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Festival Léz'arts Scéniques #5 - jour 3
- Groupes : Babylon Circus + Le Maximum Kouette + Les Fils De Teuhpu + The Slackers + François Hadji-Lazaro + Package + Novice
- Date : dimanche 21 août 2005
- Lieu : Salle Les Tanzmatten, Sélestat
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Articles
- 23-08-2005 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Concentré de réserves indiennes
- 23-08-2005 : L'Alsace : Le Lez'arts danse le ska
- 23-08-2005 : L'Alsace : Le bilan
- 22-08-2005 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Collection d'émotions
- 20-08-2005 : L'Alsace : Le programme de dimanche
Les articles du concert
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Concentré de réserves indiennes »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : mardi 23 août 2005
Le concept du festival Lez’Arts Scéniques à Sélestat est simple : trois jours, trois styles pour un thème. Si la recette a moins bien pris que l’année passée -900 entrées payantes en moins après un premier comptage-, tous ceux qui y ont goûté en redemandent.
Laurent Wenger, président de Zone 51, l’association organisatrice, est un homme heureux. Car bien que moins fréquenté que l’an dernier, « je suis quasi certain que nous retomberons sur nos pieds. » Car dans ce monde souvent sans justice qu’est la société du spectacle s’en tirent soient les plus filous soient les plus honnêtes. Dans les deux cas, cela ce sait.
Ici, on se trouve chez les honnêtes hommes : sans doute une résurgence de l’Humanisme qui a baigné la cité. Ce qu’ont constaté les 4 400 spectateurs payants et les 19 groupes qui se sont succédés aux Tanzmatten devenus véritable réserve indienne.
Il ne s’agit pas d’une comparaison puisque Zone 51 avait donné à la cause amérindienne la possibilité de s’exprimer et que l’on a vu défiler diverses tribus (en l’occurrence et successivement la tribu métal, les rastas et les festifs). Le CSIA a parlé du cas Leonard Peltier ; les Benally de Blackfire, combo navajo-punk ou alter-natives en anglais, ont expliqué quelles étaient les menaces qui pèsent sur leurs terres ancestrales ; l’association Aruana a sorti le peuple Karaja de l’ombre de la forêt brésilienne d’où le soja et l’agriculture intensive veulent les chasser.
Côté public, c’était plutôt bigarré, d’autant qu’Emmaüs a fourni des lots d’habits destinés au rebut. Les plus allumés étaient ramenés en voiture (dans la mesure du kilométrage) pour 1 € par l’association Le Pied. Côté scène, cela a été surprenant : on citera le fumeux Lee Scratch Perry, les bruyants Eths et Napalm Death, les brillants Weepers, le généreux François Hadji-Lazaro, les extraordinaires Fils de Teuhpu, les remuants Slackers... Et au final, on se plait à rêver que ce festival modèle ne soit pas une exception.Jean-Frédéric Tuefferd
L'Alsace : « Le Lez'arts danse le ska »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : mardi 23 août 2005
La cinquième édition du festival Lez’arts scéniques s’est achevé en apothéose dimanche soir. Un beau succès pour l’association Zone 51.
La troisième soirée du festival de Sélestat a été à l’apogée de la bonne humeur. Les gouttes de pluie se sont rapidement évaporées dans la chaleureuse atmosphère de la dernière nuit des Arts Scéniques, cinquième édition. Le « gentil boucher », François Hadji-Lazaro, avec son attirail de quincaillier a effectué une incroyable prestation à la hauteur du bonhomme. Le personnage aux multiples facettes a ravi un public de tous âges, avec son humour et son charisme hors du commun. Explosif, énergique, « Package » a retourné sens-dessus-dessous la petite salle comble. Le ska déchaîne la foule. « The Slackers », aux propos engagés, ont amené une belle bouffée d’oxygène ; les New-Yorkais jouent un mélange intelligent de tons roots, reggae, rockstaedy ska. Cette combinaison propulse l’auditoire dans des vibrations positives à la tombée de la nuit. Les cuivres ronronnent, la basse bourdonne, les fanfarons « Les fils de Teuhpu » produisent une musique d’influence, vivante à souhait. Les « Kouettes » ont fait le « Maximum », la pêche féminine déconcertante, Sister Moon, la chanteuse attrape volontiers le premier rang à bras ouverts. La musique de « Le maximum Kouette » est une palette pétillante et colorée qui contamine les festivaliers.
Ambiance survoltée
Embarquement dans une caravane folle, pas de conducteur, juste des clowns qui dévalent la piste à toute allure. Les mimiques du bassiste et du trompettiste, les pitreries des autres musiciens font le sérieux du « Babylon Circus ». Les spectateurs participent avec vivacité aux mouvements sonores à l’allure folle. L’ambiance au plus fort, joyeuse funambulesque illumine les derniers instants du festival… Par ailleurs, le public a pu apprécier les différentes expositions, participer aux colloques et conférence sur le thème de « La cause Indienne ». Les organisateurs de Zone 51 et les 140 bénévoles ont effectué un travail de fourmis qui a permis d’assurer avec fluidité les préparatifs ainsi que la gestion de ces trois journées de festival, répondant aux attentes de tout le monde (voir ci-contre). La cinquième année marque évidemment une page dans l’histoire des Arts Scéniques qui sont maintenant un événement incontournable dans le Centre Alsace.Guillaume Barth
L'Alsace : « Le bilan »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : mardi 23 août 2005
Laurent Wenger, président de l’association Zone 51 et organisateur des Arts Scéniques, livre à chaud un premier bilan de la cinquième édition du festival.
