arts scéniques , organisé par l’association Zone 51 à Sélestat, a fermé ses portes hier soir sur l’électro jungle d’Elisa do Brazil en compagnie de l’ex-chanteur de Raggasonic Big Red. Ce sont trois jours de musique non stop par 27 groupes ou artistes qui se terminent donc, avec en première estimation, la venue de 7000 festivaliers.
Le festival a connu des moments très forts, avec entre autres l’excellent concert de Sepultura, le seul en France que donnait le groupe brésilien de métal. Un moment d’autant plus fort que le chanteur tibétain Loten, présent au festival pour évoquer la situation politique au Tibet, est monté sur scène pour se joindre au groupe sur « Bullets in the blue sky » de U2. Un moment magique qu’il a réitéré samedi soir, accompagnant cette fois les membres de Gnawa Diffusion, mêlant ainsi les sons tibétains au métissage jamaïcano-berbère du groupe. Des instants magiques. Le doute planait hier soir quand à savoir si Loten allait faire une troisième apparition…
Autre moment fort, dans un registre moins agréable, les déboires des Parisiens de Pleymo, qui ont dû faire face à une poignée de spectateurs qui ont perturbé le concert en les huant. Le groupe a failli arrêter à plusieurs reprises. Hier heureusement, la fête a repris ses droits, avec les concerts de Riké, le chanteur de Sinsemilia, léger et bondissant, ou les Bordelais des Hurlements d’Léo, qui ont drainé la foule.

F.M.

RegioMusik : « Gesehen : Festival Léz’ Arts Scénique am 3. 4. und 5. August 2007 »

  • Éditeur : RegioMusik
  • Date de parution : lundi 06 août 2007

Musik ist Vielfalt

Musik ist Vielfalt. Dies wurde beim dieses Jahr zum 7. Mal stattfindenden Festival lez’Arts Scénique im Herzen des Elsasses, organisiert vom Verein Zone 51 aus Séléstat, deutlich.

Nachdem sich am Freitag die etwas härtere Musik durchgesetzt hatte, die legendäre englische Punkband THE EXPLOITED oder die brasilianischen Metaller von SEPULTURA bildeten nur die Spitze des Eisberges, vollzog sich am Samstag der Wandel. Bands wie LOS FANTIDOS oder SKARFACE und ihre Fans führten dem Besucher am Nachmittag noch einmal ganz klar vor Augen, dass Punk noch lange nicht tot ist!

Gegen Abend änderte sich die Musik in Richtung Reggae-World-Dub und mit ihr auch das Publikum. GNAWA DIFFUSION und IMPROVISATEUR DUB gaben einen guten Vorgeschmack auf den Sonntag der mit Bands wie PERCUBABA oder EIFFEL den Weg in Richtung französischen Rock/ Chanson und Reggae weiterging, um schließlich bei Drum’n’Bass von ELIZA DO BRAZIL ein Ende zu finden.

Ein vielseitiges Festival dessen Organisatoren sich neben einer ausserordentlichen Vielfalt an Musik auch immer die Sensibilisierung der Festivalbesucher für gesellschaftliche und politische Themen auf die Fahne schreiben. In diesem Jahr wurde mit Konferenzen und Kunstausstellungen auf die Situation im Tibet aufmerksam gemacht.

Starke Liveshows von allen Bands, wunderbares Wetter und eine gute Verpflegung sorgten für ein gelungenes Festival. Ein muss für alle Musikliebhaber der Region!

