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Prochain concert : KEPI THE BAND + CHAPEL HILL (J − 49) !

Festival Léz'arts Scéniques #6 - jour 2

Affiche du concert
  • Groupes : Lab° + Marcel Et Son Orchestre + Rasta Bigoud + Mon Côté Punk + Pause + Les Dahus + Enneri Blaka
  • Date : samedi 05 août 2006
  • Lieu : Salle Les Tanzmatten, Sélestat
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Articles

Les articles du concert

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Déluge de bonnes notes »

Après le vendredi métal, le samedi commencera par prendre l’eau avant de prendre de belles couleurs avec le soleil et les habits chamarrés des fans de Marcel et son orchestre.

« Agnostic Front, c’était une tuerie. Sick Of It All, c’était une boucherie. » Comprenez dans cette métaphore d’Olivier, dite avec l’accent du sud, que le premier concert était violent, brutal, sans concession, tandis que le second présentait mieux ses morceaux. « Sick Of, à chaque fois, c’est une claque », résume encore Poune de Black Bomb A, tout époustouflé de la toute première date de la tournée européenne des légendes du hardcore américains.
On ne s’éternisera pas sur ce vendredi soir, pas plus qu’on ne parlera d’un samedi matin plus que pluvieux pour retrouver les festivaliers et les bénévoles au sec au soleil de l’après-midi. « Y’en a qui sont folklos », constate Marc, 25 ans, qui serait bien venu la veille, « mais je travaillais. Je suis là pour Marcel. » Tout comme les « folklos » d’ailleurs. »

« Il y a des gens qui viennent, se changent, reviennent, se rechangent »

Approchons-nous de ces êtres pour le moins étranges. Bouli vient de Verdun dans la Meuse. Il a les cheveux prune ramenés en carré plongeant. Il porte une robe blanche à fleurs mauves. C’est exceptionnel ? « Non, je m’habille comme ça tous les jours, certifie-t-il. Et aussi un peu pour Marcel. » Matthieu, 19 ans, arrive tout droit de Benfeld. Sa robe à motifs multigéométriques donne mal au crâne. « Je l’ai trouvée chez ma grand-mère. » Le manteau à col en fausse fourrure vient, quant à lui, de chez Emmaüs. Tout comme sans doute les accoutrements volontairement ridicules de Damien - qui arbore fièrement un soutien-gorge rembourré de tee-shirts - et Jules - un slip vert sur la tête et un déshabillé vaporeux bleu. Cela amuse beaucoup Elena, volontaire chez Emmaüs justement, qui regarde les festivaliers défiler. « Il y a des gens qui viennent, se changent, reviennent, se rechangent. » Ou superposent, c’est au choix.
Claude Peter, lui, n’est pas déguisé, bien qu’en costume. Il est garde-champêtre et a la dure mission d’inaugurer le cycle de conférences du jour. « Vous avez la planque quand même ? », estime celui-ci. « J’ai une qualité de vie. Je vois mes enfants, ma famille. Ça vaut tout l’argent du monde. » Mais on ne bâtit pas une fortune matérielle dans ce métier. C’est autre chose que Claude Peter résume en une jolie formule : « Quand je vais en forêt, je n’ai jamais de montre, je n’ai que le temps. »
Du côté des bénévoles, Amélie dit au revoir à toute l’équipe du festival. « Je pars au Sziget en Hongrie (un énorme festival qui dure 10 jours, ndlr). Ce sont trois amis qui sont venus l’an dernier qui m’ont dit que c’était sympa. » Verdict : « Je reviendrai. » Elle s’en va. Arrive le bus de Marcel. Et dans la salle, Pause se pose.

V.M. et J.-F.T.

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Créatronic attitude »

Bénévole chargé du « cleaning », Benjamin fait tourner un riff reggae sur une guitare électrique. Il enregistre l’accompagnement d’une composition de son groupe. Avec son pote Cyril, 17 ans, ils se sont inscrits au concours Créatronic. « C’est bon. On a plus de 70 mesures, c’est suffisant », indique Arnaud Masson, l’animateur.
Le musicien écoute le rendu qui vient d’être capturé par le mini-studio d’enregistrement numérique. « J’aimerais bien prendre aussi un peu de sons du festival, genre des bruits de canettes de bières ou de discussions. »
Arnaud explique alors rapidement le fonctionnement d’un enregistreur portable avant que le musicien ne se mette en chasse. « On doit encore enregistrer la basse et ça devrait être complet. On prépare un dub. On avait quelques idées avant de venir ici. On répète depuis quelque temps dans un local du Caméléon. Notre groupe s’appelle les 3800, c’est en référence au numéro de série de nos Solex. L’an dernier, on avait déjà enregistré un truc mais nous sommes arrivés derniers du concours. Le principal est de participer. »

