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Festival "Vies d'Ailleurs"
- Groupes : Ngobo Ngobo + Tournée Générale + Skannibal Schmitt + Derya
- Date : samedi 24 mars 2007
- Lieu : Salle des fêtes de Marckolsheim, Marckolsheim
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Articles
- 26-03-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Afrique délaissée
- 26-03-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Musique mouvementée
- 24-03-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Derya, la musique dans les doigts
- 23-03-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Vies d'ailleurs, la bande-son
- Dernières Nouvelles d'Alsace : Un festival pour l'Afrique
Les articles du concert
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Afrique délaissée »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : lundi 26 mars 2007
Il y a de beaux rendez-vous manqués. Le festival « Vies d’ailleurs » qui s’est déroulé samedi à Marckolsheim en fait parti. Les organisateurs, les étudiants du lycée agricole d’Erstein, et le RAI qui coordonnait cette manifestation, n’ont absolument pas à rougir de leur travail. Mais le public semble avoir été trop frileux pour sortir de chez lui.
« C’est la première fois que le RAI (réseau d’animation intercommunal) arrive à mobiliser autant de monde autour d’une action. Mais c’est la première fois que nous avons aussi peu de public ». Angeline Mocochain, directrice du RAI, n’est pourtant pas effondrée. Car le travail des étudiants du BTS services en espace rural du lycée agricole d’Erstein est exemplaire à plus d’un titre. Les visiteurs ont pu s’en rendre compte aussitôt franchi le seuil de la MJC de Marckolsheim.
Chez eux, le développement va dans les deux sens
C’est bien simple, les habitués ne croient pas être déjà entrés dans ces locaux qu’ils connaissent pourtant si bien. Des rythmes africains invitent à explorer les lieux. Au rez-de-chaussée, une membre de l’association Sahel Vert (1), devant un stand qui présente différentes pièces d’artisanat malien, explique comment l’Afrique tend la main à la France et inversement. Car chez eux, le développement va dans les deux sens. 50% du prix de chaque objet reviennent à l’artisan qui l’a façonné, 50% intègrent leur projet qui concerne autant la France que le Mali : relais de la banque alimentaire, accompagnement socio-éducatif, réinsertion, prévention...Toujours de l’artisanat chez Arti-Plano (2), qui fait dans le commerce équitable. « C’est un collectif de femmes kenyanes qui tricotent ces petites merveilles », dit la responsable du stand en désignant des moufles enfantines en forme d’éléphant ou de lion. « Nous sommes motivés », dit Delphine des Amis de Poa (3). On la croit : elle est venue de Vandoeuvre-lès-Nancy pour parler de l’action de l’association. « En gros, en juillet-août, nous avons deux chantiers de construction au Burkina Faso avec des bénévoles », des modulaires qui deviennent, au gré des besoins, dispensaires, écoles, logements... « Pour cette année, il nous manque 400 € pour le ciment ». Isabelle, d’Amitié Solidarité Alsace-Burkina Faso (4) est fière de parler de l’école que l’association a réussi à bâtir après 5 ans de travail. « Nous étions à l’inauguration au mois d’octobre. Mais nous continuons toujours. » Quant à l’antenne alsacienne de Médecins sans frontières (5) dont le bureau se trouve à la Maison des associations à Strasbourg, elle essaye de rendre compte du travail sur le terrain des « french doctors » en se rendant dans les écoles où dans ce type de manifestations.
