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Nashville Pussy + Tokyo Dragons + Hellbats
- Groupes : Nashville Pussy + Tokyo Dragons + Hellbats
- Date : jeudi 15 décembre 2005
- Lieu : Salle Le Grillen, Colmar
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Articles
- 17-12-2005 : H-GrounD : Rock, rock, rock................ and rock !!!!!!
- GE-Underground
- L'Alsace : Nashville Pussy : du monde au balcon
- L'Alsace : Rock félin
Les articles du concert
H-GrounD : « Rock, rock, rock................ and rock !!!!!! »
- Éditeur : H-GrounD
- Date de parution : samedi 17 décembre 2005
A l’instar d’un J.P.Foucault dans les années 80, je m’écrierais en tournicottant la tête, un "sacré soirééeeeeee" des familles en évoquant le concert du 15 décembre 2005 au Grillen. Si ça, ce n’était pas un pûr moment de rock ’n’ roll, je n’y comprends plus rien !
Quelques mot-clés pour situer le décor : rock’n’roll, alcool, pogo, sueur... Vous en voulez encore ? Décibels, sexe, soli de gratte... TUERIE !!!
Car franchement, cette soirée a été une boucherie. Il aura fallu que j’attende la 50e semaine de l’année pour assister au concert lors duquel j’aurai le plus trippé en 2005... Dans la mesure où je n’en verrai plus de l’année, je peux affirmer que c’était vraiment ce que je pouvais esperer de mieux pour clore cette année musicalement très riche.
Hellbats ouvrait le bal et ce trio de Montbelliard était très loin d’être ridicule. Un bon set de psychobilly teinté de metal et de hardcore bien pêchu avec un contrebassiste bien impressionnant de vélocité maitrisée. Une bonne surprise !
En espérant les revoir bientôt...
Si HG WElls inventait la machine à remonter le temps, Tokyo Dragons nous a fait la musique qui va avec. Comment rajeunir de 25 ans en moins d’une heure ? Assurément en écoutant live ces quatre londoniens.
Revisitant complêtement le hard rock de la première moitié des eighties, tant visuellement que musicalement, Tokyo Dragons nous a délivré un set qui a mis tout le monde d’accord.
Ces gars-là n’ont rien à envier à personne.
De la pochette de leur album ("Give me the fear"), leur look à grand renfort de vestes badgées et patchées jusqu’à la musique qu’ils jouent, sorte d’hybride entre AC/DC, Motörhead et Rose Tattoo : ils ont tout fait pour perpétuer ce qu’on a tant aimé il y a 25 ans de celà.
Un son fabuleux, une puissante hallucinante, un set énorme et une communication avec le public de tous les instants.
Ils m’ont tellement impressionné que je leur ai pillé leur merch’ à la fin de la soirée et je peux vraiment affirmer que l’album est du même accabit que leur concert.
En assistant à leur répétition avant l’ouverture des portes, je préssentais que ça allait être énorme, un grand moment : je ne me suis vraiment pas trompé !
Tokyo Dragons, un nom à retenir, un groupe à suivre !
Après avoir assisté à ça, on se disait que si la furie allait crescendo, Nashville Pussy allait nous mettre un sacré coup de pied au cul.
A croire que chacun le pensait, car Tokyo Dragons n’avait pas encore quitté la scène que le public se rapprochait en masse vers la scène. Avec David (Fnacman), Kivan et Brice (Spirit of Metal), on a bien fait de rester aux avant-postes... car dès le premier riff de Ruyter, on comprenait aisément la detresse des sardines dans leur boîte (metallique) : ça allait bastonner sévère !
Nashville Pussy, emmené par un Blaine Cartwright fin blindé (qques kilogrammes d’alcool dans chaque bras) et une Ruyter Suys version pois sauteur dont l’énergie aurait rendu jaloux Angus Young lui-même, nous a tous balayé à coup de riffs lors d’un show d’une intensité extrême.
Pas un seul temps mort, quelques interventions de Blaine et les morceaux s’enchaînaient les uns aux autres : un "Piece of ass" par ci, un "Go motherfucker go" par là... entrecoupés de conseils bien avisés ("Keep on fucking !" qu’il disait le chanteur, oubliant sans doûte qu’il était en France... :p), bref : une setlist bien fournie et surtout bien bandante (voir plus loin) !
Une bassiste plus que très charmante, un Blaine survolté malgré quelques difficultés à entrouvrir des paupières allourdies par quelques substances houblonneuses, une Ruyter quasiment impossible à photographier (sauf quand elle chante) tellement elle était prise (?) d’une bougeotte épileptique, allant même jusqu’à monter sur les épaules d’un fan qui n’en demandait pas tant. Lui, je doûte qu’il se relave la nuque de sitôt...