Lez’Arts Scéniques se sont achevés dimanche soir. Pouvez-vous nous livrer un premier bilan quant à la fréquentation du festival ?
On a enregistré près de 4 500 entrées payantes. C’est une fréquentation tout à fait honorable, bien qu’inférieure à celle de l’an dernier. Nous sommes très satisfaits de cette édition dans la mesure où elle a rassemblé un public hétéroclite. Celui de vendredi soir était le plus hétérogène avec une majorité de jeunes lors du concert de Eths et une majorité de trentenaires à celui de No one is Innocent. On peut dire qu’il y avait un public par soirée, voire plusieurs publics par soirée en ce qui concerne la soirée de vendredi.
Vous évoquiez auparavant le caractère cosmopolite des festivaliers. Le camping devait être comble ?
Contrairement à l’édition 2004 et malgré une météo incertaine, le camping était plein tous les soirs. Je pense que le public de cette année se plaçait davantage dans un esprit de festivaliers et ce d’autant plus qu’il venait souvent de loin. Les Arts scéniques acquièrent de plus en plus une identité de festival et je m’en réjouis.
Comment organise-t-on une manifestation de cette ampleur ?
Il faut avant tout une structure solide. Nous étions près de 140 bénévoles cette année. Nous n’étions que 70 l’an passé. Tout a fonctionné à merveille. Ça coulait de source, c’était génial. Il n’y a eu aucun incident et l’opération de covoiturage menée par l’association « Pied de nez » a été un succès. Cela nous encourage à réitérer l’expérience l’an prochain et à renforcer la communication autour des risques liés à l’alcool au volant.
Quel accueil le public a-t-il réservé à la « thématique citoyenne » de cette année, à savoir la cause indienne ?
C’est difficile d’évaluer une telle chose. Le Comité de Solidarité des Indiens d’Amérique et l’association Aruana semblent néanmoins satisfaits de l’accueil qui leur a été réservé. Il faut savoir que nous n’avons pas vocation à « éduquer » notre public. Nous mettons seulement à la disposition des festivaliers les moyens de découvrir un thème. Les jeunes viennent avant tout pour consommer des concerts, mais ils apprécient aussi le débat et les remises en question.
Le mot de la fin ?
Une fatigue intense pour un plaisir énorme !Angélique Walter
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Collection d'émotions »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : lundi 22 août 2005
Il est difficile de résumer le festival de musiques nouvelles Lez’Arts Scéniques, organisé par l’association Zone 51 à Sélestat. Cela ne peut être qu’une collection d’instants, pâles reflets de trois jours passés aux Tanzmatten entre orages, déferlements bruitistes, magies indiennes, mysticisme reggae, poésie folk...
Allons-y pour ce diaporama illustré par une image unique. Celle-ci date d’hier, du concert de François Hadji-Lazaro.
Sonorités variées
L’homme de plusieurs vies, ayant été des Garçons Bouchers, de Pigalle, des Carayos, ayant fait l’acteur, dirigé un label indépendant, redonné une vigueur à la scène alternative française et réinventé la chanson réaliste. Sa prestation a ressemblé d’ailleurs à ce talentueux curriculum-vitæ.
Autre cliché qu’il faudra imaginer : samedi soir, le maire de Sélestat, Marcel Bauer, bouche bée, alors que Lee Scratch Perry, un des pionniers du reggae et de la dub, coiffé d’un improbable chapeau pointu chante des paroles fumeuses en patois jamaïcain.
Retenons encore le passage vendredi des Blackfire, trois Navajos qui transmettent la voix du peuple indien, ses revendications par le punk-rock. Ou l’orage Napalm Death, grindcore à gros grains ; la peau sans rides de No One Is Innocent ; les discussions avec le CSIA et Aruana, associations de défenses des Indiens d’Amériques du Nord ou du Sud ; les bidouillages soniques dans le Zik’Bus ; les travestissements autorisés par Emmaüs ; les jupes des Weepers ; le tournage d’un clip de William Wilson ; la voix rocailleuse de Candice chanteuse d’Eths...
Généreux et sensé
Plus bien d’autres concerts encore, des rencontres, des baisers, des rires, des échanges, les joies du camping, tout ce qui fait que ce festival généreux et sensé ne peut se résumer.Jean-Frédéric Tuefferd
L'Alsace : « Le programme de dimanche »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : samedi 20 août 2005
Pour la troisième et dernière soirée des Arts Scéniques, dimanche la programmation s’annonce comme un festival de chansons françaises et de ska déjanté. À côté de la grande vedette du jour, François Hadji-Lazaro, plusieurs groupes de renom se partagent l’affiche. Le premier, les dix clowns de Babylon Circus proposent un show énergique et théâtral. Leur Ska est un métissage de nombreuses influences musicales, le tout présenté sur une piste de cirque. Le deuxième événement attendu par les amateurs de ska, à savoir la prestation de Maximum Kouette, où dans une ambiance survoltée les quatre filles et les quatre garçons jouent avec plaisir dans un intense échange avec leur public. La soirée se poursuit avec les fils de Teuhpu. Cette fanfare adepte de swing, funk, jazz, punk, et autres ska emportera le public dans un grand moment de folklore. À suivre également, The Slacklers, groupe de ska rock-seady au sein duquel sept jeunes new-yorkais allient avec ambivalence des sonorités roots puis des skas vifs. Les mulhousiens de Package sont des habitués de la scène sélestadienne (Superbowl 2004). Ils reviennent à grande vitesse avec leur Ska mouvementé. Novice, le premier groupe de la soirée, est également du cru. Originaire de Rouffach, adepte de la chanson des campagnes…
Guillaume Barth

