Chroniques, articles de presse et live reports
Superbowl #4 - Festival de groupes « Grand Est »
- Groupes : Absurdity + Behnam + Cosakilla + Farewell + Friends Of P... + Karavan Orchestra + Le Massacre Du Client De 15 Heures + The Boring
- Date : samedi 16 avril 2005
- Lieu : Salle Les Tanzmatten, Sélestat
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Articles
- 18-04-2005 : L'Alsace : Karavan Orchestra rafle le Superbowl
- 15-04-2005 : L'Alsace : 15 minutes pour séduire
Les articles du concert
L'Alsace : « Karavan Orchestra rafle le Superbowl »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : lundi 18 avril 2005
Huit formations régionales se sont affrontées samedi soir aux Tanzmatten pour tenter de remporter le Superbowl 2005. Karavan Orchestra a eu la préférence du public.
Des garçons, les biceps plein les manches, des filles au tee-shirt étriqué, des couples enlacés, des babas cool impassibles, des curieux blasés, partout des bandes d’amis, venues des quatre coins de la région pour encourager leur groupe. Le public qui s’est retrouvé, samedi soir aux Tanzmatten pour assister au Superbowl était à l’image des musiciens : composite. « C’est un nouveau succès. C’est un festival qui marche et qui mûrit d’année en année. Les gens soutiennent la scène locale », se réjouit Laurent Wenger, président de Zone 51, association qui a lancé le concept en Alsace. Dans la salle on se félicite également de la formule. « C’est génial de promouvoir ainsi des groupes locaux. Si cette expérience leur permet de sortir du lot, tant mieux. C’est sympa », glisse Dominique Douvier, d’Ebersmunster.
Ambiance survoltée
De 20 h 30 à 2 h, le spectacle était sur scène mais aussi dans la salle, les spectateurs n’hésitant pas à monter sur scène pour afficher leur préférence. Autant dire qu’en principe, les groupes du coin avaient un avantage puisqu’ils réussissent plus facilement à déplacer leur fan-club. C’est donc sans trop de surprise que les trois premiers du classement sont originaires de Scherwiller, Sélestat et Marckolsheim. Le verdict est tombé vers 1 h du matin, dans une ambiance survoltée mais bon enfant. Les spectateurs ont donné leurs faveurs avec 145 voix à « Karavan Orchestra » de Scherwiller et son ska kitch. Son étonnante présence sur scène lui laisse présager un bel avenir. L’ensemble formé de 14 musiciens a gagné trois jours d’enregistrement dans un studio strasbourgeois. Si d’emblée l’impressionnante formation avait réussi à chauffer la salle, les Sélestadiens de Farewell, branchés Hardcore, arrivés en seconde position avec 132 voix, ont réussi à secouer les plus amorphes. Avec un style plus violent et déjanté, ils ont semé la confusion sur scène en se faisant même bousculer par des admirateurs déchaînés. Quant au groupe Cosakilla de Marckolsheim, arrivé en 3e position avec 109 voix, il a revendiqué son côté Reggae Dancehall, en distillant avec bonheur des sons venus d’ici et d’ailleurs. Avec leur musique violente, abrasive, métallique ou plus mélodieuse, les autres groupes comme Behnam, Absurdity, The Boring, Friends of P ou le Massacre du client de 15 h qui avait eu la lourde tâche d’ouvrir le bal, n’ont pas démérité et ont profité de la scène sélestadienne pour se faire connaître. Le superbowl a conquis le public et prouvé une nouvelle fois que la scène régionale est riche et vivante. Cette 4e édition ne devrait pas être la dernière. « Je suis très motivé pour reconduire le festival », a confié Laurent Wenger. On veut bien le croire.Vanessa Meyer Wirckel
L'Alsace : « 15 minutes pour séduire »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : vendredi 15 avril 2005
La quatrième édition du Superbowl aura lieu samedi soir aux Tanzmatten. Chaque groupe musical aura un quart d’heure pour convaincre le public.
La fièvre va encore monter samedi soir aux Tanzmatten à l’occasion du festival Superbowl orchestré par Zone 51. « Cette année on a fait les sélections uniquement sur Internet. Avant chaque groupe envoyait une maquette qui n’était pas toujours d’actualité », explique Laurent Wenger, président de Zone 51. Elles étaient quelque soixante formations musicales du Grand Est à vouloir affronter le public des Tanzmatten. « C’est plus que l’an dernier », se réjouit Laurent Wenger. Le succès de la manifestation s’explique par la formule alléchante qui permet à des groupes peu connus de se faire repérer. « C’est un tremplin, on leur donne l’occasion de s’exprimer devant un public. Ce sont de super conditions pour des groupes amateurs locaux. »
Un vrai défi
Importé des États-Unis, le « Superbowl » met en concurrence des formations musicales qui disposent de 15 minutes chrono pour montrer leur savoir-faire. « C’est un vrai défi. Ce n’est pas évident de donner le meilleur de soi-même en un quart d’heure, en live et avec le stress du chrono. » De plus l’ordre de passage n’est pas défini à l’avance. Les groupes ignorent à quelle heure ils monteront sur scène. « Le tirage au sort est effectué deux heures avant l’ouverture des portes ». A l’issue de la soirée, c’est le public et non pas un jury qui désignera le vainqueur. « À l’entrée chaque spectateur se verra remettre un carton et un stylo et pourra ainsi voter tout au long de la soirée. » Après d’âpres discussions, moult séances et un débat très démocratique, ce sont huit formations venues des quatre coins de la région mais aussi de Belfort qui ont été retenues pour affronter le chronomètre et le public samedi soir. Côté style, le jury de Zone 51 a misé sur la diversité. La soirée mélangera hip-hop, rock, ragga, ska, métal, chanson française. « C’est important la mixité. On a tous à apprendre des différents styles musicaux, c’est ce qui rend le concept fun ! » se réjouit Laurent Wenger. À l’issue de la soirée, le gagnant se verra remettre un bon pour trois jours d’enregistrement dans un studio professionnel. « C’est un beau cadeau, d’une valeur d’environ 1 000 €. » Les autres groupes sélectionnés ne sont pas en reste. « Le superbowl leur ouvre des portes. Ils décrochent souvent des invitations pour se produire ailleurs. » Quant au groupe Package, vainqueur du Superbowl 2004, : « il sillonne les festivals du Grand Est et s’est produit dans de nombreuses salles régionales comme la Laiterie ou le Noumatrouff. »Vanessa Meyer Wirckel



