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The Saints + The Living Blue + Cristine Number One
- Groupes : The Saints + The Living Blue + Cristine Number One
- Date : jeudi 02 novembre 2006
- Lieu : Salle Le Grillen, Colmar
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Articles
- 04-11-2006 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Mythiques Saints
- 27-10-2006 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Du culte de The Saints
Les articles du concert
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Mythiques Saints »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : samedi 04 novembre 2006
Zone 51 poursuit sa quête des perles rares du rock. Avec les mythiques Saints de Brisbane et les ahurissants Living Blue de Chicago, l’association se pose encore et toujours là comme (re)découvreur de talents.
Mais c’est aussi dans la région, et plus précisément du côté de Strasbourg que l’on trouve du grain à moudre. Christine Number One pose un peu trop pour les caméras présentes dans la salle pour que leur prestation soit totalement spontanée. Mais il ne s’agit là que de l’attitude et leur musique n’en est pas moins carrée et volontaire. Des guitares ronflantes et un chanteur très en mouvement, avec un timbre rappelant parfois celui de Robert Smith, créent une atmosphère à la fois brûlante et sévère. De noir vêtu, en baskets, flirtant avec la noisy, le quintet en impose malgré quelques ficelles épaisses, car animé par celles du rock’n’roll.
Les interprétations habitées de leurs compositions...
Porté par un effarant guitariste (! Joe Prokop) et un chanteur imprégné de références anglaises (Stephen Ucherek, également à la guitare), Living Blue impressionne. Les interprétations habitées de leurs compositions, cette façon permanente d’être à cheval entre le rock garage, la pop, le punk et des groupes comme les Stokes ou les Ravonettes -dont ils ont assuré les premières parties-, font merveille. Electrisées (« One Beat »), exaspérées (« Whishlist ») ou tout simplement conquérantes (« Conquistador »), les compositions de Living Blue ne laissent jamais indifférent. Autant percutant que tubesque, un groupe à voir et revoir.
Avec une crinière de lion à la Robert Plant, Chris Bailey porte bien ses trente ans de carrière. Fidèle à un esprit et une simplicité hérités de longue tournée dans les clubs australiens, puis anglais, le leader des Saints et son efficiente section rythmique s’affiche en trio. Entre le punk de Wire, le rock des Who et une nonchalance toute personnelle, The Saints transportent l’audit! eur dans le temps et l’espace et étalent au grand jour les images glanées sur trois décennies de route. « Nothing Is Straight In My House », « I’m Stranded » ou « Messin’ Whith the Kid » sont autant de chansons que d’embûches sur le chemin. Mais les Saints les transcendent et transcendent leur public.C. Schneider
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Du culte de The Saints »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 27 octobre 2006
Parmi les nouvelle religions créées par les sociétés occidentales, il y a celle des vieux groupes rock, obscurs ou pas. A savoir que plus l’amateur de rock s’enfonce dans l’underground, plus il touche au culte.
Que dire alors de The Saints, trio né du côté de Brisbane au beau milieu des années 70 ? Ils ont tout pour être de véritables objets d’admiration. D’abord, lit-on dans leur bio, Chris Bailey au chant, Ed Kuepper à la guitare et Ivor Hay le batteur sont « un condensé de l’Australie populaire », et donc parlent de la rue, de ce qui s’y passe, message forcément universel à toutes les villes de la planète. De plus, ce sont des rebelles, refusant de se plier au carcan de la scène musicale d’alors : le heavy métal.
La bonne parole rock’n’roll
Troisième point les transformant en candidats parfaits pour une canonisation de leur vivant, ils n’ont pas été prophètes en leur pays, l’Angleterre punk de 1977 les accueillant à bras ouverts. Puis, la légende veut que les anciens amis se fâchèrent, le chanteur s’appropriant le nom à son profit et le guitariste fondant un contre-groupe sur les mêmes principes. Jusqu’au jour où ils se retrouvèrent pour prêcher à nouveau ensemble la bonne parole rock’n’roll. Hallelujah !
Les Saints, c’est bien. Parlons aussi des jeunes messies. Pour ce concert colmarien, ce seront The Living Blue, groupe de garage comme seul savent en produire les USA et Cristine Number One, groupe strasbourgeois à mi-chemin entre le pop, le rock et la new wave.J.-F. T.

