Chroniques, articles de presse et live reports
Articles divers
Articles
- 13-06-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Centres de ressources
- 08-06-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Les nouvelles couleurs du Caméléon
- 08-06-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Les rockeurs se mettent au vert
- 26-01-2007 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Zone 51 se professionnalise
- 01-12-2006 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Le Caméléon change de peau
- 15-09-2006 : Dernières Nouvelles d'Alsace : Le Caméléon en pleine mutation
- 27-10-2005 : L'Alsace : Deux soirées punk rock
- 28-10-2003 : L'Alsace : Fin d'année animée pour Zone 51
- 11-01-2003 : L'Alsace : Trois concerts
- 23-02-2001 : L'Alsace : Hip hop aux Tanzmatten
- 24-01-2001 : L'Alsace : Le programme de Zone 51
Les articles du concert
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Centres de ressources »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : mercredi 13 juin 2007
Le centre de ressources des musiques actuelles Bas-Rhin sud, basé à Sélestat, a été inauguré lundi. L’occasion pour le conseil général de préciser sa politique en matière de musiques actuelles dans le département.
Selon Jean-Luc Gattoni, coordinateur du centre de ressources des musiques actuelles (CRMA) de la communauté urbaine de Strasbourg, « il y a aujourd’hui 250 groupes de musiques actuelles à Strasbourg, 650 groupes en Alsace, 150 djs et 2 500 concerts sont organisés par an dans la région. » A ces chiffres, Frédéric Bierry, conseiller général du canton de Schirmeck, membre de la commission culturelle du conseil général du Bas-Rhin, ajoute « plus de 100 associations actives dans le domaine. C’est la preuve de la vraie richesse de ce milieu. Mais c’est un secteur fragile. D’où l’importance d’avoir un lieu de référence pour valoriser les pratiques amateurs. » Telles sont quelques-unes des missions confiées par le conseil général du Bas-Rhin aux trois CRMA du département basés à Haguenau, Strasbourg et Sélestat.
Le CRMA Bas-Rhin sud, sis à Sélestat, est au Caméléon, où l’on trouve des locaux de répétition confiés par la municipalité à la gestion de l’association Zone 51. La touche supplémentaire apportée par le conseil général, ce sont des moyens supplémentaires affectés à l’accompagnement des groupes, « de la répétition à la diffusion », comme l’explique Laurent Wenger, président de Zone 51 et chargé de mission en musiques actuelles auprès de la mairie de Sélestat.
De la répétition à la diffusion
« En Alsace du Nord, c’était un no man’s land, raconte Philippe Gonce, de l’association Aperock - elle est en charge du CRMA Bas-Rhin nord, sis à la maison des associations à Haguenau. Nous effectuons un gros travail de mise en relation entre les associations locales. » A Strasbourg, le CRMA - à la Laiterie - met en avant les groupes de l’Est à travers le festival Scènes d’ici, et propose une newsletter sur l’actualité musicale de la région. La ville vient en outre de mettre de nouveaux locaux, sur le site et pour cette mission, à la disposition d’Artefact PRL.
Cet intérêt du conseil général du Bas-Rhin pour le rap, le reggae ou le punk hardcore est la conséquence d’une réflexion débutée en 2003. Dès 2004 se déroula un forum sur les pratiques des musiques actuelles entre professionnels, associations et élus. « Je me suis rendu compte alors du fossé qui existe entre les jeunes artistes et les élus », dit Frédéric Bierry. En juin 2005, le CG 67 valida « une politique volontariste forte », avec embauche d’un conseiller musiques actuelles, Alexandre Michta, et mise en place de ces centres de ressources à compter de 2006.
Pour 2007, le budget de soutien du conseil général du Bas-Rhin aux musiques actuelles est de 190 000 €. Chaque CRMA est soutenu à hauteur de 30 000 € par an. Les maîtres-mots sont accueil, information, conseil et accompagnement des groupes. « Les CRMA sont fondamentaux pour créer du lien », dit encore Frédéric Bierry. « Les musiques actuelles sont longtemps restées dans l’ombre, plaide Laurent Wenger. C’est un milieu qui doit se structurer. »
D’autant que « la région Alsace est en retard sur le développement des artistes, selon Thierry Danet, président d’Artefact PRL. Il existe des projets intéressants, mais pas assez construits encore. Avec les CRMA, c’est la première fois que sur le territoire il y a un élément visible de structuration : un geste fort de dialogue entre nous et les acteurs territoriaux. »Jean-Frédéric Tuefferd
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Les nouvelles couleurs du Caméléon »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 08 juin 2007
« Depuis deux semaines, c’est la course à la place », raconte Linda Zipper, trésorière de l’association Zone 51 et coordinatrice du CRMA (centre de ressources des musiques actuelles). A force d’en chercher au Caméléon, local de répétition de la ville géré par Zone 51 (1), l’animal a entamé une impressionnante mue, aidé par les services techniques de la ville. Exit les vieux canapés dans lesquels les musiciens venaient s’affaler après avoir travaillé un morceau. Adieu le bar sur lequel trônait un thermos toujours rempli de thé.