« Notre priorité cette année, c’est de réaliser des accès à de l’eau salubre »
Une bonne odeur flotte dans l’air. On suit son odorat et on emprunte les escaliers tout en jetant un oeil sur les travaux du club arts plastique du collège de Marckolsheim. Mais où sont passés les locaux de la MJC ? Car ici rien ne rappelle les fresques plutôt urbaines réalisées par les jeunes. Sur des panneaux se racontent les actions de Zazakelly (6). « Cela veut dire "petit enfant" en malgache, traduit Chantal, la trésorière venue parler de l’orphelinat que l’association a créé. Nous avons 25 enfants sous tutelle. Nous n’avons pas de subventions ». Et un déménagement en vue à Ambatolampy. Mais des particules parfumées nous rappellent que l’on a un estomac. « Là c’est du poulet coco. Mais nous avons aussi des samosas aux légumes, des achards, du rougaï de tomate parfumé au kumbawa », énumère Fara, bénévole de Solidarité Entraide Madagascar (7). La première action de l’association, raconte Albert, le président de l’association, fut un repas à Bollwiller. C’était il y a 17 ans. « Notre priorité cette année, c’est réaliser des accès à de l’eau salubre. Dans cette région, un village sur 30 a accès à l’eau potable. »
Autant dire que le travail ne manquera pas. Et c’est le grand mérite de cette manifestation d’avoir ouvert les yeux du public, trop frileux, sur le monde. « A mon avis, ça va donner des idées », dit Angeline Mocochain.Jean-Frédéric Tuefferd
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Musique mouvementée »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : lundi 26 mars 2007
Peu de monde également à la partie musicale du festival le soir même. Ce qui n’a pas empêché le public présent de s’en donner à coeur joie sur une musique très mouvementée.
On avait laissé Fara, bénévole de SEM (Solidarité Entraide Madagascar), en train de parler de projets de développement Madagascar (voir ci-dessus). On la retrouve quelques heures plus tard en train de danser dans une salle des fêtes de Marckolsheim métamorphosée grâce au travail des étudiants en BTS services en espace rural d’Erstein, chevilles ouvrières du festival « Vies d’Ailleurs ». Sur scène, Skannibal Schmitt livre un « ska à la machette » très incisif et toujours aussi fou. Mais là encore, l’affiche concoctée en collaboration avec Zone 51 n’a pas attiré les foules. « C’était la première édition du festival, non ? C’était très bien organisé. Et cela nous a permis de rencontrer d’autres associations », tempère Fara.
« Ils sont bons », juge Derya qui a ouvert le bal, habillé comme pour un mariage. C’est que le jeune musicien est justement sur le point de partir animer un mariage à Altkirch, remplaçant au pied levé un pianiste malade. Il ne verra donc pas « Tournée Générale », groupe difficilement classable : chanson à boire ? engagée ? réaliste ? néo-flok furieux ? Toujours est-il que les trois Spinaliens se donnent à fond, ce qui se ressent sur leurs ventes d’album.
Les Ngobo Ngobo sont très bons aussi. Pourtant ces sautillants Allemands sont peu connus chez nous. Leur ska - rocksteady est impeccable et dans la salle, ça bouge dans tous les sens. Dehors, des élèves du lycée agricole soufflent un peu avant de ranger. Déçus ? « Un peu mais pas trop ». Vous remettez ça en 2008 ? « Nous avons terminé les cours à la fin de l’année. Mais c’est certain, nous continuerons d’une manière ou d’une autre ».J.-F. T.
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Derya, la musique dans les doigts »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : samedi 24 mars 2007
Dans un monde musical où le talent est oublié en faveur de l’argent, Derya dénote. Parce que Derya fait le pont entre folklore turc et hip-hop. Parce que pour lui, la musique n’a pas de prix.
Derya aime bien commencer ses morceaux par un solo de kanum. Certes, il ne joue pas directement de cet instrument cousin de la cithare, mais de sa version clavier. « J’ai fait sampler tous mes instruments dans un studio. Et je me suis spécialisé dans le synthé. Ça m’évite de me trimballer avec tous. » Car Derya, à 25 ans, connaît bien la musique. « Je joue de 28 instruments, dont une quinzaine du folklore turc. » Pourtant, le jeune homme n’est jamais passé par le conservatoire et a tout appris à l’oreille.
Le premier instrument qu’il a eu en main était un saz, un peu le croisement entre un luth et un banjo. Il avait 7 ans. Quand viennent les années collège, c’est la mode des baladeurs. Et le Marckolsheimois se met à écouter de tout. Et plus particulièrement du hip-hop. « J’ai fait de la danse, des graffitis, du scratch pour finir au chant. A 12 ans, j’ai écrit mes textes », avec comme référence MC Solaar.