Dernières Nouvelles d'Alsace : « La bande à Marcel »

Attention, attention, le train Léz’Arts Scéniques à Sélestat n’attend pas. Les voyageurs qui ont leur ticket n’ont pas intérêt à louper le départ. A 22 h 40 précises samedi soir, Marcel et son orchestre ont prévu de faire la noce tandis que Sergent Garcia sort de sa caserne dimanche à 20 h 10 pétantes.

Entre le kitsch et le bon goût, Marcel et son orchestre ont choisi. Aux looks aussi improbables qu’hilarants, les hurluberlus ont conquis leur devise : danse, déconne, dénonce. Ces six olibrius-là sont d’ailleurs prêts à tout pour donner le change.

Sergent Garcia revient
de permission
avec un nouvel album
sous le bras

Evoluant dans un style qu’ils définissent comme « youpi groovy heavy crazy sexy ska », ces solides gaillards ne font pas dans la finesse. Et c’est justement ce que leur public attend !
Ayant un line-up aussi interchangeable que Deep Purple (ils ont tout de même épuisé cinq chanteurs au bas mot !), MESO (on les appelle aussi comme ça  !) ont fait de leur exubérance une image de marque. Né en 1986, « Harmoniquement pas clair » à l’aune des années 90, MESO ne désespère pas et enchaîne les concerts et les démos. Marcel et ses acolytes fouleront aussi la scène des Eurock’ en 1997.
Avec des titres d’album qui resteront certainement dans les annales (« Si t’en veux, Y en Re N’a », « Crâne pas, t’es chauve ! », « Aimez vous les uns dans les autres »...), la dernière livraison de MESO est un 24 titres intitulé « Bornes to be en live ». En attendant le nouvel album sobrement baptisé « E=CM² », les festivalier du « Léz’Arts » sont invités à la noce, façon MESO évidemment...Après s’être donné quartier libre pendant trois ans, Sergent Garcia revient de permission avec un album sous le bras « Mascaras ». Après avoir tourné sur tous les continents avec de grands ensembles ou en soundsystem, Sergent Garcia s’est rendu compte qu’une musique urbaine existait. Aussi les 12 titres du dernier album renferment des sons de machines mais aussi d’instruments traditionnels.
Sergent Garcia garde son style. Et concocte de savants mélanges de reggae roots, rocksteady, salsa et rap. Son opus « Mascaras » se veut un hommage à la « lucha libre », sport très populaire au Mexique, sorte de catch où les concurrents sont masqués.
« Les plus grands dans ce sport portent des masques spécifiques. Ils ne sortent jamais en public sans leur masque, certains vont même jusqu’à se faire enterrer avec. J’aime l’esthétique, le graphisme de ces masques. Et puis c’est un moyen de rappeler qu’au fond, tout le monde avance masqué. Que rien n’est vraiment exactement ce qu’il a l’air d’être. A moins que ce ne soit un clin d’oeil à Zorro, le nécessaire alter ego au Sergent Garcia. »

V.M.

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Cure d'énergie »

Enneri Blaka, Dahus, Mala Suerte. Ces trois groupes ont pour eux une sacrée dose de talent et beaucoup d’énergie à dépenser. Les spectateurs de leurs concerts au festival Léz’Arts Scéniques en reviendront que plus toniques.

« J’me sens tout mou, moumoumou, mou, si mou. » La rengaine n’est plus toute jeune. Moi non plus. Surtout en une période, certes ensoleillée, mais où tout n’est que crises économiques à répétition et moral dans les chaussettes. Pour retrouver un peu d’énergie, une solution : se doper par l’administration massive de bonne musique. Et l’on peut faire confiance à ce niveau à Enneri Blaka et les Dahus samedi et à Mala Suerte dimanche aux Tanzmatten.