« Nous voulons être
à l’écoute des musiciens »
« Là [c’est-à-dire en lieu et place du bar, ndlr], il y aura la base documentaire avec les revues spécialisées dans la musique et les magazines », explique Laurent Wenger, président de Zone 51 et chargé de mission musiques actuelles auprès de la mairie de Sélestat. « A la place du canapé, il y aura la bibliothèque spécialisée », complète Linda, avec « L’Officiel du rock » et autres ouvrages de référence à consulter sur place. Pas très loin, une borne internet « avec une base de données utiles ». Laurent précise : « Si par exemple, un groupe a besoin d’un véhicule, ou si ses membres veulent sortir un flyer, ou s’ils veulent connaître les structures qui soutiennent la création, ils trouveront ici les bonnes adresses. »
Les affiches qui se superposaient les unes aux autres ont également disparu après quelques discussions au sein de l’association. « C’était bien, mais les infos étaient noyées. Il fallait aérer pour rendre plus visible la comm. actuelle. » Une étagère à CD ainsi qu’une borne d’écoute ont fait leur apparition : « On y met tous les disques que nous recevons. » Dans les boxes, les groupes disposent d’un studio numérique 8 pistes. « Comme ça, à la fin d’une répétition, les musiciens donnent leurs clés USB, on leur transmet le fichier pour qu’ils puissent prendre du recul sur leur travail. » A l’étage, le local des groupes a été complètement repensé. « Les groupes qui répètent mettent leur matos ici. Avant, tout était au sol », dit Linda. Un espace a aussi été aménagé pour les affiches et pour entreposer les gobelets. S’ajoute à tout cela le bureau du CRMA proprement dit.
« Le centre de ressources existe officiellement depuis le mois de décembre 2006 (2), dit Laurent Wenger. Nous voulons nous faire plus connaître et aussi faire des actions de terrain. Être à l’écoute des musiciens, savoir ce dont ils ont besoin, quelles sont les formations qu’ils veulent suivre. » Une seconde session consacrée à la musique assistée par ordinateur est d’ores et déjà prévue, de même que des cours de chant, pour bien savoir placer sa voix, maîtriser son souffle... « L’idée pour nous est d’accompagner les groupes, pas de nous substituer à ce qui se fait déjà. » Et surtout que les talents des musiques de demain puissent s’épanouir dès aujourd’hui.
(1) CRMA Bas-Rhin sud, local Le Caméléon, 11, rue Saint-Léonard, 67600 Sélestat. Tél: 03 88 92 02 05. http ://crma.zone51.net (2) Le Conseil général du Bas-Rhin a mis en place trois CRMA : dans la CUS avec l’association Artefact PRL, au nord du Bas-Rhin avec l’association Apérock et à Sélestat.Jean-Frédéric Tuefferd
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Les rockeurs se mettent au vert »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 08 juin 2007
Les rockeurs se mettent au vert. Plus précisément au gobelet en plastique réutilisable. C’est l’une des actions mises en place par l’association Zone 51 dans le cadre d’une réflexion écologique.
