Chroniques, articles de presse et live reports
The Dickies + Sparkling Bombs + Fifi And The Mach 3
- Groupes : The Dickies + Sparkling Bombs + Fifi And The Mach 3
- Date : vendredi 09 décembre 2005
- Lieu : Salle Le Grillen, Colmar
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Articles
- 11-12-2005 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Drôles et Dickies
- 09-12-2005 : L'Alsace : Bombes punk
Les articles du concert
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Drôles et Dickies »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : dimanche 11 décembre 2005
Non le punk, le punk n’est pas mort. Qu’il soit du Japon, ou de Los Angelès, habillé de cuir ou en clown, il brûle toujours, et parfois avec bonheur les planches. C’était au Grillen, vendredi.
Zone 51 et Teenage Lobotomy poursuivent avec obstination l’exploration du monde punk. Avant-hier soir au Grillen, ils ont rapporté dans les poches de leur perfecto des perles de cultures japonaises, des peluches américaines et des paillettes sélestadiennes. Fifi and the Mach 3 pourrait s’appeler Fifi et les 3 mecs.
Fifi est brune et Japonaise ; elle est vêtue d’un polo rose. Les trois mecs sont Japonais aussi, guitariste ou bassiste ou batteur, et déchaînés. A eux quatre, ils re-visitent le punk-rock fondateur des Ramones, sans y apporter grand chose, mais avec la conviction que l’on donne à ce qui est important. Ne pas faillir, porter toujours et le plus haut possible la flamme des origines, telle est la mission que s’est assigné le quatuor. One, two, three, four...
Sans strass et avec peu de paillettes, Sparkling Bombs nous ramène, par ses origines sélestadiennes et son glam-rock, aux origines du punk lui-même. Ce sont bien les guitares électrifiées de T-Rex et les outrages des New York Dolls qui ont engendré le phénomène punk et les guitares énervées des Sparkling le rappellent sans ambiguïté.
Au diable la douceur
Quelques attitudes du chanteur rappellent aussi que le glam est fait de provocations et de narcissisme. Si, sur ce dernier point, Alyss est à la hauteur, on en redemande au niveau de la provoc. Le quintet assène ses morceaux avec le professionnalisme d’un groupe rôdé à la scène mais un peu plus de folie aurait été la bienvenue.
Pour leur unique concert français, les Dickies et leur panoplie de jouets plus ou moins suggestifs ont euphorisé l’atmosphère en deux temps, et beaucoup de mouvements. Eternel jeune homme en collant moulant, Léonard Garves Phillipps se met la salle dans la poche dès les premiers riff. Accompagné de ses olibrius de musiciens, dont le plus frileux est déguisé en ours orange, le chanteur affiche une voix, une présence, un charisme.
Avec son groupe, il pratique un humour à forte dose qui pourrait servir à masquer les faiblesses de l’ensemble. Mais chez les Dickies pas de faiblesses. Une reprise décérébrée (ce qui n’est pas facile) de Paranoid, une inespérée des Who, les incontournables Going Homo, Fan Mail, Wagon Train ; ça ramone sévère. Jusque dans la cheminée empruntée par un père(vers)-noël pour un cover narcodépendant du Douce nuit, Sainte nuit. Au diable la douceur, les Dickies sont de retour et c’est tant mieux !Christophe Schneider
L'Alsace : « Bombes punk »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : vendredi 09 décembre 2005
Vaillants défenseurs du mouvement punk, les associations Zone 51 et Teenage Lobotomy débarquent ce soir à Colmar avec les mythiques Dickies.
« No future ». Tel est le slogan prôné par les initiateurs du mouvement punk dans les années 1970. Pourtant, en 2005, le courant musical né du rock est toujours bien vivant. Et possèdent dans les membres des associations Zone 51 (de Sélestat) et Teenage Lobotomy (de Colmar) de valeureux défenseurs. Après avoir réussi à faire venir le Bad taste tour 2005 regroupant notamment les Satanic Surfers et Venerea, la collaboration des deux structures vouées au punk offre sur un plateau les mythiques Dickies au public colmarien. Réunies dans les années 1970, les légendes américaines sortent leur premier album en 1977. Depuis, les cinq membres du groupe offrent à leurs fans des prestations aussi visuelles que musicales. Ils sont notamment les auteurs de tubes comme « Fan Mail », « Gigantor », « You drive me Ape » ou encore « Wagon Train ».
Du Japon à Sélestat
Les mythiques Dickies seront accompagnés deux groupes lors de leur concert colmarien, qui est l’unique date française. Les Sparkling Bombs, originaires de Sélestat, joue un rock’n’roll qui sent autant les New-York Dolls que les Sex Pistols. Glam et punk font bon ménage dans ce cocktail détonant. Enfin, les Japonais de « Fifi and the Mach 3 » débarquent du pays du Soleil Levant pour leur septième tournée européenne. À Colmar, ils démontreront que leur titre de « Ramones japonais » n’est pas usurpé. Avec une chanteuse complètement déchaînée au micro. Du punk, du glam, du rock : les fans de musique électriques n’ont aucunes excuses pour ce soir.Thierry Martel

