Chroniques, articles de presse et live reports
Deadline + Sparkling Bombs
- Groupes : Deadline + Sparkling Bombs
- Date : vendredi 18 mai 2007
- Lieu : Salle Le Grillen, Colmar
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Dernières Nouvelles d'Alsace : « Limite punk »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : dimanche 20 mai 2007
Début de week-end placé sous le signe de la guitare énervée et d’une certaine nostalgie. Mais si le glam rock de Sparkling Bombs est des plus persuasif, le punk rock des Deadline a du mal à convaincre.
Affiche sympathique que celle de Zone 51 ce vendredi soir au Grillen. Les murs colmariens renouaient avec deux genres majeurs du rock. Et même si le glam rock des Sparkling Bombs s’éloigne des origines, c’est plutôt une bonne nouvelle. Car au delà d’un plagiat, d’une nostalgie pleureuse, les Sélestadiens rendent plutôt hommage au glitter, en le faisant vivre au jour d’aujourd’hui sans pour autant bouder les influences de T. Rex, d’Alice Cooper ou des New York Dolls. Les Sparkling Bombs intègrent donc aussi dans leur compositions des ascendances punk rock, des gimmick astucieux, planqués au milieu des ruades de guitares et de batterie.
Lady Bittersweet égrène les solos, sur la trilogie rythmique Joker-L.a.u.r.-M.a.t.t. tandis qu’Alyss joue les provocatrices. Candyfloss Girl ou Motown Junk résument bien l’essence du quintet : paillettes et électricité. Deadline aussi se nourrie d’électricité. Les guitares sont simples et primaires tout comme la batterie et les compositions.
Sans fausse note mais sans esprit
L’esprit punk domine donc musicalement et a priori la présence de la pétulante Liz au chant devrait faire la différence. Cette dernière possède à coup sûr une voix intéressante, et dans un registre aigu, aère un peu des morceaux qui ne font pas toujours dans la légèreté. Liz est convaincue et semble à l’aise sur les planches colmariennes. Pourtant, dans le public, la conviction est moindre. Si les compositions (Do You Think, Out Of Luck) dépotent sans coup férir, il manque le petit quelque chose qui fait la différence.
Et les mélodies, pourtant largement présentes dans les morceaux ne suffisent pas à faire décoller Deadline. Le meilleur exemple est peut-être la reprise de Hanging On The Telephone de Blondie, expédiée sans fausses notes mais aussi sans esprit. Un concert donc plutôt physique mais où la créativité punk se heurte quelque peu à ses limites.C. Schneider