« Ça découle de la thématique [la biodiversité, ndlr] du festival Léz’arts scéniques de l’an dernier », explique Linda Zipper. « Nous étions déjà sensibilisés au sujet, ajoute Laurent Wenger. Ça a été l’occasion de mettre en place des partenariats et de nous engager davantage. Mais c’est un boulot de malades. »
Encres végétales
« Nous développons plusieurs axes, reprend Linda. D’abord, toute la com. se fait sur papier recyclé avec des encres végétales 100 % biodégradables, sauf le bleu, biodégradable à 98 %. Ensuite, nous allons utiliser des gobelets réutilisables avec jeton de consigne. C’est lourd à mettre en place : il y a l’achat de gobelets (20 000) puis l’information du public. » Si quelqu’un désire une boisson, en plus du prix du liquide, il devra payer 1 € de consigne pour le gobelet. Sa consommation lui sera servie au bar contre ce jeton. Ensuite, soit le spectateur garde le verre avec lui, soit il le rend au bar où on lui redonne u! n jeton. A la fin de la soirée, l’euro sera récupéré en échange du verre ou du jeton. « Nous allons aussi trier les déchets, poursuit Linda, tout en sachant que nous en aurons moins (plus de gobelets jetables, ndlr). »
Cette démarche « Planète gagnante » est un partenariat avec l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la DIREN (direction régionale de l’environnement), la société Heineken et le SMICTOM (syndicat mixte pour la collecte et le traitement des ordures ménagères) d’Alsace centrale.
« Sur les manifestations en plein air, comme la Fête de la musique ou le concert du Corso, nous n’utiliserons pas encore ces gobelets, précise Laurent. C’est une logistique humaine importante. Et nous ne savons pas encore comment le public va réagir. » Le grand test se passera samedi soir lors du festival Psychobilly.
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Zone 51 se professionnalise »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 26 janvier 2007
Avec sa nouvelle nomination de Centre de ressources musiques actuelles et l’embauche prochaine d’un chargé de communication, l’association Zone 51 gravit les échelons qui la mènent à la professionnalisation.
« Depuis décembre dernier, nous sommes officiellement centre de ressources, raconte Linda Zipper, responsable administratif et financier de l’association Zone 51. C’est la reconnaissance de notre travail d’accompagnement des groupes locaux, de la répétition à la diffusion. »
Cette réussite a néanmoins un revers : « On est débordé de demandes ! » « Elles viennent à la fois des groupes et de personnes qui désirent organiser des concerts, poursuit Laurent Wenger, le président. Ils cherchent des conseils ou carrément des partenariats (voir ci-contre). » Zone 51 est devenue prestataire de rock.
« Le festival Léz’Arts, qui représente dix mois de travail, se mélange à tout ça. Nous avons toujours voulu professionnaliser cette manifestation. Embaucher quelqu’un est incontournable », insiste le tatoué président. Car, comme le dit justement Linda, « le bénévolat a ses limites ».
Ne pas se reposer sur les aides publiques
Ainsi a-t-il été décidé de recruter un chargé de communication pour Léz’Arts, « qui sera là aussi pour faire des recherches de partenaires financiers », fait remarquer Linda, qui a rédigé la fiche de poste. « Nous ne voulons pas nous reposer forcément sur les aides publiques ou les engagements politiques. C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a une prise de conscience des élus. Ils veulent voir comment ils peuvent nous accompagner. »
Ce que la Ville fait en mettant à disposition les locaux de répétition du Caméléon plus deux personnes pour sa gestion « et sur l’ensemble des activités à l’année ». Le conseil général, lui, crée le centre de ressources, et la Région soutient financièrement les trois festivals du Centre-Alsace : Décibulles, Léz’Arts et C’est dans la vallée.
Recruter n’est pas forcément chose facile dans le milieu artistique. Car ici, nous sommes loin des grosses fortunes du show-biz qui s’exilent en Suisse ou des patrons de majors qui découvrent subitement que le public préfère télécharger que de payer trop chers les disques.
Il s’agit de donner de la place à des artistes émergeants dans des courants musicaux ne bénéficiant pas de forts appuis médiatiques. « Nous sommes obligés de passer par un contrat aidé », concède Laurent Wenger. Même avec un petit salaire, « il y a des demandes. Nous recevons énormément de candidatures. Beaucoup de gens sont prêts à faire des concessions. Le postulant doit bien connaître le milieu culturel. » Dans sa tâche, il pourra s’appuyer sur un stagiaire en communication, perle rare que recherche également Zone 51.
Consolider la structure
« Pour l’instant, notre but est de consolider notre structure pour ensuite franchir une nouvelle étape », explique Linda Zipper. Celle-ci est simple : il manque à Sélestat une salle de taille intermédiaire.
« La jauge des Tanzmatten est de 600 à 700 places. La découverte n’est pas possible dans ce genre de lieu. L’Évasion est bien pour environ 10 % de notre programmation. Mais n’est pas du tout adaptée aux musiques amplifiées, déplore Laurent Wenger. On avance tout doucement. » Et sûrement.J.-F. T.
