Chroniques, articles de presse et live reports
Guerilla Poubelle + No One Is Perfect
- Groupes : Guerilla Poubelle + No One Is Perfect
- Date : samedi 28 janvier 2006
- Lieu : Bar Le Tigre, Sélestat
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Dernières Nouvelles d'Alsace : « Vivante Guerilla Poubelle »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : mercredi 01 février 2006
Les Guerilla Poubelle seraient les Beruriers Noirs de la jeune génération. Verdict au Tigre à Sélestat : le punk français est toujours vivant, anarchique et bourré de talent.
A quoi mesure-t-on la notoriété d’un groupe alternatif ? A sa capacité de remplir les salles. Aux textes gueulés par des mômes déchaînés. Au fait que le chanteur soit interviewé par des lycéens pour leur blog. Si l’on additionne tous ces compteurs, alors Guerilla Poubelle, jeune combo parisien, est très célèbre. Et mérite de l’être encore plus.
Il suffit d’écouter ses chansons, où sont passés en revue la médiocrité musicale contemporaine, la culture officielle, une société en perte de repères, une jeunesse décérébrée et désespérée. Rien de très neuf, certes, à part le ton responsable et sans prétention donné par Till, chanteur et guitariste de ce trio à quatre, un dessinateur choriste étant membre à part entière de cette aventure engagée il y a un peu plus de deux ans et qui les a amenés à jouer autant dans des squats que des salles traditionnelles, en Europe et ailleurs.
Le succès d’ailleurs ne change rien. « On est un peu dépassés par le phénomène. Nous ne sommes pas des stars. Nous avons des boulots de merde à côté, et nos collègues se foutent de ce qu’on fait. Et ce n’est pas parce qu’on vend cent fois plus qu’avant qu’on va changer notre manière de faire, ou nos tarifs. »
On les compare beaucoup aux Beruriers Noirs, ce qui ne leur fait ni chaud, ni froid. « Nous ne vivons pas aujourd’hui dans le climat politique ou social des années 80. Mais nous sommes respectés par les gens de cette époque, car nous vivons de la même façon qu’eux. » Ils ont même la dent dure. « Les Bérus se sont reformés il y a trois ans et ont monté un label. Tout le monde trouve ça génial. Mais ils auraient dû faire ça il y a vingt ans ! Nous, on le fait depuis cinq ans. Et on essaie de désacraliser ça aussi. »
Leur musique est simple, basique et jouée à 100 à l’heure. Une bonne claque, comme on aimerait en recevoir plus souvent. Séance de rattrapage le 24 mai au Grillen à Colmar ou fin août, à Sélestat, aux Lez’Arts scéniques 2006.J.-F. T.

