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Zone51
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Burning Heads + Deadline + Uncommonmenfrommars

Affiche du concert Affiche du concert
  • Groupes : Burning Heads + Deadline + Uncommonmenfrommars
  • Date : lundi 03 avril 2006
  • Lieu : Salle Le Grillen, Colmar
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Dernières Nouvelles d'Alsace : « Têtes à cloques »

Dans un Grillen colmarien grouillant, le Incredible Rock Machine Tour a posé ses guitares ce lundi soir. Zone 51, les Défrockés et VDK ont co-produit une soirée de Vétérans Heros avec un Burning Heads chaleureux et brûlants.

Deadline, groupe londonien comme l’affirme fièrement la banderole étalée en fond de scène, c’est deux guitares, une basse, une batterie et Liz. Incontestablement, la chanteuse attire à elle autant les regards que les oreilles.
Mutine et exaltée, elle maintient à flot un groupe qui a parfois tendance à se perdre dans ses propres envolées. D’une voix piquante et mélodieuse rappelant la fantasmatique Debbie Harry, elle mène le set du groupe avec énergie. Une reprise des Ramones et du Hanging on the Telephone de Blondie, la formation choisit ses références avec goût. Même si les refrains de Deadline sont souvent plus footballistiques que destroy, ils sont toujours balancés avec générosité.
Générosité aussi chez les frères Trint et Daff et leurs acolytes de Uncommonmenfrommars. Pour leur 19e concert du Incredible Rock Machine Tour (60 jours, 60 concert de prévus), les Ardéchois explosent la scène. Rodée à l’extrême (presque trop ?), leur prestation impressionne. De Liar, proche de la mouvance anglaise actuelle, à Everyone’s against me paranoïaque et tendu, le groupe enchaîne avec une facilité déconcertante des compos souvent inventives. Ça a la pêche et ça joue ! !

Du charisme et de la jubilation

Burning Heads est avant tout un groupe punk. Dès le premier riff de guitare, c’est une évidence. Pas le moindre soupçon pour rappeler les diverses expérimentations dub ou reggae dans un début de set voué à l’énergie et à l’incandescence. Mais c’est aussi du charisme et de la jubilation que les Orléanais proposent. Happiness correspond bien à leur état d’esprit sur cette tournée marathon. Un Get That Gun Of My Chest obsessionnel, un Who Want’s to know menaçant, un The Fuse fébrile, quelques attaques politiques, et l’un ou l’autre retour à leur album dub Opposite, Burning Heads fait le tour d’une carrière démarrée en 1988 et toujours exemplaire.
Aujourd’hui le groupe s’autoproduit pour échapper aux contraintes du système et pour être cohérent avec ses idées. Bel exemple d’intégrité. Des têtes brûlées, mais des têtes pensantes.

C. Schneider

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