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Le Caméléon change de peau »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 01 décembre 2006
Le Caméléon devient centre de ressources de musiques actuelles pour le Bas-Rhin Sud. Cette nouvelle fonction devrait faciliter la vie des musiciens. Des formations devraient se tenir régulièrement.
« On ne va pas inventer l’eau chaude. Le centre de ressources de musiques actuelles est une manière d’officialiser et de « labeliser » les différentes actions qui se pratiquent déjà naturellement au Caméléon depuis longtemps », insiste Alexandre Michta, conseiller musiques actuelles du conseil général du Bas-Rhin.
En plus du Camélélon, le Département implante trois autres centres de ressources de musiques actuelles. « Le conseil général ne s’implique que s’il y a une démarche volontariste au départ. Ce qui est le cas de Sélestat. La ville met à disposition deux employés pour faire tourner les locaux de répétition. C’est une démarche assez unique en Alsace », appuie Laurent Wenger, président de l’association Zone 51 et employé par la ville de Sélestat. Au Nord, l’association Apérock et le centre socioculturel de Haguenau, l’association Artefact PRL et l’association « les sons d’la rue » (spécialisée dans le milieu hip hop et sur les cultures urbaines) à Strasbourg et sur la CUS, seront aussi centres de ressources.
Un portrait peu flatteur de la situation
Fort d’un constat peu réjouissant, le Département a en effet décidé de s’impliquer de manière plus formelle afin de soutenir les pratiques de musiques actuelles, qu’elles soient rock, rap, techno, électro, world music, variété, musiques improvisées...
En 2004, un état des lieux et un forum (qui s’était déroulé aux Tanzmatten de Sélestat) avaient dressé un portrait peu flatteur de la situation. Alors que 300 groupes (soit environ 1800 personnes de 15 à 40 ans) et qu’une centaine d’associations existaient sur le Bas-Rhin, les locaux de répétitions étaient quasi-inexistants, tout comme les lieux de diffusion et de distribution. La moyenne était alors d’un box de répétition adapté pour 230 musiciens... 15 % des CDs étaient distribués dans les circuits. Deux salles adaptées à Strasbourg et deux cafés-concerts (dont le bar Le Freppel à Saint-Martin) donnaient la possibilité aux « groupes du coin » de pouvoir jouer dans des conditions décentes. L’émergence d’une petite quinzaine de festivals était aussi en partie due à l’absence de lieux de concerts.
« L’objectif du centre n’est pas de faire de l’assistanat»
Deux ans après, les musiciens et les techniciens sont toujours dans la même situation. Ils sont notamment demandeurs d’informations précises. A ce titre, une borne interactive sera installée au Caméléon. Elle recèlera une importante base de données de contacts utiles. Des interlocuteurs « informations et ressources » permettront aussi aux musiciens d’obtenir des conseils pour l’enregistrement, la distribution de disques, les formations administratives, techniques et artistiques, sur les studios de répétition, et l’achat de matériel. « L’objectif du centre de ressources n’est pas de faire de l’assistanat mais d’accompagner les musiciens », martèle Laurent Wenger.
A Sélestat, une trentaine de groupes répètent chaque mois dans les locaux du Caméléon. Depuis sa création en 1998, l’association Zone 51 a su défricher et fédérer autour d’elle pour faire vivre (Superbowl, Léz’arts scéniques...).
« L’idée est d’anticiper les besoins et de proposer des formations »
Par convention triennale (la première courra de 2007 à 2009), le Département allouera une enveloppe plafonnée à 30 000 € selon les actions menées sur le terrain dans chaque zone. « L’idée est d’avoir assez de visibilité afin d’anticiper les besoins et proposer des formations en adéquation avec les attentes des musiciens et techniciens. Par exemple, nous allons revenir aux bases comme donner des conseils sur la façon dont on répète. Nous envisageons aussi une formation sur les outils de promotion avec un journaliste et un photographe professionnel. Il y a encore beaucoup de groupes qui ne savent comment faire. Expliquer à quoi servent des photos, quelle est l’utilité d’une bio... », annonce Laurent Wenger.
L’autre objectif est d’augmenter les lieux de diffusion et de mettre en place des partenariats avec les relais culturels et permettre d’asseoir dans le paysage hexagonal des artistes bas-rhinois.
