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Zone51
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Hatebreed + Crowpath + S-core

Affiche du concert Affiche du concert

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Les articles du concert

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Un gros son qui fait peur »

La scène hardcore a ceci de passionnant qu’elle se développe en toute liberté, loin, très loin du consensus mou qui inonde nos radios. A tel point que les médias tentent souvent de récupérer ses rejetons, alors qu’il est déjà bien trop tard pour les faire rentrer dans un moule.

« La race de la haine »

Ainsi Hatebreed, ou en français « La race de la haine », est-il devenu en dix ans un groupe leader du genre.
Ces quatre gaillards venus du Connecticut ont développé au fil des ans un son qui ravage tout, un mélange d’influences qui a de quoi effrayer n’importe quel fan de Lordi.
Quant à la voix de Jamey Jasta, considéré par beaucoup comme un nouveau Henry Rollins, elle fait penser au bruit d’un concasseur de graviers. A force de brutalité, Hatebreed a partagé la scène avec Ozzy Osbourne et Slayer. Ils ne font que deux dates en France, dont une à Sélestat.
Autre groupe au gros son qui fait peur, Crowpath. Ces Suédois ont créé un g! enre bien à eux, le « grind death math doom metal core  ». C’est puissant, violent, impressionnant et laisse quelques moments de répit à son public, pour reprendre de plus belle. On dit d’eux qu’ils sont l’une des formations les plus passionnantes de ce nouveau siècle.
A vérifier sur place pour ceux qui n’ont pas peur. On en profitera pour aller voir les régionaux de l’étape, les très prometteurs S-Core, combo de power metal qui n’a pas froid aux yeux.

J.-F. T.

GE-Underground

Tout d’abord merci à Laurent de Zone 51 pour les deux accréditations avec pass photo.

Ca débute par S-Core. Toujours ce son brouillon en début de prestation mais à partir de "Depressive I am", ça s’est nettement amélioré. Avec en point de mire "Riot" et ses paroles anti-Team Nowhere, qui font toujours effet. Un nouveau morceau a été joué, toujours dans la lignée du précédent album, rentre-dedans et sans concession. Encore une belle prestation pour S-Core qui sait tenir la scène comme il se doit.

Ensuite Crowpath from Sweden nous assène un metal extrême hyper technique. Ca part dans tous les sens du hardcore aux riffs grind, c’est relativement déstructuré comme si The Dillinger Escape Plan avait coïté avec du brutal death. Des morceaux courts ultra efficaces et bourrins et dans le pit on passe à la puissance II. A revoir avec plaisir.

Et pour finir, le concert de la saison. Une énorme baffe dans la gueule! "Straight To Your Face" en seconde position sur la set liste, un titre qui en dit long sur la motivation de Hatebreed. Et comment rester de marbre sur l’ancien "Under The Knife". Me voilà obligé d’aller dans le pogo ou la kung fu crew habituelle est plutôt discrète. En fait, ça bouge pas autant que ça, elles sont loin les danses du feu d’antan. Tous les morceaux s’enchaînent, tu as très peu de temps pour respirer, tu en prends plein la gueule et tu en redemandes! Malgré la chaleur, ça bouge de partout dans la salle car le hardcore de Hatebreed tout en étant actuel a une grosse influence des maîtres old school. Et l’alternance entre jump et pogo est forcément jouissive. Du haut niveau! Enfin on a touché du doigt l’excellence ultime. Et dire qu’il y en a qui ne se sont pas déplacé! Quelle erreur! Hatebreed à Selestat, le concert de la saison, je le dis, l’affirme et je signe...

Critix 69

Nawakposse

Pour commencer cette review parlons de l’organisation…
L’accréditation non offerte, certes à 5€ le concert ce n’est pas grave, des pass photos invisibles car je n’ai pas vu le mien de la soirée, pas grave non plus, mais des agents de sécurité aussi désagréables que ça… c’est honteux ! Je ne citerais pas les faits pour ne pas assimiler la sécurité à l’association de la Zone 51. Espérons qu’ils se remettront en question sur ce point. Également, je trouve vraiment dommage qu’une si petite salle accueille un si grand groupe qui en plus ne fait qu’une seule date en France, petit détail qui me trottait en tête.

Le show commençant par S-CORE un groupe alsaciens des Dirty8 qui dès l’arrivée sur scène enflamma le publique, avec une set-list parfaite pour satisfaire tous ces fans. Des fumigènes recouvrant toute la scène, S-CORE, comme sur un nuage avec ces fumigènes, enchaîna ses chansons avec toujours cette même fougue. Fidèle à eux-même, le groupe se déchaîna sur chaque morceau en restant très proche du public et en multipliant les farces (le chanteur encerclant et " étranglant " le bassiste avec son câble, le bassiste qui le bousculait tout au long du concert pour se venger…).
Un sacré groupe qui mériterait une scène plus grande car c’est une vraie démonstration qu’ils nous font à chaque show.