Ne parlons même pas des pogos incessants et des innombrables hématomes que j’ai encore aujourd’hui pour être resté coincé entre la scène et les pogotteurs.
Et que dire du rappel ? Un boeuf avec Nashville Pussy et Tokyo Dragons pour un "You shook me all night long" (AC/DC) se terminant sous une pluie d’un cocktail de bières diverses...
"Sacrée soiréeeeee" qu’il disait, l’autre à la TV.
"Keep on fucking" qu’il nous conseillait, le chanteur...
Une soirée pour laquelle je ne peux dire qu’un grand merci :
- aux trois groupes pour le bonheur et la générosité qu’ils ont donné,
- à Leurent Wenger (Zone 51) pour l’organisation et surtout l’invitation qu’il m’a offerte : encore merci !
Setlist Nashville Pussy :
- Pussy time
- Goin’ down swinging
- High as hell
- Piece of ass
- Come on come on
- Heart attack
- Go motherfucker go
- Drunk Daddy
- One way down
- Hell ain’t
- Hate whiskey
- Struttin’ cock
- I’m the man
- Nut Bush
- The bitch just kicked
- Turbo
- Keep on fuckin
- You shook me all night long (avec Tokyo Dragons)Metalfreak
GE-Underground
- Éditeur : GE-Underground
Tout d’abord merci à Laurent de Zone 51 et à l’assos VDK co-organisatrice de la soirée pour les 2 pass avec l’appareil photo. Il restait 20 places à l’entrée à notre arrivée donc on peut dire que la soirée a été sold out.
Ca débute par Hellbats from Montbéliard, guitare, batterie et contrebasse pour un rock’n’roll légèrement teinté punk. Pas beaucoup de paroles mais souvent une alternance entre riffs guitare note à note et accords plaqués, le contrebassiste maltraîte son énorme instrument et le batteur frappe vite et fort en alternant ses parties de multiples lancés de salive. Sans doute de la famille des lamas le gars! En tout cas, Hellbats, ça envoie grave, sans concession et vraiment très rock’n’roll. A revoir avec plaisir.
Après un trop long intermède -y se prennent pour des stars ou quoi?- arrive enfin Tokyo Dragons on stage. Quatuor rock’n’roll comme j’aime, la vieille Gibson en mains, branchée sur des amplis Orange, on peut tout de suite imaginer le son. Ca déchire aussi et le guitariste soliste tient bien la scène en bougeant et posant comme il se doit. Parfois, il double même les solis avec le guitariste chanteur dont la voix, relativement 70’s, s’adapte à merveille au style. Tout comme Nashville Pussy, l’influence majeure de Tokyo Dragons semble être AC/DC. Un mega concert de rock’n’roll qui déchire tout. D’ailleurs, sous le charme, je me jette au stand merchandising acheter leur album "Give me the Fear", c’est de la bombe baby!
Encore un très long intermède, ça fait chier, faut rentrer après, y’en a qui travaillent! Enfin arrive Nashville Pussy, Blaine Cartwright casquette sur la tête mais qui va vite tomber pour montrer sa calvitie naissante; Ruyter suis, atouts mammaires en avant, Jeremy Thomson dans le style bûcheron canadien et la grande bassiste Karen Cuda. Et bien le début du concert est très poussif, il semble difficile de passer après la déferlante Tokyo Dragons et pourtant, je suis fan des chattes de Nashville. Après 20mn , le show décolle enfin et les nouveaux "Pussy Time", "Hate and Whisky" avec l’apparition d’une bouteille, "Goind Down Swinging accompagnent les fumeux "Say Something Nasty", "Gonna Hitchhike down to Cincinnati and kick the Shit outta your drunk Daddy" (ouf!), "You give Drugs a bad Name", "The Bitch just kicked me out", l’excellent "Keep on fuckin", "Jack Shack", "Slow Movin’ Train", "Rock’N’Roll Hoochie Co", et les anciens "Stuttin’ Cock", "Shoot First an run like Hell", "She’s got the Drugs", "Wrong Side of a Gun", "Piece of Ass", "High as Hell", ... Sans oublier la reprise de Rose Tatoo "Rock’N’Roll Outlaws". Ruyter avec sa Gibson SG, un seul micro, un seul bouton d’ouverture, secoue tout le temps; par contre, elle a été très sage, très peu de frasques, seulement quelques secondes en sous-tif, quelques frottis pour les premiers rangs mais les alsaciens ne semblent pas être caresseurs et surtout une jolie galoche au mec qui l’a portée sur ses épaules alors qu’elle continuait à jouer. Un début difficile mais au final un concert magique. Encore plus magique car en rappel Nashville Pussy invite Tokyo Dragons on stage pour une reprise d’AC/DC, le mythique "You shook me all night long" pour un final en beauté.