La machine funk

Commençons par Enneri Blaka, formidable machine funk à écouter tourner samedi à 13 h 45. Pour ceux qui étaient à Décibulles, c’est cet épatant groupe qui a joué face à l’Italie et à la France en finale de la Coupe du monde. Et à voir la mine réjouie de leurs supporters et celle déconfite des amateurs de foot, on peut en conclure facilement qu’ils ont gagné. Sébastien n’y était pas. Ce bénévole de Léz’Arts se trouvait sans doute quelque part entre Finlande et Norvège, pays qui ont pu profiter de son savoir économique. A moins qu’il ne fut en train de garder le Trésor Public, Sébastien travaillant aux Impôts. Il ne les a même jamais vu en concert. « Mais j’ai assisté à certaines répétitions car je connais Martial le batteur. »
Leur métissage musical a fait mouche, « parce qu’ils n’utilisent pas que les traditionnelles guitare-basse-batterie (on parle même de l’usage subtil du grooveridoo, cousin à coupe afro du didjeridoo, ndlr). Et que ce qu’ils font me rappelle par certains aspects US3. » Autant dire qu’il arrêtera son labeur pendant leur passage. Encore que... « Je serai au catering », c’est-à-dire le ravitaillement en bon français, tâche dont il s’acquitte depuis trois ans. « L’ambiance est excellente. Et nous participons véritablement au festival, même si ce n’est qu’en coulisses. En plus, aux Tanzmatten, la cuisine est à côté de la scène. On peut suivre les concerts tout en travaillant. »

Dynamiques Dahus

David, lui sera à la vente de tickets boisson pour la deuxième année consécutive. Parce qu’il aime bien voir l’envers du décor. « Et parce qu’aux Léz’Arts Scéniques, l’organisation est impressionnante. C’est nickel. Carré. » Il aurait pu dire la même chose des Dahus, sympathique groupe de ska strasbourgeois qu’il ira voir samedi à 15 h 15. « Je suis percussionniste dans le groupe Alskapone. On a eu l’occasion de jouer avec eux. Ils dégagent une énergie incroyable sur scène, et en plus ce sont des types formidables. »
Si David partage parfois la scène avec eux, il va les voir aussi en concert sans jamais s’en lasser. « La dernière fois, c’était au festival O’zone à Mietesheim. Et c’était encore impressionnant. » Ne serait-ce que par le nombre : ils sont quatre cuivres, deux guitaristes, un clavier, un bassiste, un batteur et chanteur, tous « très dynamiques » qui font « un ska très métissé, plein d’influences » comme en témoigne leur tout nouveau, et très bon, disque « Voleur de plumes ».

Ils se donnent à 200%

C’est d’ailleurs par le biais d’un album que Geoffrey s’est intéressé au Mala Suerte, sur la grande scène des Tanzmatten dimanche à 13 h 30. « En tant que chargé des associations dans une mutuelle étudiante, j’ai reçu une demande de partenariat de ce groupe courant du mis d’octobre 2005. Je ne les connaissais que très peu. Écoutant une ébauche de leur démo, je fus agréablement surpris et emballé par les mélodies me rappelant les Négresses Vertes ou la Mano Negra. Un rythme enflammé entremêlé de petites touches endiablées, des morceaux qui s’enchaînent naturellement sur des notes salées. Et pour pimenter le tout, le son des percussions qui vous promet une balade évoquant les nuits les plus chaudes des pays latinos. » Fichtre ! « Nous les avons aidés sur le plan logistique pour la promo de leur nouvel album " El senor del mundo ". »
Pour ne rien gâter, « ce groupe me plaît par sa simplicité, son dynamisme et sa volonté de rester humble en ne cherchant pas à reproduire du déjà entendu. Depuis notre première rencontre, je les ai vus au festival des Artefacts à Strasbourg. Je peux vous assurer que sur scène ils déchirent tout et se donnent à 200%. Le public est en effervescence. Tout le monde se déhanche. » On n’ose imaginer l’effet que leur passage à Sélestat aura sur Geoffrey vu qu’il sera au déchirage des tickets. Si vous voyez dimanche un type qui fait des confettis, ce sera lui.
Quant à moi, je vais tout de suite faire une cure d’Enneri Blaka, de Dahus et de Mala Suerte pour être sûr d’être en forme ce week-end.

Jean-Frédéric Tuefferd

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Brassage et métissage »

Le festival « Léz’Arts Scéniques » prend sa source dans le brassage et le métissage. Avec les groupes « Pause » et « Lo’Jo », les festivaliers seront en plein dedans.

Collectif de musiciens venus de divers horizons, le groupe « Pause » est né de l’initiative du chanteur Guizmo de Tryo. Autant écrire que cela risque de devenir la grosse révélation de la rentrée avec la sortie de leur album. Les festivaliers du « Léz’Arts » seront donc quelques rares privilégiés à écouter en primeur ce que le collectif veut faire entendre. Et pas seulement en terme musical.