Marlon

L'Alsace : « Composition cosmique au Zic Bus »

  • Éditeur : L'Alsace
  • Date de parution : dimanche 05 août 2007

Musiciens aguerris ou débutants, instruments ou chants, tous les festivaliers sont invités à participer au concours de création musicale à bord du Zic Bus. L’idée est de «mettre en avant le potentiel de création et le talent des artistes en mouvement» s’exclame Arnaud Masson, formateur indépendant. Il estime que la musique contemporaine a «besoin de plus d’accompagnement en général en France».
Le concept attire de nombreux initiés de musique en tout genre et Arnaud est souvent débordé.
Les participants au concours se lancent dans une «chasse aux samples» à l’aide d’un dictaphone, avec pour mission d’incorporer dans leur compo finale, des paroles de soutiens à la cause tibétaine: « Le Tibet, c’est bien quand les Chinois sont loin!» hurle ainsi une bande de fan de métal. Preuve que malgré les préjugés qui touchent ce public, il s’attache également à des causes culturelles nobles.
A l’issue du festival, les sons enregistrés seront soumis au vote d’un jury composé notamment de professionnels de la musique. Deux lots à la clé: un micro et un casque.

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Envoyez la musique ! »

Léz’Arts Scéniques, ça commence aujourd’hui (voir les DNA du 1er août pour le programme du jour). Dimanche, après le rock très énervé des deux jours précédents, le spectateur pourra reposer un peu son esprit et ses oreilles. Et il y en aura pour tous les goûts : de la chanson française à la jungle, en passant par le ska.

Le dimanche, c’est éclectisme au festival Léz’Arts Scéniques. Ceux que la programmation résolument très rock de vendredi et samedi n’aura pas réussi à satisfaire trouveront donc sans aucun doute un groupe qui aura l’heur de leur plaire, parmi les neuf programmés dans l’après-midi et la soirée.
Les amateurs de chansons françaises pourront ainsi aller écouter les quatre musiciens de RavidVourVoir, qui doivent ouvrir le bal éclectique de la journée. Ils pourront aussi opter pour les mélodies tour à tour douces ou plus rock, les textes poétiques, mélancoliques ou joyeux des sept musiciens de Debout sur le Zinc. Un groupe qui n’a qu’un seul mot d’ordre : le mélange.

Un rock à la française, dont les sonorités rappellent parfois celles de Noir Désir

Autre artiste à ne pas manquer pour les amateurs de chansons à texte, celles où l’on parle de la vraie vie et de ses petits riens, dans la lignée d’un Bénabar ou d’un Vincent Delerm : Guillaume Aldebert. Le jeune chanteur, ancien étudiant en photographie, en est à son quatrième album : ses textes sont comme des clichés sépia, où l’on regarde avec nostalgie un ancien amour, un père idéalisé, une personne disparue. Dans un tout autre genre, Riké, l’ancien chanteur du groupe Sinsemilia, nous arrive lui avec des textes résolument engagés, ponctués par des sonorités reggae.
Autre grande famille sonore à l’honneur ce dimanche, la musique festive. Les Hurlements d’Léo entraînera ainsi le public par ses airs au confluent de la java, du rock acoustique et des musiques de l’est. Dans son orchestre, se côtoient guitare, violon, accordéon, trombone, batterie, contrebasse, trompette, saxophone et piano. Autres amateurs de fusion musicale, les 100 grammes de têtes et leurs accents jazz, latins ou reggae. Nul doute que leur ska sautillant saura faire danser le public. Dans la veine reggae, il y aura aussi bien sûr Percubaba. Le groupe, né de la rencontre de fans de rock et de joueurs de djembé, a maintenant à son actif 10 ans d’existence et trois albums vendus à 70 000 exemplaires.
Mais que les amateurs de rock se rassurent, ils ne seront pas oubliés. C’est toutefois un rock plus élégant, plus travaillé que leur servira le groupe Eiffel. Un rock à la française, dont les sonorités rappellent parfois celles d’un Noir Désir. Mais un rock aussi imprégné d’influences anglo-saxonnes : les Stooges, Nirvana, les Oixies, 16 Horsepower ne sont pas loin.
Et pour terminer la soirée et le festival en beauté, place sera faite à la DJ Elisa Do Brasil, accompagnée de Big Red. L’occasion de découvrir la jungle drum’n’bass à son meilleur.

Emilie Brotel

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