Alexandre Michta souligne : « A Sélestat, des liens se sont déjà tissés avec les Tanzmatten. Mais nous voudrions que certains musiciens puissent bénéficier de résidence. Ce qui n’existe pas encore dans le Département. Les artistes sont obligés d’aller ailleurs. Nous réfléchissons aussi à la mise en place d’un dispositif d’aide à la tournée. Cela permettrait à des groupes de pouvoir jouer en dehors du département en limitant la casse et d’éviter que les musiciens engagent des frais trop importants sur leurs fonds propres. Ce n’est pas encore tout à fait validé. Mais il y a accord de principe. »Vivien Montag
Dernières Nouvelles d'Alsace : « Le Caméléon en pleine mutation »
- Éditeur : Dernières Nouvelles d'Alsace
- Date de parution : vendredi 15 septembre 2006
C’est de saison, le local de répétition le Caméléon fait sa rentrée. Avec pas mal de nouveautés à venir telle la possibilité d’enregistrer un CD sur place.
Laurent Wenger, président de Zone 51, qui a la charge de la bonne gestion du local de répétition le Caméléon, est très occupé en ce moment. Il finalise le dossier qui devrait faire de son association le centre de ressource de musiques actuelles Bas-Rhin sud. Et « dans le cadre de ce futur centre de ressource, toute une partie du travail se fera au Caméléon ».
Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cet animal, il s’agit d’un lieu de répétition, sis au 11 de la rue Saint-Léonard à Sélestat. Là, trois boxes insonorisés (8 € les trois heures) équipés et sécurisés accueillent les groupes de la région. Que vous fassiez du heavy-screaming-hip-hop, du musette-core, de la pop-metal ou tout autre style, vous serez les bienvenus, si vous avez bien réservé auparavant (1).
La nouveauté, avec la future certification en tant que centre de ressource des musiques actuelles, c’est que « nous avons prévu d’aller plus loin dans l’accompagnement des groupes pour aller jusqu’à l’enregistrement. Attention, il ne s’agit pas de concurrencer les studios pro. Mais que les groupes aient un CD avec un son potable pour pouvoir démarcher des salles. » C’est-à-dire que l’association va se doter de nouveaux matériels, en autres des 8 pistes qui intégreront les studios. Aussitôt entrés dans son box, il suffira au groupe d’insérer un CD-R pour que leur séance soit immortalisée.
A ceci s’ajoutera des changements dans la configuration (à venir d’ici deux mois environs) et peut-être quelques modifications dans les plages horaires. On glissera au passage qu’un fond documentaire sera mis en place ainsi qu’une borne internet « qui pointera des sites spécialisés ». Et plein d’autres choses encore dont on reparlera. Car le Caméléon est en pleine mutation pour nous en faire entendre de toutes les couleurs.J.-F. T.
L'Alsace : « Deux soirées punk rock »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : jeudi 27 octobre 2005
Zone 51 organise deux concerts la semaine prochaine au Tigre. Lundi 31 octobre on pourra entendre The Lurkers. Inspiré par les groupes américains comme les Ramones, New York Dolls avec la touche British Slade pendant la déferlante vague punk glam rock des années soixante-dix, The Lurkers s’imposera en 1976-1977 comme un groupe phare de ces années et est aujourd’hui respecté en tant que groupe culte. Cette unique prestation à Sélestat est incontournable. En première partie : The Pruttles. Superbe découverte pour ce groupe hollandais qui envoie du bois... avec des copeaux pleins les chaussures, après ! Si vous aimez la nouvelle vague street punk à la sauce Voice of a generation, vous adorerez ce groupe qui connaît ses classiques punk rock. Mardi 1e r novembre, retour au Tigre avec Peter Pan Speedrock qui vont eux aussi créer l’événement à Sélestat avec leur Motorhead version punkrock. Une débauche énorme d’énergie, des titres qui s’enchaînent sans arrêt. Un jeu de scène comme on en voit peu : ça bouge, ça transpire, ça hurle, et surtout ça entraîne le public dans une transe incontrôlable. Les fans de tout genre de rock’n’roll vont être comblés à coup sûr. Turbomen complète la soirée. La musique de ce groupe toulois est classée comme étant du big rock à la frontière du rock’n’roll & du hardrock... Vous aimez Motorhead, Nashville Pussy, Ac/Dc, Peter Pan Speedrock, ou encore Gecko Brothers, alors vous aimerez les Turbomen.