Les musiciens ont du punch. Ils sont très proches de leur public

Comme le souligne Julien Fanny, bénévole chargé du parking et originaire... de Blois qui espère bien revoir « Pause ». « J’ai déjà eu l’occasion d’assister à un de leur concert dans ma ville. Je suivais déjà les types de Tryo, Mano Solo et Freedom for King-Kong. « Pause » est un collectif récemment formé. J’aime beaucoup leurs textes engagées sur la politique actuelle. Musicalement, c’est très riche aussi. Sur scène, c’est rock, même s’il y a des chansons plus calmes. Les musiciens ont du punch. Ils sont très proches de leur public. »
C’est sûr, Julien Fanny fera la pause pour « Pause » et surtout pour écouter « Métamorphose », « Où tu vas ? » ou bien « sinistre »...
« Pause » sera certainement une des découvertes des festivaliers du « Léz’Arts » qui pourront ensuite applaudir quelques jours plus tard les Tryo au complet cette fois à la foire aux vins de Colmar
Et si les collectifs sont à la mode, Lo’Jo n’a pas attendu pour jouer la carte de l’éclectisme. Depuis 1982, les musiciens de Lo’Jo trimballent leurs instruments sur les scènes de France et de Navarre. Mais ils attendront 1992 pour entrer la première fois dans un studio d’enregistrement pour « fils de Zamal ». En 2000 sort « Bohème de cristal ». Après quelques temps passé au Mali, le groupe sort coup sur coup « Mojo », « Radio » et « l’un des siens » en 2002. L’année suivant paraît « ce soir là ». Festives, émotives, métissées, leurs compositions sont à l’image du groupe : un grand brassage. Groupe aux semelles de vent, leur dernier album « Bazar savant » suit les traces de ses prédécesseurs. Fleurant bon l’auberge espagnole, Lo’Jo est à part dans la galaxie musicale. Définitivement.

V.M.

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Coups de soleil »

Le festival Léz’Arts scéniques fait la part belle aux sonorités chaudes du reggae. Avec les Bretons de Rasta Bigoud et les Alsaciens de Tribuman and the Jammin’ Orchestra, les festivaliers devraient prendre quelques coups de soleil !

Dans une contrée où les légendes sont légion, où Brocéliande, les chevaliers de la Table Ronde et autre fée Viviane inspirent bon nombre de groupes, les Bretons de Rasta Bigoud ne surfent pas sur la « celtic attitude » mais dévouent leur passion au dieu Jah. Pas une once de biniou donc dans leurs compositions mais des titres pleins de percussions, de saxophone et de clavier comme tout bon groupe de reggae qui suit les traces de ce vieux Marley. Des rythmes chaloupés donc qui ont d’ailleurs fait un paquet de kilomètres en camionnette. Car si les Rasta Bigoud ont déjà quatre albums à leurs actifs (dont un live) depuis 1996, c’est en concert que les musiciens donnent la pleine mesure de leur talent. Et ils en ont déjà plus de 400 au compteur.
Après « Breizh Zion », leur premier méfait discographique sorti en 1999 dont 30 000 copies furent écoulées, les Bigoud sont revenus avec « Kana Diskan » en 2001. Depuis 2004, les sept musiciens assurent la promotion de « Commando Bigoud », leur dernier opus en date. Entre dub et ska, les bigoud n’ont qu’un objectif : que leur public s’amuse. Les Bigoud devraient donc être bon sur la scène du Léz’Arts scéniques ce samedi.

Premier album

La sortie du premier opus de Tribuman and the Jammin’Orchestra est prévue pour la rentrée 2006. En attendant, les musiciens écument les scènes des festivals cet été. Après avoir joué au festival de jazz de Montreux, voilà Tribuman and the Jammin’Orchestra qui arrivent sur les planches du festival Léz’Arts Scéniques. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, voilà ce que l’internaute pouvait lire sur le site du festival helvète : « Après une expérience roots-reggae au sein du groupe Tribuman Project, le chanteur/trompettiste, Cédric "Tribuman" Munsch est de retour sur scène accompagné du backing band The Jammin’Orchestra. Le chant ragga du leader est soutenu par un mélange savamment dosé de skunks Reggae et de beats Jungle le tout assaisonné de lignes cuivrées à consonance jazzy... » A découvrir donc ce dimanche.

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