Chroniques, articles de presse et live reports
Inner Terrestrials + Diego Pallavas
- Groupes : Inner Terrestrials + Diego Pallavas
- Date : jeudi 14 décembre 2006
- Lieu : Salle Le Grillen, Colmar
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Dernières Nouvelles d'Alsace : « De Pallavas à Londres »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : mercredi 20 décembre 2006
Coproduction de Zone 51 et Teenage Lobotomy, la soirée de jeudi dernier au Grillen à Colmar a permis de passer les premières attaques du froid avec sérénité. Diégo Pallavas et Inner Terrestrials ont réchauffé corps et esprits.
Diégo pour l’exotisme et Pallavas pour le soleil. C’est ainsi que se définissent ces Spinaliens d’origine. Diégo Pallavas, c’est un trio solide qui repose principalement sur un chanteur allègre, une batterie métronomique et une basse stakhanoviste. Avec une vision scatologique des choses mais sans aucune méchanceté, le groupe dénonce les dysfonctionnements du monde qui les entoure.
« Diégo Pallavas vous emmerde » ouvre et ferme le set, mais c’est sans animosité. Lorgnant vers les anciens (quelques riffs du « Summetime Blues » de Cochran transparaissent), vers le ska, où vers une certaine époque des Clash, les compos du groupe sont avant tout des instantanés, parfois poétiques et proches de la chanson réaliste. « Petite Teigne » ou « Couvre Chef » par exemple, sont de vraeis tranches de vie, servies avec enthousiasme et chaleur.
Un parcours en crescendo
Les débuts d’Inner Terrestrials sur la scène colmarienne ne se feront pas sans difficultés. Un problème de distorsion empoisonne quelque peu J, le chanteur-guitariste du groupe, qui démarre le set un peu tendu. Mais c’est toutefois radieux qu’il balance des compos oscillants entre dub et punk rock énervé.
Tout en chaleur, humanité et finesse, la prestation du groupe ne lasse pas, suivant un parcours toujours en crescendo. Fran à la basse est aussi impressionnant que ses dreadlocks, mais sans avoir recours à de inutiles artifices. Les choses sont simples et dites clairement. « Off With Their Heads » ne font pas long feu de la tête des monarques, « War » voit la terre comme un champ de bataille, « Fuck The Flag » fait fi des étendards, « Kill The Bull » dénonce la présence de Big Brother. Engagement donc, mais transcendé par la voix profonde du généreux J et la présence lumineuse d’Inner Terrestrials.C. Schneider