Et putain que c’est bon le rock’n’roll qui respire la pureté, sans strass, sans paillettes, rentre-dedans, point barre! Des soirées comme celle-ci, on en redemande et Gérard de la Poudrière qui cherchait des groupes de rock’n’roll, un passage de Tokyo Dragons dans l’antre belfortaine, ça le ferait...
Les phrases de la journée: "Il va gagner le concours de crachats le batteur"
"Le batteur, c’est le frère de Jésus!"Critix 69
L'Alsace : « Nashville Pussy : du monde au balcon »
- Éditeur : L'Alsace
Cela faisait longtemps qu’on avait pas vu le Grillen à pareille fête. La venue des Nashville Pussy à Colmar a surexcité le public, qui s’est déplacé en masse telle une horde de fans sauvages jusqu’à la salle des musiques actuelles.
Histoire de se chauffer les oreilles avant la venue des sulfureux américains, les Anglais de Tokyo Dragons ont sorti les amplis et les caisses de bière pour une prestation réservée aux puristes. Chemise et casquette de camionneur (pour le bassiste), moustache et veste en jeans (pour le chanteur) : le groupe ne nous épargne pas les clichés éculés du rock.
Sexe, alcool et politique
Mais ce n’est pas important. Au contraire, ces petits « plus » rajoutent au charme du concert. Avec des titres tels que « Let it go » ou encore « Do you want to get high ? », Tokyo Dragons est bien le groupe qui manque sur la bande originale de Wayne’s World.
Après une attente digne des grands groupes, les quatre hérauts du power rock’n’roll empoignent guitares, micro et baguettes et se lancent sans plus tarder dans un « Pussy time » d’enfer. Avec des textes qui parlent parfois de politique (Nut Bush), souvent d’alcool (Drunk Daddy) et presque tout le temps de sexe (Piece of ass), les chansons des Nashville Pussy sont dans la droite lignée du rock’n’roll. Devant la scène, le public se presse et se pousse. Il faut dire qu’il y a du monde au balcon. Mais attention : le décolleté pigeonnant de Ruyters Suys n’enlève rien à son talent de guitariste. Et quelle maîtrise du manche ! Quant à Blaine Cartwright, son mari, il éructe les paroles à s’en décoller les cheveux.
Avant de quitter le public colmarien, membres de Tokyo Dragons et de Nashville Pussy ont tapé un boeuf d’enfer avec un « You shook me all night long » d’AC/DC à se damner.Thierry Martel
L'Alsace : « Rock félin »
- Éditeur : L'Alsace
Au sens propre comme au sens figuré, l’ambiance sera chaude ce soir au Grillen avec la venue des surexcités Nashville Pussy, groupe culte de sex’n’roll.
Décidément, rien ne semble arrêter les associations Zone 51 et Teenage Lobotomy. À chacune de leurs collaborations, elles offrent au public colmarien une affiche que toute salle de concert rêverait d’accueillir. Après les Satanic Surfers et les Dickies, voilà que déboulent les Nashville Pussy en moustaches et en soutiens- gorge bonnet C.
Pourfendeurs d’un rock’n’roll « gras comme les tuyaux d’un institut de liposuccion », les quatre larrons se posent à Colmar avec dans leurs bagages un nouvel album, « Get some ». Tout au long des 13 titres qui sentent la sueur et la bière, le combo américain prêche pour sa paroisse, qui se définit en trois mots : sexe, drogues et rock’n’roll.
En première partie, les Tokyos Dragons viendront défendre sans peur et sans reproche leur premier album, « Give me the fear », sorti cette année. Leur rock oscillant entre Thin Lizzy et les Datsuns ravira les friands d’hard’n’roll.
Enfin, tout droit sorti de leur crypte, les Français de Hellbats viendront effrayer petits et grands avec leur horror punk.
D’ici à ce soir, il ne vous reste plus que deux choses à faire pour avoir l’infime chance de séduire Ruyter Suys ou Katie Lynn : vous faire pousser la moustache et acquérir une magnifique chemise de cow-boy. Bon courage !Thierry Martel