L'Alsace : « Fin d'année animée pour Zone 51 »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : mardi 28 octobre 2003
En l’espace d’un mois, l’association propose six concerts ou festival : rock, punk, surf rock, dub, reggae sont au rendez-vous.
C’est une fin d’année sur les chapeaux de roues que promet Zone 51. Les amateurs de musiques nouvelles ne sauront plus où donner de la tête à Sélestat (et à Colmar aussi, parce qu’il faut en laisser quand même un peu pour nos voisins). Tagada Jones, Improvisators Dub, Seven Hate, Coverage, Voodoo Glow Skulls, et on en passe, vont se succéder au Tigre, aux Tanzmatten et au Grillen. Manifestement, le courant des musiques nouvelles marche à plein en Alsace centrale. Heureux comme un papa qui voit grandir son fiston, Laurent Wenger, président de Zone 51, soupire d’aise : « Une nouvelle association, Glutatak, vient de se créer à Sélestat. On les a connus quand, plus jeunes, ils venaient à nos concerts. Maintenant, ils ont envie de se lancer eux aussi, c’est bien, on les soutient : plus l’offre de concerts est là, plus les gens viennent. Et plus les gens viennent, plus les possibilités de concerts sont nombreuses. » Quant à la salle de répétition de Zone 51, le Caméléon, elle affiche archi-complet : « Entre 16 et 25 groupes viennent régulièrement y répéter, de Colmar à Strasbourg. Et contrairement aux idées reçues, les concerts à Sélestat attirent souvent plus de monde qu’à Colmar. » Le coup d’envoi de la saison a lieu samedi 1e r novembre, avec Coverage et WorMachine. Les Colmariens de Coverage continuent à monter avec leur métal : après avoir été aux Découvertes du Printemps de Bourges 2003, ils ont été classés « Attention talent » à la Fnac. Quant à WorMachine, son électro-métal venu de Besançon a remporté le prix « Attention talent scène » du Printemps de Bourges. Au Tigre, 21 h. 3 €. Samedi 8 novembre : Le festival « Loud surf punk rock’n roll » avec Darlington, The Waterguns, Hawaï Samurai etThe Pipelines. Venu des USA, Darlington, c’est du rock’n’roll avec du bon punk rock, teinté d’une touche bubble glitter. Avec les Bisontins The Waterguns, les nostalgiques des Clash, des Sex Pistols ou des Ramones seront servis. Changement de décor avec The Pipelines (Suède) et Hawaï Samurai (Besançon), qui vous plongeront dans les vagues californiennes avec leur surf rock. Au Tigre. Attention : 20 h. 5 €. Lundi 10 novembre : Inner Terrestrials et Oto Electrik. Trio britannique, les Inner Terrestrials mêlent reggae/punk et punk, avec même une petite touche de flûte à bec. Encore un trio, cette fois de Strasbourg, Oto Elektrik offre un electro-dub où le jazz et le breakbeat trouvent leur place. Au Tigre, 21 h. 3 €. Vendredi 21 novembre : Improvisators Dub et Nyaman. Un des meilleurs groupes de dub actuellement, Improvisators Dub s’est adjoint désormais des chanteurs. Quant aux Strasbourgeois de Nyaman, ils ont Serge Gainsbourg et Bob Marley pour référence en mêlant chanson française et reggae roots. Tanzmatten, 21 h. 5,50 € carte culture/vitaculture, 7,75 € sur place. Dimanche 7 décembre : festival Voodoo Glow Skulls, Tagada Jones, Skindred et 4ft Fingers. Nul doute que ce festival affichera complet avec les Bretons de Tagada Jones et leur punk hardcore, et le ska punk des Californiens de Voodoo Glow Skulls. Ce sera l’occasion de découvrir le néo-métal ragga des Britanniques de Skindred, et le punk mélodique de 4ft fingers. Le Grillen à Colmar, 20 h. 9 € pré-location, 12 € caisse du soir. Mercredi 10 décembre : Seven Hate. Un concert à ne pas manquer : ce sera l’avant-dernier avant la séparation de ce groupe mythique du skate core… Au Tigre, 21 h. 3 €.D.R.
