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Eminence + Supatyrol + Suffereign
- Groupes : Eminence + Supatyrol + Suffereign
- Date : mercredi 04 mai 2005
- Lieu : Bar Le Tigre, Sélestat
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PogoSlam
- Éditeur : PogoSlam
- Date de parution : lundi 18 juillet 2005
C’est par une froide soirée de Mai que les metalleux d’Alsace s’étaient donnés rendez vous au Tigre à Sélestat pour voir Eminence, fameux groupe qui s’est surtout fait connaître chez nous par leur bassiste qui officiait il y a très longtemps de cela chez Sepultura.
Les portes étaient censées ouvrir à 21 heures, or le public a du se les geler jusqu’à 21h20, chose assez embêtante vu le nombre de personnes, qui, appréhendant la chaleur suffocante du Tigre, attendaient en short/débardeur par un petit 7° depuis au moins une bonne heure.
Arrivée enfin à l’entrée, chaque personne s’est vu offrir une compilation The French Underground Series (du label Skull Fucked) ainsi que la démo de Peach-her, ancienne formation Strasbourgeoise qui avait fait parler d’elle en son temps aux cotés de S-core ou de Eths et qui malheureusement aujourd’hui n’existe plus et a laissé la place à Supatyrol, groupe formé par trois des anciens membres de ce quartet.
Le bar était assez bien rempli pour un concert en semaine. Il devait y avoir à peu près une centaine de personnes.
••• Suffereign
C’est à Suffereign de démarrer les hostilités, groupe tout de même assez connu dans le coin grâce à deux bonnes démo et qui, au vu de leur concert de ce soir, mériterait d’être plus connu que ça.
Ils officient dans du pur brutal death à la sauce US, style finalement très peu répandu dans l’hexagone et qui s’avère ici assez efficace. Les zicos sont tous très techniques et bien carrés, mais le gros avantage c’est leur chanteur qui alterne à la perfection grunt, gutture et cris aigues et qui arrive à foutre l’ambiance comme il faut.
Hélas le point noir, c’est la présence. En effet, mis à part leur frontman qui se démène comme un bougre et à la rigueur le bassiste qui bouge de temps en temps, les deux guitaristes qui sont pourtant en premier plan ne bougent pas d’un poil et n’arrivent pas à rentrer dans leur musique. Vraiment dommage car les chansons de Suffereign, même si elles ont des structures brutal death assez traditionnelles, sont appuyées par des riffs vraiment intéressants. Un groupe à suivre !
••• Supatyrol
Vingt minutes après, c’est au tour de Supatyrol de mener la danse dans un style complètement différent mais non moins efficace : le hardcore old school.
Dès les premières minutes on voit tout de suite qu’ils n’ont rien perdu de leur époque Peach-her et c’est avec un professionnalisme et une aisance scénique remarquable qu’ils alternent leurs titres dans un style très proche de ce que fait Pro-Pain, ils en feront d’ailleurs une reprise durant leur set devant un public très réceptif.
Coté zicos, leur batteur est vraiment bon et a une rythmique bien marquée, quant aux guitaristes ils ne sont pas en reste et proposent des riffs vraiment lourds et très entraînants.
Seul bémol, leur accoutrement. Car sachez que les Supatyrol se revendiquent "Folk metal" pour la seule et bonne raison qu’ils s’habillent en costume traditionnel et c’est vraiment ridicule, mais bon chacun son truc.
Eminence : Non vu pour cause d’acouphèneApotre