Puis viendra la révélation : le concept album «ElectroCypher»
Côté US, son coeur penche vers l’écurie Death Row (2Pac, Dr. Dre, Snoop Dog...) et l’électro façon Afrika Bambata. Puis viendra la révélation : le concept album « ElectroCypher » piloté par Akhenaton d’IAM. « J’avais 15/16 ans à l’époque. Je l’écoutais 5 à 6 fois par jour. »
Avec des amis, il pose des rimes sur des musiques qu’il crée tout en continuant à jouer dans des groupes de musique turque. Si de ce côté, sa réputation d’instrumentiste dépasse les frontières - il accompagne les stars de la variété turque lors de leurs passages en dehors de leur pays - il y a, niveau rap, l’épisode Cosa Killa. « Ça a marqué beaucoup de gens. La base était bonne. Mais il y avait un manque de sérieux. On aurait pu aller très loin avec plus de travail. Ça nous servira de leçon pour plus tard. » Car, annonce-t-il, l’aventure collective rap n’est pas terminée à Marckolsheim.
D’ici là, Derya sera seul sur la scène de la salle des fêtes pour ouvrir la partie musicale du festival « Vies d’Ailleurs ». Et il fera entendre le meilleur de deux mondes.J.-F.T.
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Vies d'ailleurs, la bande-son »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 23 mars 2007
Les étudiants en BTS «services en espace rural» du lycée professionnel agricole d’Erstein ont recherché quelle serait la meilleure bande-son pour le festival « Vies d’Ailleurs » qui se déroulera samedi à Marckolsheim. Et bien entendu, c’est une musique pleine de rebondissements et riche en couleur qui résonnera dans la salle des fêtes à partir de 20 h.
Derya mêle de façon inédite la musique traditionnelle turque et le R’n B. A découvrir, d’autant que le gaillard avait déjà fait parler de lui avec les regrettés Cosa Killa. Skannibal Schmitt ne fait pas dans la dentelle. L’appellation « Ska à la machette » a d’ailleurs été forgée pour ces malades mentaux du « two-tone ». Depuis sa création dans une cave de Brumath, le groupe n’a cessé d’affûter ses compositions toujours sur le fil du rasoir. Que l’on se mette sur ses gardes car personne ne peut rester insensible à ces rythmes déchaînés.
Changement de genre avec Tournée Générale, mais pas d’esprit. Car ces Lorrains son! t également des énervés qui n’aiment rien mieux que de voir tanguer les salles en les abreuvant de paroles engagées et très libres. Et pour finir, ladies and gentlemen, Mädchen und Herren, les impeccables Ngobo Ngobo vous feront sauter de joie. Ce combo, méconnu de notre côté du Rhin, fait en effet partie de l’avant-garde reggae allemande qui a donné Gentleman, Dr. Ring-Ding, Senior Allstars ou Patrice. Depuis les années 90, ces sept musiciens sillonnent l’Europe pour propager le bon son hérité des Specials, de Bob Marley ou de Police.
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Un festival pour l'Afrique »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
Dans le cadre de leurs études, des élèves du BTS service et espace rural du lycée agricole d’Erstein organisent un festival à Marckolsheim le 24 mars prochain. « Notre projet d’initiation à la communication est de mettre en place une manifestation dans le milieu rural », résume Gwendoline Legrand pour présenter « Vie d’ailleurs ». On y croisera des associations de développement, un conteur, des courts-métrages, des graff’ et une série de concerts « co-organisés par le Lycée, RAI et Zone 51 ». « Laurent et Linda ont pris le temps de nous expliquer comment se monte un concert », raconte Mathilde Jeandel, Angéline Mocochain, directrice du RAI, leur dévoilant le secret des arcanes administratives, budgétaires, municipales...
Durant ce concert, le public pourra applaudir Derya qui mélange musique traditionnelle turque et hip-hop, Skannibal Schmitt qui fait du ska à la machette, un groupe de chanson festive Tournée Générale et Dr.Wogle ’ the Radio, groupe de reggae allemand à la Gentleman.

