Aller au contenu - Aller au menu
Zone51
Rock Your Brain !

Chroniques, articles de presse et live reports

Nine Pound Hammer + Navigators

Affiche du concert Affiche du concert

Dernières Nouvelles d'Alsace : « Marteau de rock'n'roll »

Loin des sirènes du showbiz, le rock’n’roll creuse toujours son sillon d’indépendance et d’intégrité. Navigators et Nine Pound Hammer ont entretenu la flamme ce mardi soir au Grillen de Colmar.

Les sirènes du show-biz ont fui au loin, les oreilles laminées par les décibels. C’est que le rock’n’roll programmé ce mardi soir au Grillen de Colmar sent d’avantage le cambouis et la sueur de camionneur que la crème antirides.
Une voix cassée, un look à l’avenant, Rico le chanteur de Navigators fait partie de ceux qui perpétue. Peu importe quelques approximations, les Strasbourgeois aiment le rock’n’roll et le célèbre avec passion.
Ne chantent-ils pas « Sold My Soul (to Rock’n’Roll) » ? Aucun doute là-dessus. Le quatuor est sans prétention mais sait amener quelques souffles d’harmonica émouvants par-çi, quelques riffs dignes de Wire par-là. Et si ce n’est pas toujours percutant, c’est toujours énergique.

La légèreté
d’un trente-huit tonnes

Blaine Cartwright a fait de sa vie un morceau de rock’n’roll. Quand il ne ramone pas dans Nashville Pussy, c’est dans Nine Pound Hammer qu’il tronçonne. Comme son nom l’indique, le groupe du Kentucky fait dans la légèreté d’un trente-huit tonnes et offre le meilleur Cow Punk de l’état. Avec sa vingtaine d’années d’existence, Nine Pound Hammer trouve rapidement sa vitesse de croisière et ne décélère plus. Une rythmique implacable, une énergie radicale et un guitariste qui débite tout ce qu’il peut (et il peut beaucoup  ! !), suffisent à leur musique. Et même si le chant peine parfois, le groupe touche au but avec ses histoires de filles, de bières, de bagarres.
Motörhead est à proximité « Run Fatboy Run », « Runaway Train », Elvis jamais très loin « Smokin Taters » et Judas Priest revisité « Living After Midnight ». Nine Pound Hammer enfonce un peu plus encore le clou du rock’n’roll. Dans le cercueil de la médiocrité.

C. Schneider

» Retourner à la liste des articles

Tremplin Léz'Arts