Aller au contenu - Aller au menu
Zone51
Rock Your Brain !

Chroniques, articles de presse et live reports

Raised Fist + To Kill + I Hate Sally

Affiche du concert

Articles

Les articles du concert

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Un poing c'est tout »

Le harcore à travers le monde, c’était mardi soir à Colmar. Zone 51 et Teenage Lobotomy proposaient des Suédois, des Italiens et des Canadiens aux guitares acérées et aux amplis puissants.
C’est un choix. Zone 51 et Teenage Lobotomie ont décidé de privilégier une programmation plus audacieuse en lieu et place d’un plateau offrant une brochette de groupes locaux certes de bonne facture, mais trop souvent présents sur la scène du Grillen.
Le prix d’entrée s’en ressent (si peu) mais qui dit qualité dit forcement moyen et c’est au final au public de décider si le jeu en vaut la chandelle, si la qualité artistique, la découverte d’univers sonores inconnus importent pour lui.
Celui qui s’est déplacé au Grillen ce mardi soir n’aura pas été déçu, les Canadiens de I Hate Sally boxant dans les deux catégories. Avec un seul album à son actif (Dont Worry Lady) et de surcroît difficile à se procurer, le combo ne pouvait qu’éveiller l’attention. Les structures particulières de ses morceaux vont aussi bien puiser dans le hardcore traditionnel que dans des zones beaucoup moins défrichées par des groupes du genre. La section rythmique est en folie (le bassiste possédé), les successions de riffs de guitare évitent les plans habituels comme la peste. Dee Prescott, en frontgirl indomptée, grogne ou crache ses textes dans une ambiance entre thrash, death, hardcore et de moins inidentifiables styles.

Métalleux généreux

To Kill démontre ensuite que l’Italie possède aussi son lot de métalleux généreux. Josh Mosh comme beaucoup de frontmen, donne sa vision d’un monde en perdition, mais partage aussi une autre façon d’appréhender les choses. Jusque dans leur musique, les Romains tentent de ne jamais tomber dans le traditionnel. C’est toutefois l’intensité et la densité des morceaux qui font surtout la qualité du combo. « Time To Say Goodbye » et son jeu de guitare éberlué ou « Breathing », réellement essoufflant, sont à l’image de To Kill : chaleureux.
Dans le registre générosité et altruisme, Raised Fist se débrouille bien aussi. Très proche du public Alexander Alle Rajkovic, son chanteur, dégage une véritable et attachante personnalité. Mais ici le message est plus vindicatif. Les morceaux pleuvent comme des bombes, accompagnés la plupart d’un discours politique. Côté musique, ça s’essouffle parfois (« Killing It »), mais le plus souvent le quintet atteint une vitesse de croisière fulgurante tel sur « Ignore Them All ». Les racines elles sont bien là, et c’est quand Raised Fist s’en éloigne que le groupe pêche le plus. Mais en gardant le poing levé.

C. Schneider

RegioMusik

RAISED FIST, TO KILL und I HATE SALLY. Drei Bands aus Schweden, Italien und Kanada, drei mal geballte Aggression und Wut. Eine internationale Hardcore- Fraktion unterwegs durch Europa mit 14 Konzert innerhalb von 14 Tagen! Soviel zu den Fakten – kommen wir zu den Eindrücken des vorletzten Konzerts der „Killing It“ -Tour im „Le Grillen“, einem kleinen aber feinen Club im elsässischen Colmar.


Brachial und anmutig: I HATE SALLY aus dem fernen Kanada sind dies auf einzigartige Weise zugleich. Mid- Tempo New School Hardcore, der klassische Songstrukturen durchbricht und sich in einer rhythmisch- vertrackten Soundcollage wiederfindet. Wild, melancholisch, brachial und eben trotzdem anmutig in der unglaublich präzisen Art wie dieser dargeboten wird. Die expressive Bühnenshow unter Stroboskop- getränktem Bühnenhimmel, ekstatische Rückkopplungen, dazu der Ausdruck der Sängerin Dee. Still stehen bleiben, eintauchen, einsaugen und wieder aufwachen. Nach kurzen 20 Minuten wieder da, ist es schon vorbei und der objektive Blick des Rezipienten getrübt.


Traditionell, konventionell: TO KILL bieten eine wesentlich unaufgeregtere Interpretation des Old School Hardcores, der sicherlich schon bessere Zeiten als an diesem Abend erlebt hat. Das Schlagzeug hinkt etwas hinterher, die Gitarren klingen nach Strohfeuer. Auffallend das große Mitteilungsbedürfnis des Sängers, dessen stereotypen Ansagen aber ebenso wie der Sound der Band keine Überraschungen bieten. Aber auch das muss ja mal sein. Zumindest eines wissen wir jetzt: „It’s hard to define, what Hardcore is…“. womit er sicher nicht ganz ganz falsch liegt…


Aggressiv und sympathisch: RAISED FIST aus dem schwedischen Lulea wo die Sonne entweder oft nicht untergehen will, oder erst gar nicht mehr auftaucht. RAISED FIST stehen seit 1993 für aggressiven, schnellen Hardcore, der durch klare Gitarrenriffs, einen richtig geil knackenden Bass und eine sehr charakteristische Stimme auffällt. Diese Stimme, aus dem Hals des sehr unterhaltsamen und humorvollen Sängers Alle scheint unter 14 Jahren RAISED FIST und 14 Tagen Dauertouren schwer gelitten zu haben und ist an diesem Abend nur noch zur Hälfte präsent. Einen guten Draht zum Publikum findet sie trotzdem schnell, auch durch die persönlichen Ansagen ohne Mikrofon uns die gewinnende Art der Sängers selbst. RAISED FIST bringen 40 Minuten lang vollen Einsatz, das Publikum ist bis auf wenige Ausnahmen für ein Hardcore- Konzert untypisch ruhig und entspannt. Dabei bieten RAISED FIST mit älteren Hits wie „Breaking me up“, „Stronger than ever“ oder „Break free“ mehr als genug Anlässe völlig auszurasten. Vom neuen Album „Sound of the republic“, bei dem RAISED FIST erfolgreich mit melodiöseren Elementen experimentieren, spielen sie lediglich einen Song. Weil: „We want to play the songs we like, and not the Songs you want to hear“. Schlechte Promotion, aber es macht sie umso sympathischer.

Sebastian Drescher

» Retourner à la liste des articles

Tremplin Léz'Arts