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Zone51
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25 Ta Life + Spitfight + Butch

Affiche du concert

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Elevé à la grenaille et dans l’air urbain new-yorkais, 25 Ta Life était, vendredi, la tête d’affiche torturée de Zone 51 et Teenage lobotomy. Le Grillen colmarien a aussi fait honneur aux locaux de Butch et Spitfigh.

Pas de répit pour le métal.

La programmation du Grillen poursuit son exploration de la scène métal. En puisant dans le vivier international du genre, la salle colmarienne d’une part soutient la scène locale et, d’autre part, propose des pointures internationales. De la première catégorie et de Strasbourg, c’est Butch qui assène les premiers riff. Minimal, brut de décoffrage et sans prétentions, le trio a choisi d’épurer sa musique jusqu’à l’extrême, allant jusqu’à se passer de bassiste. Le son n’en est que plus métallique alors que ses compositions lorgnent fréquemment vers un rock plus traditionnel. Offrant un set carré et rondement mené, Butch sait y faire avec un combatif « Whithout War », et une plutôt réussie reprise acoustique du « Whorehouse Blues » de Motörhead. Toujours de Strasbourg, Spitfight prend la relève avec un Allschool Hardcore à se faire virer du lycée. Canaille et soutenu par un public adepte du Violent dancing, le quintet fait dans le lourd et l’agressif. Morceau saccadés et massifs, attitude dévoyée, les Strasbourgeois balancent un set chaotique mais plein de sincérité et non dénué de charisme. Claquements secs de la demi-caisse claire, basse vrombissante et chanteur fiévreux sont soutenus par des guitares belliqueuses. Certains titres résument assez bien l’ensemble :« Stab To Death », « Primaire » ou « Torn Into Pieces ».
Boxant sans contestes dans la catégorie pointures, 25 TA Life ne fait pas dans la délicatesse. A l’inverse de Spitfight, la caisse claire est en bois et si la basse est métallique et massive, la guitare est plus chaude. Mais Rick Healey au chant n’est pas là pour faire dans la bluette. « Let’s fuck this place up », scande-t-il entre des morceaux enragés. En filiation directe avec le punk new-yorkais, le quatuor sait toutefois revisiter ses influences. Le haut du corps entièrement tatoué, les dreadlocks en bataille, l’infatigable Rick Healy assure autant par le look, l’énergie et la voix. « Let The Past Be The Past » chante-t-il et le groupe donne l’exemple. L’esprit punk fusionne ici avec le hardcore pour une musique rebelle mais toute actuelle. Les morceaux sont souvent courts mais vont à l’essentiel. « Short Fuse » ou « Make It Work » et leur critique de société, « Where It Begins » qui prône l’amitié et la loyauté en sont deux exemples parmi une set liste dense et brillante. Ici actif et activisme vont de pair.

C. Schneider

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