Puis cela continua avec l’entrée sur scène du quatuor suédois CROWPATH. Ils ont réussi à assurer leur concert malgré une balance qui n’était pas au point, on entendait juste la batterie et quelque fois le guitariste. Eux aussi ont dégagé une grosse énergie, avec un chanteur qui n’est pas resté en place une seule seconde, faisant des allers-retours incessants sur scène en courant à chaque fois, tandis que le reste du groupe bougeait moins. Une musique étrange, rapide et technique avec des riffs par moment beaucoup trop démonstratifs qui donnaient un côté bizarre à l’ensemble, c’est pas bien méchant mais bon.

Et enfin le moment que l’on attendait le plus: HATEBREED venu tout droit de son Connecticut natal (tu sais Hartford à mi-chemin entre le Canada et New York) ! La scène, avec un drapeau géant à l’effigie du groupe, se recouvra de fumigènes blancs et d’un éclairage bleuté, puis, soudain la musique démarra et le groupe arriva en sautant et en courant. Le premier cri lâché et le publique en folie sauta n’importe où, accompagnant le chanteur dans ses parôles. Occupant toute la scène en dansant et bougeant, HATEBREED, d’une assurance et d’une fougue étonnante, transporta la foule dans un autre monde par sa musique et par son énergie dégagée. Que dire de plus à part que cela fut un show exceptionnel qui a vraiment prouvé que ce groupe est un groupe prestigieux, un moment qui restera gravé dans les mémoires de tout le monde.

Myl'n

Spiritribe - Hammerock

La soirée débute avec S-Core, que j’apprécie énormément sur album mais que je n’avais malheureusement jamais vu. Le son est assez énorme, la prestation est très correcte malgré une restriction lumineuse évidente et quelques tranches en moins sur la table. Bref, bon groupe de power-metal de chez nous dans la veine des Machine Head, Pantera, et autres Sepultura... à découvrir ou à redécouvrir. (http://www.processengaged.com/).

S’en suit des Suédois (me semble t’il) portant le nom de Crowpath, et là, je dois bien avouer que bien étant ouvert musicalement, dès que ça part dans des plans surbarrés pour masturbation de cerveau, et bien le bar fait vite de l’œil, et là il m’a fait le coup dès les 45 premières secondes. Bref le genre de zik qui fait bien à écouter en ces temps, mais je dois pas être "in" comme mec...

Après quelques tasses de houblon, direction la salle pour enfin voir ce groupe après lequel on aura couru pendant des années pour enfin les apprécier live, enfin voir ce fameux groupe qui a su s’imposer, avec seulement 3 albums et un Ep comme la référence en matière de hardcore (métal) et qui accueil désormais sur ses premières parties ses propres références comme Agnostic Front ou Madball.
Concernant le concert, je n’ai malheureusement pas la set-list. Quoi qu’il en soit, dès l’entrée sur scène, ça avoine sec avec un énorme "Tear It Downn" dans la face. On assiste à un vrai défilé de "tubes". Sont passé en revu les 5 disques du groupe (avec le ptit nouveau qui sort en août, "Supremacy"), avec des titres comme "Smash Your Enemy", "Before Dishonor", "Empty Promises", "A Call For Blood", "Live For This", "Proven" ou encore le ptit nouveau "To the Threshold"...
A la demande de Jamey Jasta le public essaye tant bien que mal à faire un fameux circle-pit, qui ne viendra pas, la France n’est définitivement pas l’endroit pour ça... sauf lieux vraiment spécialisés.
Le groupe s’apprête à quitter les planches mais propose un dernier titre, "This Is Now" qui déchaîne les foules. Mais on se rend vite compte que le groupe n’a toujours pas abattu sa dernière carte, avec ce que l’on peut appeler le titre phare du groupe de New Haven, quand soudain, Jasta lâche un " Do you want to be heard?". Et le voilà ce fameux "I Will Be Heard", reprit en cœur par l’assistance plus déchaîné que Jamey (rho le jeu de mot !!!). Bref la cerise sur ce bon gros gâteau ! Pour une première bah on a pas été déçu et j’irai même jusqu’à dire que ce concert entre direct dans mon top 10 de toujours, mais suis-je d’une parfaite objectivité ? Bonne question...
On pourra tout de même déplorer quelques légers problèmes de craquement dans le son, qui venait selon moi du tome bass... bref , finalement on s’en fout, le son était tout de même puissant, rentre-dedans, ptêtre un peu fort mais mettait à merveille les compos en évidence.
Respect à Hatebreed pour avoir atteint un tel niveau de notoriété sans faire le moindre compromis durant ses 10 années de carrière, comme le dit si bien Sean Martin.

By Manu

On remercie Laurent et toute la team Zone 51, Karine (Roadrunner) Sylvain & Julien et toute la team Dirty 8, Daniel (Mad Booking) et biensure tous ceux qui sont venus faire la fête de toute la France.

Manu

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