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Kill The Young + Sparkling Bombs + Divin O
- Groupes : Kill The Young + Sparkling Bombs + Divin O
- Date : samedi 21 octobre 2006
- Lieu : Salle Les Tanzmatten, Sélestat
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Articles
- 23-10-2006 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Les sales jeunes de Manchester
- 21-10-2006 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Maudite jeunesse
- 20-10-2006 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Mort aux jeunes rockers
Les articles du concert
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Les sales jeunes de Manchester »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : lundi 23 octobre 2006
La nouvelle révélation rock de Manchester passait samedi soir par les Tanzmatten à Sélestat, l’occasion pour les vilains garnements de « Kill the young » de distiller leur rock sans prise de tête.
Qui a dit que les sagas des groupes de rock ne peuvent être aussi liées à une histoire de famille ? Certainement pas les frères Malcolm et Angus Young (AC/DC), encore moins les frères Alex et Edward Van Halen, ni les frères Clark, Jordan et Zacchary Hanson. Il en va de même pour les trois frères Gormann de Kill the Young, nouvelle révélation de la scène rock de Manchester (dixit l’affiche de concert).
Avec 350 concerts à leur actif, un album mixé par Dimitri Tikovoï et de Flood, l’un des plus influents producteurs-mixeurs de ces 20 dernières années (U2, PJ Harvey...), les Gormann Brothers restent humbles et font un rock sans prise de tête. Le nom du groupe comme leur logo (une grand-mère en chignon armée d’une hache) se veulent un pied de nez à cette société qui érige la jeunesse en vertu et la fait aussi vieillir plus précocement.
Une joie communicative
Certes, les vilains garnements, dont la moyenne d’âge est affreusement basse (23 ans), ne révolutionneront pas le rock mais leur énergie et la joie communicative d’être sur scène ont fait passer un sacré bon moment, samedi soir, aux fans venus les écouter aux Tanzmatten de Sélestat. Et c’est bien là le principal, non ?
Reprenant les bases du rock en power trio (basse, batterie, guitare), les sales jeunes ont déversé les titres de leur album, et notamment en final, et en guise de clin d’oeil, leur « Kill your young ». Un show qui sera passé très vite et qui aura fait vieillir d’environ cinquante minutes les jeunes fans.
Auparavant, les Sparkling Bombs en rodage pour leur tournée en Grande-Bretagne ont produit un set court, incisif et vitaminé. Certains fans ont apprécié leur show, d’autant que les musiciens semblaient plus à leur aise que lors de leur dernière prestation au festival « Back to School » à Goxwiller. Peut-être le fait de jouer à domicile ou bien de voir l’échéance anglaise se rapprocher...
Quant à Divin-O, ce groupe de rock electro-hybride avait eu la lourde tâche d’ouvrir la soirée. Résultat : une prestation étrange et hypnotique. A noter que la soirée était organisée dans le cadre des « Nuits d’Amnesty » par la section locale d’Amnesty internationnal et Zone 51.Vivien Montag
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Maudite jeunesse »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : samedi 21 octobre 2006
Parmi les groupes qui font sensation outre Manche, Kill The Young est à part. D’abord, ce sont trois frères : Tom, Dylan et Olly Gorman, racines irlandaises revendiquées, élevés dans la banlieue de Manchester. Ils ont 23 ans de moyenne d’âge. Ils font une musique aguichante faite, entre autres, d’emprunts aux anciens comme The Cure ou The Smiths, le tout joué en survitaminé.
Un tel assemblage ne peut que plaire au sein de la perfide Albion, prompte à mettre en avant ceux qui assument le « meurtre du père ». Et donc des stars de studio se sont chargés d’eux : à la production Dimitri Tikovoi - déjà derrière quelques disques de Placebo, Goldfrapp... - et au mixage Flood, ingénieur du son et remixeur pour New Order, Depeche Mode, U2... Résultat : leur premier album éponyme a une pêche d’enfer.
Et les frères Gorman sont insolent et pas idiots. Pour preuve des déclarations trouvées sur leur site ( www.killtheyoung.com ) : « Notre nom est un constat sur la marche actuelle de la société occidentale et la pression mise sur les jeunes à devenir responsable et à abandonner toute innocence. En dévorant le temps passé à être jeune et insouciant, la société tue la jeunesse et empêche toute possibilité de rebellion ou de contre-culture. »J.-F. T.
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Mort aux jeunes rockers »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 20 octobre 2006
Le groupe anglais Kill The Young a tout pour être haïssable. Ils sont jeunes, talentueux et ont en plus l’arrogance d’avoir de l’humour. On pourra aller les détester avec plaisir samedi soir aux Tanzmatten de Sélestat.
Quand on atteint un certain âge et que l’on apprécie le rock, il est normal de trouver que c’était mieux avant. Ce ne sont pas les nouveaux groupes qui arrivent qui nous feront changer d’avis, vu qu’ils ne font que rejouer ce qui se faisait avant. On était rassuré : si l’on vieillit, ce n’est pas grave puisque l’on connaît la musique.
La cerise sur le pompon
Mais que faire quand de jeunes arrogants viennent donner de grands coups de guitares dans nos certitudes ? Que dire si, en plus, ils ont le culot de s’appeler Kill The Young ? Car oui, ces trois Mancuniens (autrement dit de Manchester) sont jeunes -moyenne d’âge 23 ans - et ont assez de talent pour inquiéter les rockers plus âgés.
Pourtant, les trois frères Gorman (parce qu’en plus, c’est familial chez eux) doivent un peu de leur gloire à des anciens : Dimitri Tikovo (à son actif Placebo, Goldfrapp, John Cale, Marc Almond...) s’est chargé de la production de leur premier album ; quant au mixage, lit-on sur leur site ( www.killtheyoung.com), il a été confié à Flood, « un des producteurs, ingénieurs et remixeurs les plus influents des 20 dernières années avec New Order, Depeche Mode, U2, Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins, Pj Harvey... »
En tirant donc la couverture sur nos corps fatigués, on pourrait dire que Kill The Young est un groupe de jeunes qui doit tout à ses aînés. Mais non ! Ils savent se débrouiller tout seul. Preuve en est des concerts déchaînés, déstabilisant le public aux tempes grises qui aimerait bien coller une étiquette sur ces trublions, histoire qu’ils ne la ramènent pas trop.
Car - c’est la cerise sur le pompon - ils sont revendicatifs sans être idiots. « Notre nom est un constat sur la marche actuelle de la société occidentale et la pression mise sur les jeunes à grandir vite... et mettre de côté l’innocence. En grignotant le temps passé à être insouciant et jeune, la société tue effectivement la jeunesse et à abolir toute possibilité de rebellion ou de contre-culture. » Il dénoncent également le monde économique qui considèrent les jeunes comme étant « des consommateurs cibles hautement manipulables ».
Passé 25 ans, peut-on souscrire à un tel discours ? Non ! C’est pour cela qu’il faut aller nombreux au concert du samedi 21 octobre pour montrer aux plus jeunes qui c’est le patron.Jean-Frédéric Tuefferd