L'Alsace : « Trois concerts »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : samedi 11 janvier 2003
Pour fêter les dix ans du Tigre, trois concerts sont organisés les 17, 18 et 19 janvier. L’association Zone 51 organise ceux du 17 et du 19 et le bar s’occupe de celui du 18 janvier. Les trois soirées seront gratuites. Le vendredi 17 sera une soirée locale, avec la venue de deux groupes, l’un de Molsheim, Full Process, et l’autre de Sarreguemines : Grumpy, qui fait du hard core mélodique. Le samedi, on pourra entendre le groupe Stephan, de Strasbourg, Nowhere, qui fait de la pop punk, et Alice, qui est l’ancien groupe cassis, spécialiste de rock. Quant au dimanche, Zone 51 fera venir Dj Agur, qui mixe du reggae et du ska, et le groupe Rollings, qui arrive de... Tokyo. Ce groupe fait sa première tournée en Europe et son passage au Tigre sera sa seule date en France. Et comme le concert est gratuit, on pourra toujours aller faire un tour, ne serait-ce que par curiosité.
L'Alsace : « Hip hop aux Tanzmatten »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : vendredi 23 février 2001
L’association Zone 51, en pleine effervescence actuellement, mijote pour les jours à venir une programmation qui devrait mettre en appétit les amateurs de zique. Les rendez-vous sont donnés à la fois au bar Le Tigre, et aux Tanzmatten. Ce soir, l’association invite le groupe stéphanois Horfield SC, un trio qui n’en est déjà plus à son coup d’essai. Alors qu’au début le groupe faisait plutôt dans la pop anglaise, il s’est encanaillé au fil du temps au point de devenir plus punk, et plus sauvage. Le dernier album s’intitule Death in the sun. Ce premier concert ne sera qu’une mise en jambes pour la suite : un festival de hip hop aura lieu aux Tanzmatten le 2 mars. En collaboration avec Les sonsd’la rue, de Strasbourg, Zone 51 fait venir un collectif de groupes qui sauront faire bouger leur public. Sous l’appellation La Ruffneck smala, on verra tout d’abord le groupe Moovin’style attack, puis Meufia, puis Sektion razbool, Point d’impact, Kaya P, et enfin DJ zone. En première partie, deux groupes sélestadiens se produiront : Larmes du crime et 9 mm. On verra aussi le groupe La vieille école, un groupe mulhousien qui faisait notamment partie des sélections du printemps de Bourges de 1999. Ce groupe est né de l’ancien groupe Napo’n’co, et revendique un hip-hop décalé, loin des clichés. Les textes sont drôles et émouvants, sous influence algérienne, cap-verdienne et italienne, pays d’où sont issus certains membres. Enfin, le 6 mars, ce sera au tour de Midtown de monter sur les planches sélestadiennes, mais cette fois au Tigre.
DR
L'Alsace : « Le programme de Zone 51 »
- Éditeur : L'Alsace
- Date de parution : mercredi 24 janvier 2001
Sélestat est-elle en passe de devenir une scène phare de la musique ? Les membres de l’association Zone 51 ne vont peut-être pas jusqu’à rêver cela, mais en tous cas ils trouvent les moyens pour y faire croire. Voyez cela : un groupe qui fait un tabac en Grande-Bretagne (en général, les Grands-Bretons s’y connaissent en matière de groupes à suivre) et aux USA, qui fait la première partie de Kiss et qui, dans sa tournée européenne, ne choisit que deux lieux en France, dont Sélestat, le second étant Lille. Ce n’est tout de même pas mal. Le groupe en question s’appelle Reel Big Fish. Il vient de Californie et joue du ska. Il sera à Sélestat le 6 février, au Tigre. Le concert est gratuit et il n’y a que 150 place, les amateurs auront donc intérêt à venir tôt. Aux Tanzmatten, le 9 février, ce sera le tour de la chanson française avec Ramsès et Almarita. Ramsès est à mi-chemin entre la chanson à textes et la chanson musette, où l’accordéon et la trompette retrouvent la guitare, la basse et la batterie. Quant à Almarita, c’est un jeune groupe venu de Dijon. Le 2 mars, les Tanzmatten laisseront la place au hip-hop avec les Mulhousiens de La Vieille école et le collectif La Ruffneck smala. Le 6 mars, retour au Tigre avec Midtown, des musiciens du New-Jersey qui proposent un hard-core mélodique très personnel. A noter qu’ils sont récemment passés à Nulle part ailleurs. Tous les CD des groupes invités à Sélestat par Zone 51 sont disponibles à la médiathèque : pour écoute sur place avant le concert, et en prêt après le concert.
D.R.

